Gagnant CGD-DESTL - Le Fonds de solidarité FTQ dépose une offre multiple

Pierre Vallée Collaboration spéciale

Ce texte fait partie du cahier spécial Environnement - Transport durable

« Ce n’est pas parce que nous avions des problèmes particuliers en transport que nous nous sommes intéressés au transport durable, explique Denis Leclerc, premier vice-président à l’actionnariat du Fonds de solidarité FTQ. Mais nous aimons bien faire les choses et nous voulons agir en leader en matière de développement durable. Au fond, on s’est dit qu’on pouvait certainement s’améliorer en transport durable. »

C’est sans hésiter que le Fonds de solidarité FTQ s’est associé à CGD-DESTL (Centre de gestion des déplacements de Développement économique Saint-Laurent) en mettant en place, dès octobre 2010, un plan d’action pour encourager ses employés à faire le choix du transport durable. « C’est une association qui dure encore, puisque nous renouvelons le contrat avec CDG-DESTL chaque année. »


Il a évidemment fallu commencer en sondant les employés. « Ce sondage nous a appris à mieux connaître les habitudes et les besoins de nos employés en matière de transport. On s’est aperçu que plusieurs de nos employés habitaient les mêmes secteurs, mais que chacun prenait sa propre voiture pour se rendre au travail. On s’est aussi rendu compte que, parmi nos employés, il y en avait beaucoup qui avaient une jeune famille et qui habitaient dans une des couronnes de Montréal, ce qui les obligeait à entrer dans l’île pour venir travailler. Mais ce que le sondage a surtout révélé, c’est que plusieurs de nos employés voulaient changer leurs habitudes de transport, mais, pour le faire, ils avaient besoin d’un coup de pouce. »

 

Le fameux coup de pouce


Parmi les premières mesures mises en place, il y a eu le programme de covoiturage. « On s’est servi du logiciel de covoiturage de l’AMT pour établir nos routes et on a réservé nos meilleures places de stationnement au covoiturage. Mais il faut comprendre qu’on ne peut pas faire de miracle, parce que plusieurs de nos employés doivent se déplacer à l’extérieur de Montréal pendant les heures de travail et que, pour ces derniers, la voiture est obligatoire. »


Quant au vélo, on en a fait la promotion grâce, entre autres, à des ateliers sur le vélo donnés par Vélo-Québec. « On a aussi installé de nouveaux supports à vélo à l’intérieur du stationnement. »


C’est surtout du côté du transport collectif que l’effort est plus marqué. « Plusieurs de nos employés ont des réunions d’affaires au centre-ville de Montréal. Plutôt que de se déplacer avec leur voiture personnelle ou en taxi pour se rendre à leur rendez-vous, on leur offre les tickets de métro. Présentement, on distribue ainsi 300 allers-retours par mois. Ce sont donc 300 déplacements en automobile de moins. »


Le Fonds de solidarité FTQ a aussi mis en place un généreux programme de soutien au transport en commun appelé « Le transport collectif, je l’essaie ». En échange de sa place de stationnement, l’employé qui adhère à ce programme ne paie que le tiers du coût du titre de transport, par exemple la carte CAM, les deux autres tiers étant assumés à parts égales par l’AMT et la FTQ. « On a voulu être souple avec ce programme, parce que même les employés qui y adhèrent peuvent se voir dans l’obligation de prendre leur voiture pour le travail à l’occasion. Lorsque cela arrive, l’employé peut quand même garer sa voiture dans le stationnement. »

 

À venir


À la fin de 2011, soit moins d’un an après le lancement du programme de transport durable, 108 employés sur les 450 que compte le Fonds de solidarité FTQ se servaient d’un aspect ou d’un autre du programme. « Les résultats sont concluants. Maintenant, on cherche surtout à consolider le tout par la mise en place de petits programmes incitatifs. Au Fonds de solidarité FTQ, on croit beaucoup au transport durable et nos employés sont ouverts à l’idée. C’est un dossier qui est en constant développement, et, si une idée est bonne, on est enclin à la mettre en oeuvre. Par exemple, on regarde présentement la possibilité d’intégrer Bixi à notre programme. »