La grogne persiste contre Produits forestiers Résolu

Le mécontentement est toujours vif envers Produits forestiers Résolu. Des militants écologistes et des membres des Premières Nations ont décidé de converger vers le mont Royal à Montréal, samedi, pour mobiliser les esprits de la forêt.

C’est sous la forme des croyances autochtones, liées au respect de la terre et de la nature, que le groupe a décidé d’interpeller la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet. Les groupes environnementaux ont placé Produits forestiers Résolu dans leur mire, estimant que cette entreprise a trahi l’Entente sur la forêt boréale canadienne.

D’autres sociétés forestières pourraient être visées dans un avenir plus ou moins proche.
Vincent Dostaler, un des militants, a indiqué qu’une « trêve » avait été consentie aux grandes forestières pour mettre la pédale douce sur les dénonciations contre elles en échange du respect de certains territoires de la forêt boréale.
 
Un certain moratoire devait être observé, selon l’entente, or des coupes forestières sur le territoire de Poigan, une forêt située dans le parc de La Vérendrye, ont été effectuées. Greenpeace a décrit ces activités forestières comme une violation de l’Entente sur la forêt boréale canadienne qui limitait les coupes, notamment pour protéger les populations du caribou forestier, une espèce menacée.

Site ancestral

La forêt de Poigan est aussi un site ancestral autochtone où pèse une menace réelle pour les populations autochtones et plusieurs espèces animales, selon M. Dostaler. « Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, il peut y avoir de la coupe sur le territoire de Poigan », dit-il, affirmant que plusieurs organisations se sont regroupées et que le mouvement pourrait s’adjoindre d’autres forces dans les prochains mois et semaines.
 
Les militants réclament une rencontre avec la ministre Martine Ouellet avant les Fêtes. Ils soulignent que le gouvernement Marois a ouvert un dialogue avec l’Assemblée des Premières Nations à propos des ressources naturelles. Ils estiment que cette ouverture ne doit pas se traduire que par des ententes de travail sur les lieux de construction de barrages, de mines et de coupe des arbres. Il importe, selon eux, d’en faire aussi une ouverture sur la protection des territoires.
2 commentaires
  • Marc O. Rainville - Abonné 17 décembre 2012 13 h 48

    Écocide

    ''(...) des coupes forestières sur le territoire de Poigan, une forêt située dans le parc de La Vérendrye.''
    Ce parc est une réserve faunique. La faune, les animaux sont donc protégés, techniquement. Mais la compagnie Resolu a décidé de collecter tous les arbres, une coupe à blanc ! L'habitat des animaux est détruit. La faune est toujours protégée, techniquement... Cherchez l'erreur.

  • Marc-André Toupin - Inscrit 17 décembre 2012 23 h 04

    Précisions

    Résolu a bel et bien violé l'Entente sur la forêt boréale canadienne en allant couper des arbres dans une forêt vitale pour le caribou forestier, mais cette forêt n'est pas Poigan. Cela ne change toutefois rien au fait que Résolu, avec d'autres compagnies forestières, est en train de massacrer la forêt vierge de Poigan. Celle-ci permet à des familles algonquines d'assurer leur subsistance comme leurs ancêtres l'ont fait depuis des générations. Elle sera coupée à 60% d'ici mars prochain. D'où l'urgence de demander à la ministre des ressources naturelles d'intervenir sans plus tarder.

    Aussi, la protestation théâtrale dont il est question dans l'article s'inscrivait dans le contexte de "Nopimik, Journée pour la forêt", un grand évènement cérémonial et artistique qui a rassemblé des centaines de personnes autour de la cause.

    Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le site de SOS Poigan: http://sospoigan.blogspot.ca