Les radiofréquences sur la sellette

L’Académie américaine des pédiatres (AAP) a réclamé hier de la Commission fédérale des communications (FCC) de ce pays un resserrement des normes d’émission de radiofréquences des téléphones cellulaires en raison, précise sa demande, des indices de plus en plus probants sur l’existence d’impacts biologiques à long terme sur les humains à de très faibles niveaux. Les normes nord-américaines, précise cette académie scientifique, ne peuvent plus se limiter à contrer les effets dits « thermiques » des radiofréquences. L’organisme scientifique plaide en faveur d’une approche préventive en matière d’exposition chronique aux faibles radiofréquences. Au Québec, plusieurs groupes environnementaux et de citoyens ont réclamé de la Régie de l’énergie une approche similaire dans le dossier des compteurs-émetteurs dont Hydro-Québec veut équiper chaque résidence.

14 commentaires
  • André Chevalier - Abonné 29 août 2012 04 h 25

    Pas encore!

    Le stress causé par la crainte des rayonnements électro-magnétiques alimentée par certains médias et les tenants de la théorie du complot de la part de la communauté scientifique est certainement plus dangereux pour la santé que les dits rayonnements.

    • Jean Richard - Abonné 29 août 2012 09 h 11

      Vous avez un peu raison. Le stress peut être un stimulant, puis passé une certaine dose, devient destructeur.

      Le rire, à l'opposé, se présente souvent comme bénéfique, aidant les gens à se détendre. Alors, pourquoi ne sortirions-nous pas de la poussière cette vieille comédie classique qu'est Le Malade imaginaire, et en faire une adaptation moderne à la sauce rayonnement électromagnétique ? Cela rejoindrait la ligne de pensée du Dr McLaughin, chercheur émérite en hilarologie.

    • Marie-Michelle Poisson - Inscrite 29 août 2012 10 h 20

      M. Chevalier,

      M. Francoeur ne fait ici que rapporter l'opinion de l’Académie américaine des pédiatres. Pouvez-vous seulement nous expliquer quel intérêt malveillant ces spécialistes de la santé des enfants pourraient avoir à alarmer inutilement les parents?
      M. Francoeur nous explique que ces médecins sont inquiets des effets biologiques non-thermiques que ces ondes pourraient avoir sur la santé des enfants. Les effets non-thermiques ne sont pas pris en compte dans les normes de sécurité actuellement en vigueur au Canada et aux USA. C'est donc dire que nos enfants ne sont nullement à l'abri de ces effets biologiques non-thermiques.
      Et comme plusieurs compteurs "intelligents" émetteurs de radiofréquences qu'HQ veut installer dans nos foyers se retrouveront dans des chambres d'enfant, des locaux de garderie la question soulevée par les pédiâtres américains est d'une extrême pertinence au moment où la Régie s'appête à donner son accord au déploiement massif de 3.8 millions de ces compteurs à la grandeur de la province.
      Avez-vous des enfants ou des petits-enfants M. Chevalier?

  • Yvan Dutil - Inscrit 29 août 2012 07 h 00

    Encore le délire!

    Monsieur Francoeur. Nous savons tous que vous êtes un croyant, mais allez donc chercher d'autres opinions SVP.

    • Marie-Michelle Poisson - Inscrite 29 août 2012 10 h 32

      M. Dutil,
      Votre commentaire est absurde car en effet M. Francoeur rapporte l'opinion de l'Académie américaine des pédiatres (AAP). Est-ce que l'expertise de ces spécialistes de la santé qui engagent leur crédibilité professionnelle par la publication d'une telle prise de position publique ne vous suffit pas?
      Si l'opinion de ces spécialistes de la santé des enfants ne vous convient pas, c'est bien dommage pour vous mais je considère que les parents de jeunes enfants et les femmes enceintes ont le droit d'être informés des dangers auxquels leurs enfants risque d'être exposés fautes de normes adéquates pour les protéger des effets non-thermiques des radiofréquences.
      M. Francoeur fait ici très bien son travail de journaliste en nous faisant part des inquiétudes formulées par des scientifiques autorisés à émettre des opinions fondées dans leur domaine d'expertise; la pédiatrie.

  • Richard Bourret - Inscrit 29 août 2012 10 h 04

    Merci

    Monsieur Francoeur de signaler cette nouvelle encourageante pour ceux qui n'aiment pas jouer les apprentis sorciers et veulent que soit suivi le principe de précaution.

    R. Bourret

  • Xavier Simard - Inscrit 29 août 2012 14 h 51

    Merci au Devoir d'exposer la réalité scientifique

    Ces pédiatres lisent la science et voient le danger des ondes électromagnétiques. Si vous doutez de la capacité des pédiatres de comprendre la science lisez la science par vous mêmes.

    Article aujourd'hui 2012-08-29 sur pubmed qui dit que les téléphones cellulaires causent la stérilité masculine et le cancer des testicules.

    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22926544?dopt=A

    À ceux qui sont salariés pour systématiquement attaquer les journalistes qui exposent la réalité scientifique: changez de travail. C'est une cause perdue, la vérité finit toujours par sortir. Aucun salaire ne devrait justifier la promotion de la maladie et la souffrance humaine.

    • Danny Garant - Inscrit 30 août 2012 17 h 15

      Il n'y a pas de réalité scientifique, seulement un discours. Et ce discours manque de données scientifique. Il est très ardu de conclure sur des études épidémiologique car ces études ne contrôle pas toutes les variables. Il arrivent fréquement que les études qui démontrent des impact sur la santé soit contredit par plus d'une étude subséquente utilisant le même protocole. D'un point de vue scientifique, il n'est actuellement pas possible de statuer sur la présence ou non de danger car le principe de répétativité n'est pas respecté pour établir un fait scientifique.

      Cela n'empêche pas un décideur de prendre une décision. Mais il doit admettre que ses données de bases sont pauvres et sur quel base politique il prend sa décision.

  • Yvan Dutil - Inscrit 30 août 2012 09 h 15

    Et, la physique?

    Si la physique nous dit que les énergie en jeu sont 100 000 fois plus faibles que le bruit thermique (juste comme cela, c'est le domaine scientifique le mieux compris de tous qui vous dit cela), cela prend plus que des tests statitsiquement faibles dont seuls les résultats positifss sont publiés (les résultats négatifs sont cachés) pour croire qu'il y a un risque pour la santé. C'est exactement comme l'homéopathie, mais à l'envers.

    • André Chevalier - Abonné 30 août 2012 15 h 54

      Comme citoyen qui possède une connaissance limitée dans les domaines qui concernent les effets des rayonnements électromagnétiques sur la santé, je dois me référer aux autorités compétentes telles que les services de santé locaux et internationaux, les académies des sciences, les associations de spécialistes, les collèges de médecins, les physiciens, etc...

      Or ces entités, presqu'unanimement, ne soulèvent aucune inquiétude quant à l'inocuité des rayonnements électromagnétiques lorsqu'elles sont conformes aux normes fixées par les autorités gouvernementales.

      Seules quelques rarissimes exceptions fondées sur des expériences dont on ne connait pas les détails soulèvent des doutes sur les rayonnements électromagnétiques.

      Si ces dernières sont fondées, de deux choses l'une: ou bien la vaste majorité des instances scientifiques et de santé est constituée de gens incompétents ou de gens malveillants, ce qui m'apparaît invraisemblable. J'aimerais savoir laquelle de ces deux thèses est privilégiée par ceux qui s'opposent à la présence de ces rayonnements.

    • Xavier Simard - Inscrit 1 septembre 2012 16 h 02

      Analogie: Comment la lumière peut détruire un automobile?

      Réponse du physicien:

      Après un calcul détaillé du véhicule et de tous les paramètres, il donne la capacité du laser minimum pour détruire le dit véhicule. N'importe quoi de plus faible est physiquement impossible.

      Réponse du patrouilleur:

      La lumière du soleil aveugle le conducteur pendant quelque secondes ou bien brille sur un feu rouge le rendant invisible. L'accident qui s'ensuit détruit le véhicule.

      Le manque de connaissances du physicien sur le fonctionement de la cellule et de ses méchanismes de contrôle l'empêchent de voir un autre aspect de la réalité scientifique. C'est le stress oxydatif causé par les ondes électromagnétiques non-ionisantes qui fait le dommage. Dans le cas des ondes électromagnétiques ionisantes, le physicien comprend parfaitement le dommage direct et fait une extrapolation erronnée.

    • Yvan Dutil - Inscrit 4 septembre 2012 07 h 08

      Monsieur Simard. Si la lumière en question avait une intensité 100 000 fois plus faible que celle que l'on observe dans l'environnement ambiant, il serait évident pour tous que la lumière ne peut avcoir d'effet. Pour que les ondes électromagnitiques aient un effet, il faut un mécanisme résonnant excessivement efficace qui ne peut exister dans le corps humain.

    • Yvan Dutil - Inscrit 4 septembre 2012 09 h 13

      Monsieur SImard, pour reprendre votre analogie. C'est comme si le conducteur se trouvait à rouler à Las Végas la nuit et qu'une nlumière s'allument parmis 100 000 autres. Cette analogie est correcte quand on tiens compte des proportions des phénomènes mis en jeu.