L’exploitation des énergies fossiles menace «l’existence de notre société», selon un rapport

Le rapport «La décennie cruciale», qui note une vague de découvertes et d’exploitation de nouvelles réserves de pétrole, de gaz et de charbon, souligne que «la plupart» des énergies fossiles devraient demeurer enfouies dans le sous-sol.
Photo: Source Explora Le rapport «La décennie cruciale», qui note une vague de découvertes et d’exploitation de nouvelles réserves de pétrole, de gaz et de charbon, souligne que «la plupart» des énergies fossiles devraient demeurer enfouies dans le sous-sol.

Alors que le gouvernement canadien, mais aussi celui du Québec, plaide pour l’exploitation des énergies fossiles du pays, une nouvelle étude prévient que le recours accru à celles-ci ne menace rien de moins que «l’existence de notre société».

«Brûler toutes les réserves d’énergie fossile mènerait à des changements climatiques sans précédent si sévère qu’ils mettraient en cause l’existence de notre société telle qu’on la connaît aujourd’hui», insiste un rapport intitulé «La décennie cruciale» et publié lundi par la Commission sur le climat de l’Australie.

L’étude, qui note une vague de découvertes et d’exploitation de nouvelles réserves de pétrole, de gaz et de charbon, souligne que «la plupart» des énergies fossiles devraient demeurer enfouies dans le sous-sol. «Afin d’atteindre notre objectif de stabilisation [de la hausse] des températures à deux degrés ou moins, nous devons tout simplement laisser quelque 80 % des réserves d’énergie fossile dans le sol, a expliqué lundi à la radio publique ABC Lesley Hughes, co-auteur de l’étude. On ne peut pas se permettre de les brûler et avoir un climat stable et sûr.»

Selon l’Agence internationale de l’énergie, la Terre se dirige présentement vers une hausse des températures de pas moins de 5,3°C par rapport à l’époque préindustrielle. Un tel bond «aurait des conséquences désastreuses en termes d’événements climatiques extrêmes, d’élévation du niveau de la mer et entraînerait d’énormes coûts économiques et sociaux», a d’ailleurs fait valoir la semaine dernière la directrice générale de l’organisation, Maria van der Hoeven.

Les scientifiques estiment plutôt qu’il faudrait limiter la hausse à 2°C pour éviter que l’activité humaine entraîne de telles conséquences pour la planète et les gens qui l’habitent. C’est d’ailleurs l’objectif officiel des pays impliqués dans les négociations internationales sur le climat.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat est d’ailleurs formel : pour parvenir à limiter le réchauffement climatique entre 2°C et 2,4°C par rapport à l’ère préindustrielle, il faudrait que la concentration de CO2 plafonne entre 350 et 400 particules par million (ppm). Or, les plus récentes données de l’Organisation météorologique mondiale indiquent que la concentration de CO2 dans l’air devrait atteindre dès 2015 ou 2016 une moyenne annuelle de 400 ppm au niveau mondial. La concentration de CO2 devrait aussi continuer de croître, pour atteindre 450 ppm d’ici quelques décennies.

La suite de Kyoto

Un changement de cap ne pourra s’opérer à l’échelle de la planète sans «un instrument universel et juridiquement contraignant relatif au climat», selon le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon.

Le compte à rebours jusqu’au rendez-vous climat de Paris en 2015, qui doit en théorie accoucher de cet accord crucial, a été lancé à Bonn la semaine dernière. Les pourparlers onusiens se sont d’ailleurs achevés vendredi sur une note plutôt positive malgré des tensions avec la Russie.

«Nous sommes encouragés par les progrès qui ont été réalisés ici», a déclaré à la presse la responsable climat de l’ONU, Christiana Figueres. «Les gouvernements sont de plus en plus concentrés sur l’ambition qu’il va falloir déployer ces prochaines années», a-t-elle estimé. L’objectif est de parvenir lors de la conférence de l’ONU prévue à Paris en 2015 à un accord global contraignant tous les pollueurs à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

L’Union européenne cherche à promouvoir un système où tous les pays indiqueraient dans un premier temps les efforts qu’ils sont prêts à consentir, mais qui serait doté d’un mécanisme pour hausser le niveau d’ambition. De son côté, le groupe des pays en développement (G77) et de la Chine a réaffirmé qu’il ne devait pas être logé à la même enseigne que les pays industrialisés, historiquement responsables du réchauffement, sujet qui s’annonce comme l’un des points épineux.

Aussi, il n’a pas été possible d’avancer sur la question des réparations aux pays du sud pour les «pertes et dommages» causés par le réchauffement.

Le mécanisme de prise de décisions utilisé par les 190 États qui participent aux discussions a par ailleurs été remis en question par les Russes. Ulcérée par la façon dont l’accord de Doha, fin 2012, a été adopté en dépit de ses protestations, la Russie — qui a jeté le Protocole de Kyoto à la poubelle — a réclamé un débat sur les modalités de prises de décision. Celles-ci sont prises au consensus et non à l’unanimité. Ainsi, depuis quelques années, nombre d’accords sur le climat ont été adoptés en dépit de l’opposition de quelques pays. Une demande qui a eu raison de tout un pan des discussions.

Avec l’Agence France-Presse
29 commentaires
    • Jean-Yves Arès - Abonné 18 juin 2013 13 h 20

      Il me semble assez évident que l’augmentation va se poursuivre a rythme très rapide. Dans les 50 dernières années on est passé de 320 à 400 PPM, je doute que l’on prenne 50 ans pour arriver à 500 PPM.

      http://tinyurl.com/c9oehpq

      Le stade ou un pays sort de la pauvreté et se développe est le stade ou l’amélioration des conditions de vie est la plus tributaire des utilisations les plus massive d’énergie fossile vu le besoin de mise en place d’infrastructure, routes, bâtiments et outils, en remplacement des sentiers, charrues a bœufs et abris de fortune. Les pays pauvres sont encore très nombreux et on ne peut pas reprocher aux gens de vouloir sortir de cette pauvreté. Et il n’y a pas de miracle à attendre, les énergies fossiles ont toujours le haut de pavé de la densité énergétique, de la facilité d’entreposage, de transport, et d’utilisation. Le tout a un prix fort modeste, ce qui créer la richesse réelle, celle qui améliore les conditions de vie.

      Et peut-on vraiment attendre des pays riches d’arriver avec des solutions praticables?

      Je doute, l’acquis du confort s’appel ‘touche pas’. Au Québec on a multiplié par 4 le nombre de voyage de plaisance dans le sud en 20 ans… La présente grève de la construction n’est pas là pour réduire son empreinte carbonique non plus…

      Et ceux qui se prétendent écolos applaudissent en cœur pour l’érection de plusieurs centaines d’éoliennes dont on a strictement pas besoin, une pure inutilité, et qui entrainent un ajout de quelques 400,000 tonnes de CO2 avec leur 1,000 tonnes pièces de béton et d’acier.
      C’est surement pas avec une telle incohérence, et écologique, et économique, que l’on va changer d’un iota la tendance du rythme d’augmentation du CO2.

    • Luc Falardeau - Abonné 19 juin 2013 17 h 37

      Je vous ai suivi avec intérêt jusqu'à votre dernier paragraphe, cependant je ne comprends pas votre lien avec la présente grève de la construction au Québec et ne suis pas d'accord avec vous sur l'inutilité des éoliennes...

      Le problème est réel... Avez-vous une meilleure solution ?

  • Michel Richard - Inscrit 18 juin 2013 07 h 13

    Attendez la semaine prochaine

    On trouvera quelque part un rapport encore plus alarmiste.

    Mais personne ne mentionne que la température globale ne monte plus depuis 15 ans.

    Enfin, c'est pas grave, y'a plein de rapports qui donnent une explication, y'a plein de rapports qui disent que la terre arrêtera sans doute de tourner dans 3 ans.

    • Bernard Terreault - Abonné 18 juin 2013 09 h 39

      Faux! La température globale a augmenté depuis 15 ans. Et en certains endroits comme l'Arctique c'est de plusieurs degrés. Et si la température de SURFACE de l'océan n'augmente plus aux Tropiques, on vient de découvrir que c'est parce que sa température EN PROFONDEUR augmente vite. Autrement dit, on stocke temporairement toute cette chaleur mais elle va nous revenir.

    • Michel Richard - Inscrit 18 juin 2013 13 h 18

      La température en arctique augmente. Celle en antarctique diminue.

      La température a fond des océans reste manifestement à 4 degrés C (c'est la température à laquelle l'eau de mer est la plus lourde).

      Alors si on prend pour acquis que la fin du monde approche, et si on veut publier des textes dans des revues, il faut trouver autre chose.

      Je vous dis, le cerveau humain est fertile et imaginatif. On parle donc de stockage temporaire d'une certaine chaleur.

      De tous les temps, on a eu tendance à croire que nous vivions à une époque importante. On arrive pas à croire que nous sommes terriblement ordinaires et que notre ère n'est pas différente des autres.

      La vie évolue, la Terre sera très légèrement différente dans 500 ans, notre civilisation aura beaucoup changé, ça c'est certain, au point sans doute d'être méconnaissable.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 18 juin 2013 13 h 25

      Michel, aller lire les arguments du toujours excellent Jean François Cliche.

      http://tinyurl.com/mf9pt7l

    • Michel Richard - Inscrit 18 juin 2013 14 h 07

      M Arès,

      Je suis allé consulter la source de la source de la source que vous citez (pour vrai, vous citez un texte qui est très loin de la publication originale) Voyez: http://data.nodc.noaa.gov/woa/PUBLICATIONS/grlheat

      Selon l'article original, le réchauffement des océans, sur la couche de 0 à 2 000 mètres, de 1955 à 2010 est de l'ordre de 0.09 degrés: 9 centièmes de degrés.

      Nulle part il est dit que cette augmentation est liée à l'activité humaine ou qu'elle est temporaire. Je dirais aussi à M Terrault, que 9 centièmes de degrés en 55 ans, ce n'est pas "vite".

    • Yvan Dutil - Inscrit 18 juin 2013 15 h 47

      Monsieur Richard, l'inertie thermique de l'eau est considérable. 0,09 C représente une quantité énorme d'énergie. D'ailleurs, quelqu'un qui utilise le fait que la température est constante comme argument se fout éperdument de la rigueur intellectuelle. L'année 1998 a défoncé tous les records de température en raison d'un El Nino particulièrement puissant. Partir de cette date donne l'impression que la température n'a pas augmenter. Ajoutez quelques années de plus à la durée de la mesure et il n'y a pas d'évidence de ralentissement. Comme il s'agit de statistiques de niveau cégeps utiliset cela en dit long sur vos sources d'information.

    • Michel Richard - Inscrit 18 juin 2013 20 h 58

      M Dutil,

      Si je comprend bien, le fait de ne pas être d'accord avec vous ne peut que démontrer un manque de rigueur intélectuelle et une méconaissance de questions statistiques de base de ma part.

      Êtes-vous si sûr que vous avez raison ?

      Êtes-vous si sûr qu'une variation aussi infime que 9 centièmes de degrés, sur 55 ans, peuvent vraiment être mesurés ?

    • Michel Richard - Inscrit 18 juin 2013 21 h 07

      L'argument que je veux vraiment faire, c'est qu'il me semble qu'on assiste à une course vers l'alarmisme. Chaque semaine, on lit des titres qui dépassent les précédents par leur fin-du-mondisme.
      L'autre fois c'était le "point de non retour" des 400 ppm, cette fois-ci c'est la fin de notre mode de vie qui est annoncé. Une commission dont on a jamais entendu parler, qui siège aux antipodes, annonce la fin de notre société . . .
      La semaine prochaine, on nous dira que 95 % des espèces sont menacées à brève échéance.
      Dans une mois on nous dira que la vie elle-même pourrait disparaître d'ici 100 ans.
      Y'a de l'inflation dans les titres, c'est tout ce que je veux dire. Et tout ça ne me semble pas très crédible.

    • Guy Lévesque - Inscrit 18 juin 2013 22 h 22

      Ne détournez pas le sujet en jouant les vierges offensées. C'est la nature même de vos propos qui illustre ce que vous appelez le manque de rigueur intellectuelle et la méconnaissance de questions statistiques de base, pas le fait que vous soyez en désaccord ou en accord avec qui que ce soit.

      Quand vous trouverez mieux à dire que «y'a plein de rapports qui disent que la terre arrêtera sans doute de tourner dans 3 ans» et que «la semaine prochaine, on nous dira que 95 % des espèces sont menacées à brève échéance» vous pourrez peut-être commencer à être pris au sérieux.

      L'alarmisme et le fin-du-mondisme que vous dénoncez n'existent que dans l'esprit de ceux qui ne voient pas ou ne veulent prendre acte du sérieux du problème et de ses conséquences importantes.

      Votre «argumentation» a maintes fois été invalidée. Rien de neuf sous le soleil.

    • Yvan Dutil - Inscrit 19 juin 2013 07 h 03

      Monsieur Richard, oui, vous manquer de rigeur intellectuelle. Utiliser l'arguement que la température de la Terre n'a pas augmentée depuis 15 ans est un argument fallacieux. On peut facilement le montrer avec des statistiques de niveau Cégeps. Alors de choses l'une, ou vous êtes ignorant et vous pensez que c'est un argument valable car vous l'avez ramassé sur internet ou vous comprenenez mon explication et vous êtes malhonnête intellectuellement. Il n'y a pas d'autres alternative.

      Pour ce qui est de 0,09 C. Oui, c'est mesurable avec un grand nombre de mesures.

    • Bruno Sterckeman - Inscrit 19 juin 2013 11 h 53

      On annonça que la Terre était ronde et certains y virent de l'alarmisme. Évidemment, pour ceux-là, des idées comme de délaisser les réserves d'énergie fossile intactes leur passent à des km au-dessus de la tête.

    • Jacques Gagnon - Abonné 19 juin 2013 13 h 18

      Monsieur Richard est un climato-sceptique, un scientiste du dimanche qui conteste les vrais. Quelle est donc sa compétence ? On attend de voir vos travaux et compétences reconnues de chercheur.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 19 juin 2013 14 h 06

      @ Michel, bien sûr .09 degré est un chiffre en soi petit, mais quand on l’applique à la masse d’eau concernée ce "petit" devient passablement moins insignifiant. Mais pour cela vaut mieux donner une autre référence à l’énergie qu’il représente que la seul température de la masse d’eau de mer en question.

      Un petit calcul maison pour trouver combien de degrés seraient ajouté a l’atmosphère si l’on pouvait transférer le .18° des 0-700 mètres de l’étude qui doivent représenter les deux tiers de l’énergie ajouté. Je n’ai pas le volume spécifique de ces 700 mètres d’eau de mer mais en appliquant ces 700 mètres sur le totale de la surface océanique on obtient un volume de 252.7 millions de kilomètres cube d’eau de mer qui ont une capacité d’accumulation d’énergie thermique 3.9 fois plus élevé que l’air a poids égale.

      Ce volume d’eau a un poids près de 50 fois plus élevé que celui de l’air. En y ajoutant sa capacité thermique 3.9 plus grande et en multipliant le résultat par les .18° on obtient que ce volume d’énergie caché derrière ce petit .18°C, s’il éait possible, donnerait une augmentation de la température de l’air de 34.8°C !

      A défaut d’être précis ce calcul donne une meilleure idée de ce que représente cette observation d’augmentation de température des océans.

      Les auteurs de l’étude ont d’ailleurs fait un exercice similaire, et surement plus fiable que le mien. Je cite :

      «We have estimated an increase of 24 X 10²² J representing
      a volume mean warming of 0.09°C of the 0–2000 m
      layer of the World Ocean. If this heat were instantly transferred
      to the lower 10 km of the global atmosphere it would
      result in a volume mean warming of this atmospheric layer
      by approximately 36°C (65°F). This transfer of course will
      not happen; earth’s climate system simply does not work
      like this. But this computation does provide a perspective on
      the amount of heating that the earth system has undergone
      since 1955.»

    • Yvan Dutil - Inscrit 19 juin 2013 15 h 11

      L'autre façon de faire le calcul rapidement, c'est de considérer que la masse totale de l'air correspond à 10 m d'eau. Il faut aussi savoir que la capacité calorifique de l'eau est de 5 fois celle de l'air. Donc on a 200 m/ 10 m * 5= Une inertie thermique 100 fois plus grande. En terme d'énergie cela correspond à 9 °C. Cela correspond aussi à l'affirmation que 90% de l'energie va dans l'océan. Heureusement que les océans absorbent toute cette énergie.

      Évidemment, tout ceci fait partie d'un grand complot mondial.

    • Yvan Dutil - Inscrit 19 juin 2013 17 h 18

      Oui, vous avez raison. J'ai pris 800 J/(kg K) parce que c'est la valeur approximative des matériaux courants. L'idée n'était pas de faire un calcul précis, mais d'estimer de l'ordre de grandeur.

  • Guy Lafond - Abonné 18 juin 2013 08 h 02

    Un refus de loger à la même enseigne que les pays industrialisés (G77 et la Chine)


    De mauvaise augure, cette opposition annoncée.

    Car nous "logeons" ou habitons tous sur la même planète.

    L'Occident n'a plus le choix et assure de montrer l'exemple en réduisant sa consommation moyenne par habitant d'énergies fossiles.

    L'ONU et tous les pays devraient-ils s'entendre sur une consommation d'énergies fossiles équitable pour chaque pays?

    Les embouteillages et les parechocs à parechocs dans les centres urbains et sur de grandes artères sont un miroir de notre consommation irresponsable des énergies fossiles.

    À vos bicyclettes, à la marche, au co-voiturage, ou au transport en commun!

    Personnellement, je privilégie la marche, la bicyclette...et la remise en forme.

    Si vous devez absolument utiliser la voiture, empruntez un chemin moins fréquenté.

  • Claude Saint-Jarre - Abonné 18 juin 2013 08 h 08

    Nous n'avons pas de pétrole

    Heureusement, que, par une chance exraordinaire, nous n'avons pas de pétrole, sinon notre faiblesse de caractère nous forcerait à l'exraire afin de mieux participer à notre lent suicide. Que les choses sont donc bien faites! La la la la lère...):

    • Sylvain Auclair - Abonné 19 juin 2013 09 h 54

      Mais on en brûle, n'est-ce pas?

    • Jacques Gagnon - Abonné 19 juin 2013 13 h 19

      Nous en avons. Il est dans les formations de schistes, comme dans les éatats américains où il y a tellement de pétrole que les arabes ne trouveront plus à vendre le leur.

    • Sylvain Auclair - Abonné 19 juin 2013 16 h 14

      Selon les États-Unis, le pétrole et le gaz de schiste représentent... 10% du pétrole exploitable dans le monde. Pas de quoi se péter les bretelles, donc.

      http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/ene

    • Jacques Gagnon - Abonné 19 juin 2013 22 h 17

      Vous n'avez pas bien lu votre propre référence monsieur Auclair. Aux États-Unis, c'est loin d'être marginal et ça ne fait que commencer.

  • Zohra Joli - Inscrit 18 juin 2013 09 h 03

    Pas de leadership en Amérique du Nord

    Mêmes des pays désertiques comme Abu Dhabi construisent des villes entièrement vertes écologiques avec énergies renouvelables ( Masdar ). Ni aux E-U ni au Canada, je ne vois rien dans ce sens. Les gouvernements des pays les plus riches ne donnent pas l'exemple et ne font pas un vrai effort dans ce sens. Les multinationales nous gouvernent et seul le signe du $ compte .

    • Luc Falardeau - Abonné 19 juin 2013 17 h 27

      Avez-vous une solution à ce problème ?