Oléoduc - Québec s’arrangera pour trancher

Québec – Québec pourrait bien mettre sur pied son propre mécanisme ou organisme pour autoriser ou non un projet de la pétrolière albertaine Enbridge.


Le ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet, veut ainsi rappeler au gouvernement Harper qu’il ne peut pas se ficher de l’avis du Québec. Comme le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) ne peut se pencher sur le projet, M. Blanchet a fait savoir, mercredi, qu’il n’exclut aucun moyen pour avoir son mot à dire, au-delà des revendications sur les champs de compétence.


Le mois dernier, Enbridge a déposé une demande à l’Office national de l’énergie, un organisme fédéral, pour inverser le flux d’un oléoduc existant en vue d’acheminer du pétrole des sables bitumineux de l’Alberta vers le Québec. En vertu de ses statuts, le BAPE ne peut examiner le projet, puisque l’oléoduc existe déjà, a rappelé le ministre de l’Environnement, mais il n’entend pas pour autant se taire. « L’essentiel, c’est qu’on se donne un mécanisme de validation, de vérification, peut-être même de négation [sic], a déclaré Yves-François Blanchet. À la limite, on créera ce dont on aura besoin. Le besoin crée l’organe. On va se donner les outils pour faire l’exercice.»

4 commentaires
  • François Ricard - Inscrit 20 décembre 2012 06 h 39

    Le BAPE pourrait très bien faire l,affaire

    C'est le ministre de l'Environnement qui détermine le mandat du BAPE.
    Un mandat ce n'est pas coulé dans le béton.
    Un ministre, ça donne des ordres.
    Est-ce que l'on nous préparerait un autre amphithéâtre?

    • Eric Allard - Inscrit 20 décembre 2012 12 h 16

      En effet, ce serait sûrement la meilleure voie. Pourquoi avoir 56 000 organes quand on peut élargir le mandat de ceux existants?

      Je ne sais pas si le mandat du BAPE peut ou non être étendu de la sorte par le ministre, mais la décision aurait beaucoup plus d'impact si c'était la Chambre qui la prenait. Une décision unanime des députés enverrait un message clair à Ottawa et Enbridge.

  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit 20 décembre 2012 09 h 39

    Le besoin crée l'organe....

    Comme les besoins de l'État-providence québécois sont infinis, pourquoi se priver?
    Cela créera de l'emploi... pour des politiciens sur voie de garage.

  • Pierre-Antoine Ferron - Inscrit 20 décembre 2012 20 h 01

    Rappelez vous...

    Bonjour
    Le Gouvernement a déjà déclaré la formation d’un groupe d’études pour nous éclairer dans notre démarche vers une décision éclairée. On peut supposer que tout les intéressés participeront et pourront faire valoir leurs intérêts. S’agissant d’installations existantes nous connaissons les impacts sur l’environnement; il s’agit de déterminer aussi les impacts sur la raffinerie à Montréal.

    Ce projet sert les intérêts économiques et géopolitiques du Québec autant que ceux du Canada.
    Merci