Climat - Le seuil critique de CO2 sera franchi en mai

La responsable de l’ONU pour le climat, Christiana Figueres
Photo: al-Watan Doha / Karim Jaafar La responsable de l’ONU pour le climat, Christiana Figueres

La concentration de CO2 dans l’atmosphère terrestre dépassera, dès le mois prochain, un seuil au-delà duquel la planète se dirigera résolument vers des bouleversements climatiques aux conséquences désastreuses pour l’humanité. Une situation qui démontre encore une fois l’extrême urgence d’agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, a prévenu lundi la responsable de l’ONU pour le climat, Christiana Figueres.


Selon l’observatoire Mauna Loa d’Hawaï, qui dépend de l’Agence américaine océanique et atmosphérique, la concentration de CO2 sur notre planète a atteint 399,72 parties par million (ppm) le 25 avril. La barre des 400 ppm devrait être franchie en mai et la progression des niveaux de dioxyde de carbone est déjà annoncée. D’après le Scripps Institution of Oceanography, qui travaille avec l’observatoire de Mauna Loa, la concentration de CO2 devrait atteindre 450 ppm d’ici « quelques décennies ».


Or, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat est formel : pour parvenir à limiter le réchauffement climatique entre 2 °C et 2,4 °C par rapport à l’ère préindustrielle, il faudrait que la concentration de CO2 plafonne entre 350 et 400 ppm. Déjà, des organisations comme la Banque mondiale préviennent que l’inaction internationale nous conduit vers une hausse qui pourrait atteindre 4 °C dès 2060. Une telle situation « déclencherait une cascade de changements cataclysmiques, dont des vagues de chaleur extrême, une chute des stocks alimentaires et une montée du niveau de la mer frappant des centaines de millions de personnes », résume la Banque mondiale.


Bref, les nouvelles données sur les concentrations de dioxyde de carbone ont de quoi inquiéter la responsable de l’ONU pour le climat. « Je vous accueille avec une inquiétude plus vive », a lancé Christiana Figueres aux négociateurs de 190 pays réunis pour une semaine à Bonn afin de préparer les négociations annuelles sur la lutte contre les changements climatiques, qui doivent se tenir en fin d’année à Varsovie. « Nous sommes sur le point de franchir le seuil des 400 particules par million de CO2, aussi cette réunion se tient dans un contexte d’urgence », a-t-elle insisté.


Au début du mois, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’était lui aussi montré particulièrement préoccupé par la situation. Selon lui, il sera « bientôt trop tard » pour sauver la santé environnementale de la planète si on ne met pas en place un « instrument contraignant » relatif au climat d’ici à 2015.


« Nous devons nous montrer créatifs, constructifs et être prêts à faire de nouvelles propositions sur la façon dont les gouvernements, les villes, le secteur privé, la société civile et les organisations internationales peuvent faire davantage, plus vite », a donc expliqué lundi Mme Figueres. Selon ce que précise le communiqué diffusé à l’ouverture de la rencontre de Bonn, les délégués doivent notamment discuter d’une éventuelle législation internationale, mais aussi des échanges d’émissions et du développement « accéléré » des énergies renouvelables en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).


S’attaquer au secteur énergétique serait en effet essentiel. Actuellement, environ 60 % des émissions de GES dans le monde sont liées au CO2 de l’énergie. Or, non seulement la consommation énergétique mondiale s’envole, mais, en outre, la quantité de dioxyde de carbone émise pour chaque unité énergétique produite n’a baissé que de 1 % en moyenne depuis vingt-trois ans, selon un récent rapport de l’Agence internationale de l’énergie.

 

La pression monte


La communauté internationale s’est fixé comme objectif de parvenir en 2015 à un nouvel accord contraignant de réduction des GES qui inclurait tous les pays. Il entrerait en vigueur en 2020. Mais les négociations piétinent et des pays comme le Canada refusent de s’engager davantage sans une implication de tous les gros pollueurs, notamment l’Inde, le Brésil et la Chine.


La pression augmente pour en arriver à une solution d’ici moins de deux ans, estime tout de même le responsable de la campagne climat-énergie de Greenpeace, Patrick Bonin. « La barre des 400 ppm de CO2 et le prochain rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat prévu en septembre ne feront qu’augmenter la pression sur les décideurs. Les efforts des pays, à commencer par les pays industrialisés, sont grandement insuffisants pour éviter les changements climatiques catastrophiques. »


Il montre du doigt le gouvernement Harper, qui a tout simplement jeté à la poubelle le protocole de Kyoto. Mais M. Bonin estime que le Québec doit également agir. « Pour ce faire, il doit s’opposer aux projets de pipelines qui amèneraient le pétrole le plus sale de la planète au Québec et se doter d’un plan crédible pour atteindre son objectif de réduction de GES pour 2020 », soit 25 % sous le niveau de 1990.


Le dernier bilan des GES disponible indique qu’en 2010, les émissions étaient de 1,6 % sous le niveau de 1990. Au ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, on a répété que le gouvernement présenterait un plan d’action qui doit permettre de respecter les objectifs fixés pour 2020.

47 commentaires
  • gaétan gagné - Inscrit 30 avril 2013 02 h 08

    co2

    Depuis le temps que l on en parle et ca rempire!
    quelle tristesse pour les généretions futurs et la flore et la faune*

    • François Robitaille - Inscrit 30 avril 2013 06 h 58

      C'est un bonus pour la flore en passant, la planète sera loin de mal se porter. Il y a des événement qui se sont produit sur terre bien pire et soudain.

      Si les glaces fondent, ça fera un changement certe à la planète, mais en échange on aura l'antartique prêt à être peuplé....

      On est, à mon humble avis, au bord d'un changement...pas d'un catastrophe.

    • Maxime Dion - Inscrit 30 avril 2013 11 h 01

      @François Robitaille

      Que vienne le beau temps !

      Un peu plus, et votre argumentation va me convaincre de me procurer un Hummer...

    • Nicolas Blackburn - Inscrit 30 avril 2013 11 h 05

      @F. Robitaille

      « On aura l'antartique prêt à être peuplé ». Oui et j'imagine que tout ce beau monde intéressé s'entendera de manière exemplaire pour se partager harmonieusement ce nouvel eldorado...

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 30 avril 2013 12 h 57

      M. Robitaille,

      Prière de ne pas répéter ad nauseam les demi-vérités et les mensonges de la droite anti-science américaine svp. Oui, dans une serre où toutes les variables sont optimisées, une atmosphère contenant plus de CO2 augmente la croissance des plantes (tout en diminuant leur valeur nutritive, soit dit en passant). Mais lorsque le climat est bouleversé, que les pluies diluviennes, la désertification et les températures extrêmes viennent bousiller l'équilibre, le simple ajout de CO2 n'aide en rien la croissance des plantes.

      Est-il vraiment difficile à comprendre qu'en temps de sécheresse et de canicule l'apport de CO2 supplémentaire n'aide pas les plantes?

    • Maxime Benoit - Inscrit 30 avril 2013 16 h 20

      Grand dieu, monsieur Robitaille, ce qu'il ne faut pas entendre! La population d'un nouveau territoire ne se fait pas par magie. D'autant plus qu'elle se fera à travers des innodations, des sécheresses, des famines et plus que probablement des guerres de territoires!

    • François Robitaille - Inscrit 1 mai 2013 15 h 51

      Je pense avoir trouver une façon de faire réagir! :-)

      Ce que je trouve spécial dans ce type de discussion, c'est que personne ne parle que le Soleil est présentement à son maximum solaire et qu'il est responsable de plus de 75% du réchauffement (temporaire)... Notre Soleil a des cycles de 11 ans....et si vous regardez les changements, ça suit pas mal....

      On a des responsabilités c'est sûr. On peut faire quelque chose c'est sûr aussi... Mais on ne peut pas tout contrôler.

      La planète existe depuis 4,5 Milliard d'années, quand nous disparraîtrons, et ça arrivera, de nouvelles forme de vie apparaîtrons...Jusqu'à ce que la terre meurt englouti dans l'astre qui nous a donné la vie, le Soleil.....

    • Yvan Dutil - Inscrit 2 mai 2013 07 h 04

      Monsieur Robitaille!!! On voit que votre source d'information, ce sont des sites climatosceptiques. Le Soleil est à un MINIMUM historique. Cette histoire d'influence du soleil, c'est de la bouillie pour les chats. Il n'y a que les climatosceptiques qui s'accrochent à cette lubie. Et encore, plusieurs n'y refèrent même plus tant qu'elle ne tient plus la route.

    • François Robitaille - Inscrit 2 mai 2013 20 h 55

      ...Mais tout de même à un maximum solaire...

  • Sébastien Lévesque - Inscrit 30 avril 2013 06 h 58

    Êtes-vous sérieux avec cet article ? Aussi sérieux que l'ONU ?? Premièrement, c'est L'OCÉAN VIA LE SOLEIL qui contrôle 95% du C02. Alors, même si on arrête toutes les tondeuses, ça ne bougera pas !!

    Vous saviez aussi que votre gourou Al Gore détient des actions dans une grosse cie qui vend des «contrôleurs» d'émission de C02 aux compagnies émetrices ? Comme par hasard...

    Et comment expliquez-vous les nombreuses périodes glaciaires de la vie terrestre de plus de 4 milliards d'années ? Les méchantes «auto polluantes» et/ou les méchants capitalistes?

    Et faudrait vous brancher, ça réchauffe ou ça refroidit ?? http://principia-scientific.org/supportnews/latest

    • Sylvain Auclair - Abonné 30 avril 2013 09 h 17

      Monsieur Lévesque,
      Étrange, quand même, que le taux de CO2 ait augmenté de 30% en un siècle et demi, depuis qu'on brûle du charbon et du pétrole en quantité. Étrange, quand même, que les océans s'acidifient depuis quelques décennies, au point que les carapaces de certaines espèces se dissoudront bientôt dans l'eau. Le CO2 se dissout dans l'eau sous forme... d'acide carbonique.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 30 avril 2013 13 h 02

      Bon, bon. les memes mensongers de la droite anglo-saxonne pour qui le réchauffement climatique est une conspiration communiste commencent à filtrer dans le paysage Québécois. Au même moment où ils commencent à perdre leur crédibilité, à force de s'être systématiquement ridiculisés par leurs mensonges répétés, dans le monde Anglo-saxon. Et moi qui espérais que nous étions collectivement assez intelligents pour éviter ces supercheries.

      Qui croire? Les académies des sciences de pratiquement tous les pays, ou les dires de la droite obscurantiste américaine?? Je me demande.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 30 avril 2013 13 h 06

      Monsieur Lévesque,
      je vous remercie de nous avoir aiguillé vers le site de Principia Scientific International. Pour en savoir un peu plus sur ce groupe de «deniers», je vous suggère d'aller faire un tour sur http://denierlist.wordpress.com/tag/principia-scie

    • Julien Gélinas - Abonné 30 avril 2013 14 h 33

      M. Lévesque,
      Effectivement, c'est le soleil qui nous donne tout notre chaleur, pas le CO2. Celui-ci ne sert que d'accumulateur de chaleur avec plus de potentiel que le mélange d'azote et d'oxygène qu'est l'air ambiant. Rien de nouveau là-dedans.

      Le problème est l'emballement thermique de l'atmosphère de la planète, c'est-à-dire de la chaleur qui produit plus de chaleur. Cette accumulation de chaleur par le CO2 augmente la température ambiante qui fait fondre de la glace, du pergélisol et accélère la décomposition d'organisme sur la terre ou dans la mer. Ce nouveau CO2 ainsi créé vient à son tour accélérer le processus.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Dioxyde_de_carbone#Le

      Et oui, Al Gore, bien que n'étant pas parfait, fait de l'argent en investissement dans des compagnies qui échange des crédits de carbones, tout comme il en fait pour des compagnies de constructions d'énergies vertes, ou en donnant des conférences à travers le monde sur les changements climatiques et l'environnement. C'est ce qu'on appelle gagner sa vie, et même là, il n'aurait absolument pas besoin de le faire car il était déjà bien riche avant même d'être connu dans ce domaine. Autant faire de l'argent en faisant une différence qu'en construisant davantage de pipeline ou de centrale au charbon.
      http://wiki.answers.com/Q/How_does_Al_Gore_profit_

      Je ne suis pas sûr de vous comprendre par votre référence aux périodes glaciaires, mais sachez que celles-ci arrivent plusieurs fois par millions d'année, et sont en partie dues à l'orientation de la terre par rapport au soleil. C'est cyclique, et arrive « fréquemment » du point de vue de l'histoire de la planète.

    • Julien Gélinas - Abonné 30 avril 2013 14 h 37

      Le problème avec le CO2 est que, comme M. Auclair a précisé, l'augmentation est de beaucoup supérieure à ce qu'on a observé pendant les 500 000 dernières années. Ces données proviennent de bulles d'air prises dans des carottes de glace de l'Antarctique prises par la NOAA, et sont donc très fiables. L'effet de la révolution industrielle est clair, au point où les changements climatiques s'effectuent à l'échelle humaine. On peut le voir sur ces sites qui répertorient ces données en graphique.

      http://www.planetforlife.com/co2history/
      http://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/
      http://co2now.org/current-co2/co2-now/

      D'ailleurs, l'article que vous référez provient d'un site partisan qui a été créé dans le but de prouver que le réchauffement est une fraude, et cite un article de la NASA qui a été pris hors contexte. Voici cette article:

      http://science.nasa.gov/science-news/science-at-na

      Il cite clairement que ce que vous identifier comme du refroidissement est en fait une réflexion *dans la haute atmosphère* de la chaleur vers l'espace, ce qui n'est pas nouveau en soi non plus, et est aussi l'oeuvre des NOx en plus du CO2. C'est normal, car on parle de deux compositions différentes (l'espace et l'atmosphère), et donc fait un effet de réflexion comme une fibre optique. Rien ne prouve par contre que c'est le cas en basse atmosphère car l'épaisseur de CO2 aurait tôt fait d'absorber cette lumière pour la transformer en chaleur. Qui plus est, l'article porte sur la dernière éruption solaire, et non sur « le scoop de l'heure » que le CO2 refroidirait l'atmosphère.

  • Guy Desjardins - Inscrit 30 avril 2013 07 h 33

    Notre maison se détériore.

    Nous avons tout ce qu'il faut pour y vivre mais l'homme avide d'argent et un manque de vision flagrant est en train de détruire tout ce que la nature a si bien fait pour les terriens. L'argent ne construira pas une autre planète mais pour le moment, fait bien paraître les "m'as-tu vu". C'est ce que l'on appelle, se détruire par l'intérieur. Nos dirigeants n'ont de vision que leur petit bonheur concentré.

  • Lucie Langlois - Inscrite 30 avril 2013 08 h 15

    Quelle honte

    Oui quelle honte d'être canadien. Nous sommes un pays développé, respecté et influent. Nous devons donner l'exemple comme plusieurs autres pays le font déjà. Sauver la planète n'est pas toujours nécessairement bon pour l'économie, il s'agit d'une toute autre affaire. Par contre, certains pays comme la France et l'Allemagne ont choisi judicieusement d'encourager l'économie verte, pourquoi pas ici ?

  • Jean Noreau - Inscrit 30 avril 2013 08 h 30

    Yes

    Enfin de vrais étés pour les Québécois, les Canadiens, les Scandinaves. Finis les étés de deux mois et les hivers qui n'en finissent plus
    Le réchauffement de la planète, si jamais c'est vrai, est la plus belle chose qu'on peut offrir à nos enfants et petits-enfants.
    Le Québec va être parmi les grands gagnants du réchauffement. Il serait temps de répandre la bonne nouvelle.

    • Benoît Landry - Abonné 30 avril 2013 09 h 33

      Ceux qui banalisent les changements climatiques, banalisent aussi la pollution, la disparition des espèces animales et végétales et ...... l'élargissement du fossé entre les riches et les pauvres. En somme, la désertification fait aussi parti des conséquences de ce réchauffement.... C'est vrai ces avantages que vous voulez laisser à vos enfants ?

    • Jean Noreau - Inscrit 30 avril 2013 09 h 43

      @landry

      élargissement du fossé entre les riches et les pauvres?

      Vous voulez rire? Qui est sur la montée? Chine, Brésil, Mexique, Afrique du Sud, Vietnam, Malaisie, Thailande, Inde.

      Qui est sur la descente? L'Europe de l'Ouest et l'Amérique du Nord.

    • Vincent Collard - Abonné 30 avril 2013 10 h 38

      @Noreau

      Faux.

      Ceux qui sont sur la montée, ce sont les ultrariches de tous les pays -- et ceux-là se foutent bien d'être en Occident, dans les pays émergents ou au Tiers-Monde, puisqu'ils n'ont qu'à sauter dans leur jet privé pour se rendre à l'une ou l'autre de leurs résidences secondaires.

      Ceux qui sont sur la descente, ce sont les 99,9 % restants.

      Observer bêtement la croissance du PIB ne dit absolument rien sur la réalité économique des gens. L'écart entre les riches et les pauvres s'accroît partout, et la concurrence entre les riches des pays pauvres et les riches des pays riches n'y change absolument rien.

      Mais ce n'est pas le plus grave. L'argent que ces salauds nous volent, on peut toujours espérer le récupérer un jour si on se réveille en assez grand nombre. Mais la planète qu'ils nous scrapent, ça c'est un gâchis irréversible. Aucun des crimes contre l'humanité qui ont été sanctionnés par le Tribunal pénal international n'est aussi grave que celui-là. Et le plus déprimant c'est qu'il y a encore des millions [mettez ici le gros mot de votre choix] pour le banaliser.

      Romain Gary a été bien inspiré de mettre une majuscule au mot Bêtise.

      Si vous aimez lire autre chose que des niaiseries, je vous recommande d'ailleurs chaudement son premier Goncourt, «Les racines du ciel», où il la dépeint avec une belle éloquence.

      Cordialement, V.C.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 30 avril 2013 13 h 09

      M. Noreau,

      Les pays que vous avez nommé seront particulièrement touchés par plusieurs des conséquences du réchauffement climatique. Qu'ils soient en ce moment sur une courbe ascendante ne veut pas dire qu'ils ne seront pas frappés de plein fouet par les changements climatiques à venir. Déjà, le sous-continent indien subit des conséquences du dérèglement de la mousson: sécheresses ET inondations en alternance. C'est bon pour leur économie, ça? Les inondations au Pakistan, la diminution de la quantité et de la qualité des thés d'Assam et du Nilgiri pour l'Inde, hausse du niveau des eaux mettant en péril des millions de vies au Bangladesh... pas grave?

      J'imagine que vous pensez que ces pays peuvent survivre sans agriculture, juste en exportant des vêtements bon marché?

      Et c'est les écologistes qui vivent sur un nuage? Franchement.

    • Julien Gélinas - Abonné 30 avril 2013 14 h 54

      Écoutez, si vous voulez jouer cette carte émotionnelle basée sur des opinions et non des faits: j'adore l'hiver! J'adore aussi par dessus tout l'équilibre qu'il y a entre l'été et l'hiver, ainsi que les saisons de transitions. Cela montre que tout est vivant, et que nous ne vivons pas dans un environnement statique. Nous avons l'opportunité d'avoir à la fois des activités d'été et d'autres d'hiver, bien que tondre le gazon, ramasser les feuilles, pelleter la neige ou déchaumer la pelouse soient pas les préférées pour tous.

      Quoi qu'il en soit, je suis fier d'être Québécois pour plusieurs raisons, mais de pouvoir vivre cela est bien une de mes préférées! Conservons donc ce beau patrimoine et soyons fier de le faire.

    • Jean Noreau - Inscrit 30 avril 2013 15 h 43

      Le Canada est responsable pour à peine 2% des émissions de gaz à effet de serre. L'Inde et la Chine? 42%
      On pourrait-y nous foutre la paix avec ca

      @vincent collard

      Vous savez comment le pauvre Gary a fini? Une balle dans la bouche

    • Gabriel Cotnoir - Inscrit 30 avril 2013 18 h 07

      Bel argument M. Noreau.. vous oubliez par contre de mentionner que l'inde et la Chine ont une population de 2,5 milliards ensemble et le Canada 35 millions. Bravo pour votre argumentaire.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 30 avril 2013 19 h 03

      M. Noreau, vraiment? vous nous ressortez les arguments de Bush et Harper? Alors on doit tous s'asseoir sur nos gros ... jusqu'à ce que tout le monde s'entende? Et entretemps, hypocritement, tout faire pour saboter les ententes internationales?

      Je préfère montrer par l'exemple, et participer au changement plutôt que de le freiner.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 30 avril 2013 19 h 07

      En plus M. Noreau, ce qui est intéressant, c'est que plutôt que de répliquer au démontage de votre premier argumentaire, vous en sortez un autre, tout nouveau.

      1. Ça sera bon pour nous.

      On vous répond, alors vous vous repliez sur une autre position:

      2. De toute façon on peut rien faire.

      Lequel ce sera ?

    • Benoît Landry - Abonné 30 avril 2013 22 h 20

      Merci M. Noreau votre réaction confirme de ce que j'ai écrit vous banalisez tout.... Comme quelqu'un l'a écrit vous vous fiez sur des rapports de croissance macroéconomique pour banaliser l'écart entre les rcihes et les pauvres.... Alors si vous réussissez à garnir de beaux goussets d'argent à vos enfants, il faudrait aussi leur apprendre que l'argent en lui-même ne se mange pas.... ce que les gens comme vous ne semble pas avoir encore compris....