Au moins 12 000 puits de pétrole sur Anticosti

Le puits Haldimand no.1, de Pétrolia, situé à 1.5 kilomètre du port de Gaspé. L'exploitation pétrolière d'Anticosti nécessiterait 12 000 nouveaux puits de forage sur l'île.
Photo: Pétrolia Le puits Haldimand no.1, de Pétrolia, situé à 1.5 kilomètre du port de Gaspé. L'exploitation pétrolière d'Anticosti nécessiterait 12 000 nouveaux puits de forage sur l'île.

« Vous pouvez vous imaginer ce que représente le débarquement de matériel, le camionnage, les plateformes de forage, la construction d’oléoducs, d’un port, etc. Pour les entreprises pétrolières présentes sur Anticosti, l’exploitation signifierait plusieurs dizaines de milliards de dollars d’investissements. Et on parle de décennies de travaux», explique au Devoir M. Durand, qui a étudié pendant plusieurs mois le cas de l’île sise en plein coeur du Saint-Laurent.

« En fait, ce sera absolument démesuré par rapport à ce que l’île pourra encaisser d’un point de vue environnemental. Mais c’est un choix. On peut se dire qu’on y va parce qu’il y a tellement d’argent à faire qu’on oublie l’île », ajoute-t-il. En fait, il a analysé la formation géologique de Macasty, qui se retrouve sous toute la superficie d’Anticosti. C’est cette formation que les entreprises Junex et Pétrolia estiment la plus prometteuse. Selon des données préliminaires, le sous-sol de l’île pourrait contenir pas moins de 40 milliards de barils de pétrole.

M. Durand estime toutefois qu’au mieux, 2 % à 3 % du pétrole pourrait être « récupérable », soit 800 millions à 1,2 milliard de barils. « Lorsque les politiciens reprennent des chiffres, ceux-ci viennent le plus souvent du promoteur. N’importe qui, voyant le chiffre de 40 milliards de barils et la dette du Québec, ne peut que rêver. Mais c’est fou. Aucun scientifique ne va dire que dans le cas du pétrole de schiste, on pourrait exploiter la totalité de la ressource. »

Selon son analyse, le taux de récupération sur Anticosti pourrait être similaire à ce qu’on observe au Dakota du Nord. Dans cet État américain, le boom pétrolier actuel est essentiellement le fait du pétrole de schiste. C’est ce type d’or noir qu’on retrouverait sur Anticosti. Le président de Pétrolia, André Proulx, a pour sa part déjà évoqué un taux de 5 %, soit deux milliards de barils.

 

De 12 000 à 15 000 puits

En tenant compte de la superficie de l’île et en se basant sur des forages horizontaux avec fracturation menés ici et aux États-Unis, Marc Durand évalue que les pétrolières devraient forer 12 000 à 15 000 puits. « Si on regroupe les puits à raison de six par plateforme de forage, il faudrait 2000 plateformes. Selon ce que j’ai constaté, le rayon d’action d’un forage est en moyenne de 1000 mètres. Il faut donc implanter une plateforme tous les deux kilomètres sur toute la surface de l’île pour exploiter au maximum le gisement, d’après les chiffres avancés par les promoteurs. »

« Les plateformes de forage pourraient occuper 4 à 5 % de la superficie de l’île, ajoute ce professeur retraité du Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère de l’UQAM. Et on ne parle pas des infrastructures qui doivent être mises en place. Le paysage serait radicalement transformé. » Il reconnaît que les chiffres qu’il avance pourraient devoir être révisés, mais il estime avoir tenté de faire un travail « factuel » de manière indépendante afin de mieux comprendre ce à quoi ressemblerait l’exploitation d’énergie fossile sur la plus grande île du Québec.

 

Pour un « moratoire »

Très inquiète des conséquences d’une telle industrie, Marie-Hélène Parant a lancé l’an dernier une pétition sur le site avaaz.org exigeant un « moratoire immédiat pour éviter des dommages environnementaux irréversibles » sur l’île. Au moment de mettre sous presse lundi soir, celle-ci avait recueilli un total de 25 564 signatures. Le député solidaire Amir Khadir doit aujourd’hui prendre part au dévoilement de la pétition et se faire le « messager » des signataires à l’Assemblée nationale.

Mme Parant se dit outrée de voir les trois principaux partis politiques à Québec démontrer une ouverture certaine pour l’industrie pétrolière sur Anticosti. « J’ai le sentiment qu’il n’y a pas de frein, qu’on va de l’avant avant de connaître les risques. » L’île est surtout reconnue comme un paradis de la chasse au cerf de Virginie. Mais on y retrouve aussi des rivières à saumon exceptionnelles. Et selon les données officielles du gouvernement du Québec, près d’une vingtaine d’espèces animales et végétales en péril se retrouvent sur Anticosti ou dans le secteur la ceinturant. Sans oublier qu’il s’agit d’un site géologique unique en Amérique du Nord.

Le gouvernement Marois promet de mandater le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement pour étudier le dossier pétrolier sur l’île, mais seulement une fois que les pétrolières auront terminé l’exploration. Pétrolia et Junex prévoient des travaux de forage au cours des prochains mois. Junex a déjà évoqué l’idée de procéder à de la fracturation dès 2014.

73 commentaires
  • Marie-Hélène Parant - Inscrit 4 juin 2013 01 h 29

    Invitation Événement Anticosti / Notiskuan

    Vous êtes cordialement invités ...


    Événement Anticosti / Notiskuan

    QUOI:
    Événement de dépôt de la pétition "L’île d’Anticosti, trésor en danger face aux pétrolières !"

    plus de détails sur le programme et adresse


    http://www.ile-anticosti.ca/

    • LAURENT PRADIES - Inscrit 5 juin 2013 07 h 23

      QUEL BONHEUR !
      Enfin du gaz pour mon char , je vais de ce pas acheter un HUMMER..pour être enfin un vrai "douchebag" ... qu'est-ce qu'on s'en fout d'Anticosti, y a que du maringouins parait-il et avant cette affaire je ne savais pas où s'était ... vive le pétrole et la pollution !

  • Nicole Bernier - Inscrite 4 juin 2013 05 h 33

    Forages avec fracturation: joyau de la nature transformé en musée des horreurs de l'Humanité

    J'ai entendu aux nouvelles, il y a quelques semaines que les pays de l'Europe de l'Ouest avait interdit cette technique alors que les pays de l'Europe de l'Est s'y adonnent à qui mieux mieux...

    Au même moment, j'entends (La fièvre des encans) que cette île (7 892,52 km2) plus grande que l'ile du Prince Édouard ( 5 660 km²) avait été vendue pour la somme de 125 000 dollars au riche chocolatier Henri Menier qui en fait une réserve de chasse et de pêche personnelle. Puis à sa mort, en 1931, l'île a été vendue à une compagnie, la Consolidated Paper Corporation Ltd, devenue la Consolidated Bathurst, la compagnie, en 1953, met le feu à l'immense château français détruisant un beau joyau du patrimoine.

    Puis en 1974, le gouvernement du Québec rachète l'ïle pour 25 millions... En 1982, le gouvernement du Québec procède au découpage du territoire, attribuant 40 % des terres aux insulaires, qui y ont aménagé trois pourvoiries privées d'une superficie totale de 2 052 km² ainsi qu'une zone résidentielle de 352 km² autour de Port-Menier. Le reste du domaine est géré par la SEPAQ. Absolument rien n'a été protégé pour protéger le mode de vie des autochtones ( les Micmacs de la région) qui l'utilisaient comme terrain de chasse bien avant la colonisation....

    Donc, ce dont parle l'article permettrait à la compagnie d'exproprier tout le monde pour faire de l'Ile d'Anticosti (7 892,52 km2) la nouvelle île de Paques (163,6 km²) où la folie humaine avait fini par rendre l'île inhabitable.... Cette dernière a marqué l'imaginaire pour le désastratre écologique, allons nous autoriser encore une telle atteinte à notre environnement et, ensuite, s'offusquer du désastre écologique en Amazonie et forcer les autres pays, ceux moins favorisés à protéger les poumons de la terre?

    • Rodrigue Guimont - Inscrit 4 juin 2013 09 h 03


      Sur l’exploitation du pétrole sur l’Ile d’Anticosti, une conférence aura lieu ce soir 4 juin 2013, à Québec à la Salle Studio Multi, Centre Méduse au 591 rue de Saint-Vallier Est, à Québec à 17:00.

      La conférence de l’ingénieur en géologie appliquée Marc Durand aura pour titre : «Les risques et enjeux de l'exploitation du pétrole de roche-mère d'Anticosti», 45 minutes suivi d’une période de question de 15 minutes.

    • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 4 juin 2013 12 h 32

      Précisions

      Henri Menier est un industriel chocolatier français qui devint propriétaire de l’île d’Anticosti en 1895. Il y construisit un superbe château. À sa mort en 1913, l’île fut transférée à son frère Gaston. Le château fut incendié en 1953 par la compagnie Wayagamac par crainte des... incendies !

      Cherchez l'erreur !

  • Josette Allard - Inscrite 4 juin 2013 06 h 16

    Anticosti

    Le fameux contrat , on l 'a jamais vu. Je parle bien entendu du contrat de vente entre Hydro-Québec et les pètrolières. Par souçi de transparence le gouvernement ne devrait- il pas le rendre publique? Ainsi, nous serions à même de porter un jugement éclairé quant aux enjeux de l'exploitation pétrolière sur cette île.

    • Benoît Landry - Abonné 4 juin 2013 07 h 10

      Contrat qui a été signé par Hydro Québec du temps où Gilles Vaillancourt siégeait au C.A. Pouvons-nous douter que les intérêts de ses amis ont été privilégiés plutôt que ceux du public ?

    • Victoria - Inscrite 4 juin 2013 08 h 33

      Transparence après coup consolidé ?
      - Pendant que le focus est sur Anticosti, qu’arrivera-t-il ailleurs où c’est habités?
      - Avec la technologie en croissance, Anticosti sera-t-elle la base de lancement pour des pipelines sous nos pieds sans passer par la surface ailleurs au Québec?

      Si c’était comme les carrières-sablières-gravières :
      - Combien de lieux concessions minières rattachées à Anticosti seraient ou ont été concédés et qui ne seraient ou ne seront pas inscrites au(x) registre(s) public(s)?

      Avec un ministre de la promotion durable, c’est de plus en plus inquiétant…

    • Martin Maynard - Inscrit 4 juin 2013 23 h 34

      PVI Le contrat sera rendu publique en Septembre.

      Il n'est pas encore dit qu'HQ n'a pas pris la bonne décision en cédant ses droits. Comme on le voit, aller chercher ce pétrôle ne sera pas facile techniquement, financièrement .... et socialement.

    • Benoît Landry - Abonné 5 juin 2013 14 h 16

      Le contrat a été signé secrètement sous les libéraux et il sera rendu public lorsque le PQ aura finalisé cette entente et donné toutes les autorisations nécessaires aux promoteurs qui ont signé cette entente secrète.


      Une chance que Martine Ouellette voulait aider le public qu'est-ce que cela aurait été si elle avait agit secrètement comme les libéraux hein ?

  • Claude Paré - Inscrit 4 juin 2013 06 h 31

    Et les déversements pétroliers

    En plus de la dévastation directe de l'environnement de l'île, il y aura pollution de l'air par le brûlage des gaz contenus dans les schistes et pollution visuelle par ces milliers de torchères. Il y aura surtout risque de déversement majeur dans le fleuve lors d'un accident de transport du pétrole, car il faut aussi le transporter ce pétrole. Impact direct possible sur les populations riveraines et l'industrie touristique, car l'île d'Anticosti est un endroit risqué pour l'amarrage des navires.
    Le pétrole d'Anticosti n'est pas la découverte du siècle loin de là. Il y a une nette exagération dans les chiffres présentés par Pétrolia et manque de sérieux de la part de tous les partis incluant le Parti Québécois quant à cette question de l'exploitation sur l'île. Si l'on est certain que la CAQ et le PLQ le ferait, la volonté minoritaire du PQ peut-être pliée.

    Un moratoire sur la fracturation hydraulique des schistes gazeux a été décrété, on doit arriver aux mêmes conclusions pour les schistes pétroliers. Certains ministres du gouvernement pensent qu'il ne s'agit que d'une question d'acceptabilité sociale. On doit plutôt dire qu'il s'agit d'une question d'acceptabilité sociale parce que les résidents de la Vallée du St-Laurent ont pris connaissance des risques environnementaux. Les riverains du fleuve doivent aussi en arriver aux mêmes conclusions. C'est leur gagne-pain qui est en jeu, pour quelques dizaines d'années de profits on risque une pollution permanente d'une île très belle et d'un fleuve magnifique.

    Pensons fleuve et avenir de la planète. L'exploitation d'Anticosti ne mènera pas à la souveraineté, mais à une économie plus dépendante du pétrole avec un risque de pollution majeur.

    • J-Paul Thivierge - Abonné 5 juin 2013 11 h 27

      Pensons à notre beau grand fleuve...

      Il y a des simulations d'un bris majeur à l'exploitation d'Old Harry dans le golfe, les dégats selon le courant et les saisons ; 10 fois pire que Deep Horizon dand dle golfe du Mexique où la chaleur a fait évaporer beaucoup de contaminants.
      Voyons aussi que toutes les semaines des pétroliers remontent je fleuve jusqu'à Ultramar à Québec et descendent de Montréal vers l'Atlantique ; un accident est si vite arrivé et de millers de litres vont polluer !

      Le risque zéro est rarissime cependant la vision d'avenir, la sur-prudence et le principe de précaution devraient toujours prévaloir !

  • Serge Grenier - Inscrit 4 juin 2013 07 h 20

    Argent sale

    Moi, mon argent, je la gagne une heure à la fois.

    Je ne compte pas sur la destruction de l'environnement pour vivre ma vie et je ne comprend pas les gens qui comptent sur les «retombées économiques» de la destruction de notre territoire pour vivre sans eux-mêmes faire d'effort pour gagner leur vie.

    • Sylvain Auclair - Abonné 4 juin 2013 09 h 39

      J'imagine que vous n'avez pas de voiture, que vous chauffez au bois ou au solaire et ne mangez que des aliments qui ont poussé dans votre propre jardin?

    • Danielle Caron - Inscrite 4 juin 2013 10 h 25

      Réponse à M. Auclair

      Je suis absolument d'accord avec M. Grenier, et le fait de posséder une voiture ne constitue pas un endossement à favoriser la destruction d'une île comme Anticosti.

      Il sera fort probablement trop tard quand nous aurons enfin compris l'enjeu qui nous pend au bout du nez. Nous aurons compris quand nous n'aurons plus rien à mettre dans notre assiette, que nous crèverons de faim ou quand nous aurons un déversement de pétrole sur le fleuve St-Laurent. Il suffit de regarder le comportement de la grande majorité des gens pour s'en convaincre (heureusement qu'il y a un petit noyau de jeunes très éveillés qui s'en vont dans la bonne direction).

      Une suggestion de lecture : Managing Without Growth: Slower by Design, Not Disaster (Advances in Ecological Economics)
      Le dernier livre que nos élus politiques consentiront à lire.

      Il existe quantité de moyens de réduire considérablement son empreinte de carbone, mais cela exige que les gens collaborent les uns avec les autres, s'entraident et repensent leur mode de vie individualiste.
      Et l'autosuffisance alimentaire est possible au Québec.
      Il suffit de faire quelques petites recherches sur Internet pour trouver de sérieux documents à l'appui.

      Et oui, il y a de plus en plus de gens en Amérique du Nord, au Canada (et même au Québec) qui ont choisi l'autosuffisance pour ces mêmes raisons.
      En terminant, la personne qui vous répond n'utilise sa voiture que lorsque cela est absolument inévitable et ne mange que des aliments qui ont poussé dans son jardin l'été, et vise l'objectif de l'autosuffisance avant tout autre. Mais cette même personne n'a pas les pouvoirs d'empêcher la destruction scandaleuse et monstrueuse de l'île d'Anticosti ou du Grand Nord pour assouvir simplement des désirs à jamais inassouvis de consommation.

    • Sylvain Auclair - Abonné 4 juin 2013 11 h 34

      Et d'où vient l'essence que vous mettez dans votre voiture?

    • Claude Dufresne - Inscrit 4 juin 2013 12 h 43

      @ Sylvain Auclair, 4 juin 2013 11 h 34

      Du pétrole qui vient de la décomposition d'organismes vivants, qui ne viennent pas de l'homme. Il faut arrêter de voir ceux qui encourage la destruction de notre environnement comme des « dieux » auxquels nous devons une relative qualité de vie. Ce ne sont que des profiteurs de l'environnement, comme nous tous, mais des profiteurs inconscients. Ce n'est pas parce qu'ils voyages en jet privé plusieurs fois par année qu'ils ont plus de droit sur elle ou que leur raison est meilleur. Dans la réalité, la vraie vie, ce ne sont fondamentalement que des idiots cupides, rien de plus.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 4 juin 2013 12 h 52

      hier encore une nouvelle découverte pour réduire les GES dans les sables bitumineux en Alberta....
      Évolution....

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 4 juin 2013 14 h 19

      M. Auclair, si l'essence pour sa voiture provient du Texas, du Moyen-Orient ou de la Mer du nord, alors elle est beaucoup moins polluante et cause beaucoup moins de dommages environnementaux que celle qui proviendrait du pétrole de schiste de l'Ile d'Anticosti.

    • Éric Cyr - Inscrit 4 juin 2013 15 h 09

      @Sylvain Auclair.

      On se sent très coupables d'utiliser nos voitures, il y a tellement d'alternatives... ;-)
      Les fabricants d'auto établis sont les complices des pétrolières... depuis 100 ans!

      Offrez-nous de bonnes électriques à autonomie raisonnable et à bon prix et vous allez voir ce que nous en feront de vos sales voitures à moteur à explosions archaïques qui nous hypothèquent la santé et le porte-feuille.

      10 fois moins cher de rouler électrique au Québec!
      6.40 $ pour faire la recharge de 480 km d'une Tesla S.
      Ammenez-en des comme ça!

    • Claude Dufresne - Inscrit 4 juin 2013 15 h 56

      Hier encore l'Alberta a relâcher dans l'atmosphère un peu plus de 200 tonnes de GES, comme à chaque jour...
      Évolution trop lente...

    • Michel Richard - Inscrit 4 juin 2013 21 h 21

      M Dufresne,
      Pour mettre en perspective votre chiffre: chaque personne, en moyenne émet (grosso modo) un kilo de CO2 par jour, simplement en respirant. Donc la population du grand Montréal a émis près de 4 000 tonnes de CO2 hier, juste en respirant.
      Vu comme ça, votre chiffre de 200 tonnes ne m'émeut pas tellement.

    • Simon Chamberland - Inscrit 4 juin 2013 21 h 49

      Je trouve la remarque de M. Auclair pertinente. Tant que nous consommerons de l'essence, nous faisons parti du problème.

      Pour consommer moins d'essence, je roule en voiture électrique (Volt), mais je fais aussi parti du problème car ce que je consomme est livré avec des véhicules au pétrole.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 5 juin 2013 11 h 11

      M. Richard, votre commentaire sur la respiration induit en erreur. Il y a un cycle du carbone naturel dont les animaux (et les humains) font partie. Ensuite il y a le CO2 d'origine fossile qui est AJOUTÉ au système. C'est ce dernier qui cause problème.

      Indice: les arguments étalés sur la place publique par des politiciens américains du parti Républicain reposent en général sur des faussetés, et il vaut mieux les éviter.

    • J-Paul Thivierge - Abonné 5 juin 2013 11 h 35

      Vision d'avenir
      Je suis un fervent des véhicules électriques hybrides branchable mais je lane un pavé dans la marre ;

      comme nos gouvernements comptent sur les taxes sur le pétrole et les redevances des pétrolières pour payer les travaux d'infrastructures et de routes si 25% des véhicules ne payent plus de taxes sur le pétrole

      QUAND ?

      à quelle heure il y aura une taxe spéciale sur les véhicules électriques pour réparer ou construire le réseau routier ? À moins que la lévitation "Back to the future " soit optionelle sur la prochaine TESLA !

    • Michel Richard - Inscrit 5 juin 2013 14 h 29

      M Leblond,

      Le sais bien qu'il existe un cycle naturel. Il y en a même plusieurs, selon la longueur du temps qu'on considère (années, siècles, millions d'années) ou selon d'autres dimensions.

      Je veux simplement faire remarquer que les émissions de CO2 liées au pétrole ne sont qu'une minuscule, minuscule partie des émissions globales de CO2.

      Oui il y a un équilibre qui existe, mais il faut tout de même garder en tête la taille relative des sources d'émissions. Si on a un éléphant de chaque côté d'une balance, ajouter une souris d'un côté ne crée pas le même problème que si on commence avec une puce de chaque côté.

      Et ne vous inquiétez pas, M Leblond, je suis entièrement capable de réféchir par moi même. Je n'ai pas besoin de politiciens américains. J'ai simplement des idées qui semblent légèrement différentes des vôtres.

    • Simon Chamberland - Inscrit 5 juin 2013 21 h 22

      M. Richard

      On évalue les émissions de CO2 par la respiration cellulaire à environ 60 GT par année, en équilibre avec ce qui est capté par photosynthèse, à plus ou moins 2 GT près.

      Toutefois la combustion d'hydrocarbures et de charbon relâcherait autour de 9 GT.

    • Michel Richard - Inscrit 6 juin 2013 12 h 28

      M Chamberland,

      Merci. Avez-vous la ventilation pétrole/gaz naturel/charbon ?

      On m'a dit (sans citer de source) qu'une centrale au charbon ou deux en Chine peuvent émettre plus par année que nos sables bitumineux.

      L'un n'excuse pas l'autre, mais encore une fois, c'est une question de relativiser.