Gaz de schiste au Nouveau-Brunswick : deux rapports, deux conclusions

Fredericton – Les infrastructures et les lois néo-brunswickoises ne permettent pas d’assurer que la santé publique soit protégée en cas d’essor de la filière énergétique du gaz de schiste dans la province, déclare la responsable provinciale de la santé publique dans un rapport publié lundi.


Dans son étude, la Dre Eilish Cleary présente trente recommandations visant à combler ce qu’elle estime être un manque de recherche scientifique sur les effets des gaz de schiste sur la population.


Ce rapport vient contredire une autre étude également publiée lundi par un biologiste de l’Université de Moncton, Louis LaPierre, qui propose plutôt de donner le feu vert à l’exploitation de la ressource sur trois sites expérimentaux.


Dans son rapport, la Dre Cleary détaille les avantages potentiels qu’un secteur des gaz de schiste en pleine croissance pourrait offrir à la province, comme une augmentation de l’emploi et des revenus de l’État, mais met également en garde contre les impacts environnementaux potentiels, comme la pollution de l’air et de l’eau, ainsi que le développement effréné.


Mme Cleary doit tenir une conférence de presse mardi pour discuter de son rapport.


Le gouvernement progressiste-conservateur avait tout d’abord annoncé, plus tôt ce mois-ci, que le document ne serait pas publié, puisque celui-ci était considéré comme confidentiel et représentait des « conseils ministériels ».


De son côté, le professeur LaPierre souhaite que quatre universités - l’Université Mount Allison, l’Université du Nouveau-Brunswick, l’Université St. Thomas et sa propre institution, Moncton - travaillent de concert pour mettre sur pied un institut de recherche qui recueillerait de l’information sur l’industrie des gaz de schiste.

1 commentaire
  • Nicolas Blackburn - Inscrit 17 octobre 2012 10 h 38

    Université et financement privé

    Je me demande si ces universités sont en parti financées par l'industrie visée.

    Comme le financement public ne cesse de diminuer, on fait de plus en plus appel aux secteur privé pour tenir des chairs de recherche ou supporter financièrement les universités.

    Il est vraiment important avant de commencer des études de s'assurer que les participants ne sont pas en conflit d'intérêt sinon à quoi bon? Nous connaitrions déjà la conclusion!