Pétrolia annonce le report de ses travaux à Gaspé

Pétrolia maintiendra une partie de ses équipements sur les lieux du forage du puits d'exploration Haldimand.
Photo: La Presse canadienne (photo) Source Pétrolia Pétrolia maintiendra une partie de ses équipements sur les lieux du forage du puits d'exploration Haldimand.

Québec — Pétrolia a décidé de reporter ses travaux de forage à Gaspé, où la municipalité avait adopté un règlement dont l'effet était de bloquer le projet de l'entreprise.

Dans un communiqué, l'entreprise a déclaré jeudi que cette décision doit permettre aux discussions de continuer à se dérouler dans «un climat plus serein qui fait davantage appel au rationnel qu'à l'émotivité».

Pétrolia maintiendra une partie de ses équipements sur les lieux du forage du puits d'exploration Haldimand, faisant valoir ses permis et son programme de travaux.

L'entreprise a répété qu'elle considère que le règlement adopté le 19 décembre dernier outrepasse les pouvoirs de la municipalité et brime ses droits.

La semaine dernière, devant l'impasse, trois ministres du gouvernement du Québec ont sauté dans la mêlée pour tenter un rapprochement entre les parties.

Dans un communiqué, le gouvernement a salué cette décision de l'entreprise qui «permettra de mieux cerner l'ensemble des enjeux en présence».

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a déclaré que le projet se heurte présentement à plusieurs obstacles.

«Nous sommes d'avis qu'aller de l'avant dans ce contexte aurait pu être néfaste pour l'ensemble des acteurs concernés», a-t-elle dit.


5 commentaires
  • Éric Cyr - Inscrit 24 janvier 2013 17 h 20

    Bravo! Qu'ils aillent jouer ailleurs que dans l'eau qu'on boit!

  • Clermont Allard - Inscrit 24 janvier 2013 19 h 34

    Je suis désolé

    Je suis désolé que Petrolia et la municipalité de Gaspé ne soient pas arrivés à un accord.

    Il faut à la fois protéger l'environnement et développer nos richesses naturelles.

    Un embargo pure et dure sur le développement n'est pas souhaitable. C'est un non sens absolu.

    Gaspé a-t-elle besoin de cet apport économique ? A-t-elle peur de s'enrichir ?

    Le Québec pour sa part en a grand besoin. C'est une des multiples solutions qui doivent s'additionner pour assurer la périnité de nos programmes sociaux.

    J'espère que Gaspé saura saisir intelligemment la belle opportunité qui s'offre à elle.

    J'espère que Petrolia sera résiliente et ouverte elle aussi.

  • Éric Cyr - Inscrit 24 janvier 2013 20 h 57

    Richesse? Vraiment

    @Clermont Allard.

    Quand les compagnies ne versent aucunes redevance, c'est de la richesse?

    Quand nos "richesses naturelles" scrappent l'eau , la terre, l'air et le climat, c'est de la richesse?

    D'ailleurs comment se fait-il que les montants de redevances versées en proportion des énormes profits des compagnies étrangères soient si difficiles à trouver? Si c'est si enrichissant, comment se fait-il que si peu d'articles (pas du tout même!) ou d'entrefilets médiatiques en parlent?

  • Pierre-Antoine Ferron - Inscrit 24 janvier 2013 21 h 10

    Incroyable mais vrai!

    Bonjour,

    Les positions dans l’affaire Pétrolia-Gaspé sont;

    1°-La mairie de Gaspé se justifie et justifie le règlement en alléguant le bien commun, ce qui n’a pas été démontré de fait, bien au contraire! Le maire défend aussi son droit de règlementer et insiste sur l’application du règlement, le gouvernement entérine la décision du maire!

    2°-Pétrolia proteste énergiquement que ce règlement municipal est inique et brime ses droits, ce qui est évident.

    3°-Le gouvernement conscient de l’enjeu dépêche trois ministres à la mairie de Gaspé pour « tenter un rapprochement ou une négociation ». Cette négociation serait entre les politiciens, vu que Pétrolia n’a rien qu’elle peut négocier. Le gouvernement lui, veut éviter un précédent légal où chaque mairie pourrait édicter un pareil règlement.

    4°- les militants et activistes de l’environnement se réjouissent de ce moratoire municipal.

    Le climat et le ton des politiciens intervenants dans ces réunions ont probablement inspirés la sage décision de Pétrolia de se retirer. Une décision « salué » par le Ministre du MRNF!

    Dénouer l’impasse pourrait prendre des années ayant à passer par les tribunaux, l’Assemblée Nationale et peut-être par la Cour Suprême pour nous ramener tous la ou nous en étions, dans le meilleur des cas.

    Il y a matière à réflexion, en particulier pour le Premier Ministre.

    Merci.

  • Samuel Marceau - Inscrit 27 janvier 2013 16 h 52

    Informons nous avant de prendre position

    Les questions de cette nature sont d'une complexité qui dépasse les compétences de la pluspart des activistes. La solution est dans l'éducation et le rationnalisme. Il est tellement facile de critiquer le développement des ressources naturelles d'un point de vue environnemental. D'un autre coté il est aussi vrai que ceux qui profitent de l'exploitation en font facilement la promotion pour les impacts économiques qui sont réelement important pour la région.
    Dans ce contexte, toutes les réactions sont normales. Embargo contre l'industrie, prise de position des acteurs politiques etc.... Cependant comme nous sommes au Canada et non au Cameroun, nous avons la responsailité commune d'accepter les décisions prises par les institutions en place. Si nous remettons sans arrêt en questions les permis d'exploitation parce que les conséquences écologique sont évalué au moment de les mettre en application, montons au barricades pour qu'à l'avenir ce ne soit plus le cas. Mais nous ne pouvons refaire les règles du jeu chaque fois que quelque chose nous affecte. Si nous faisons cela, le printemps érable ne sera plus ce qu'il a été car plusieurs autres sont à venir...