Projets pétroliers - Moratoire réclamé à Anticosti

Le dossier des ressources pétrolières d’Anticosti a été abordé uniquement sous l’angle des milliards de dollars qui pourraient être tirés de l’exploitation de cet or noir.
Photo: Pétrolia Le dossier des ressources pétrolières d’Anticosti a été abordé uniquement sous l’angle des milliards de dollars qui pourraient être tirés de l’exploitation de cet or noir.

Inquiets de voir les pétrolières s’activer de plus en plus sur l’île d’Anticosti, des citoyens pressent le gouvernement d’imposer un moratoire sur la recherche d’or noir dans ce territoire considéré comme un « joyau naturel » par l’État québécois. Selon eux, il faut d’abord mener une étude indépendante afin d’évaluer les risques environnementaux que pose cette industrie pour la plus grande île de la province. Ils ont d’ailleurs lancé une pétition en ce sens vendredi. Elle avait recueilli plus de 4800 signatures hier soir.

« Il est urgent que nous décidions collectivement de l’exploitation de nos ressources et de notre avenir énergétique. Il faut exiger du gouvernement et des partis politiques la tenue d’un moratoire sur le dossier des hydrocarbures sur l’île d’Anticosti », a lancé hier Marie-Hélène Parant, à l’origine de la pétition diffusée sur le site avaaz.org, une plateforme internationale consacrée à ce genre de démarches.


« C’est bien beau de dire que le pétrole qu’il y aurait possiblement dans le sous-sol d’Anticosti vaudrait des milliards de dollars, mais est-ce qu’on a évalué la richesse écologique qu’on y retrouve ? a ajouté celle qui a mis sur pied le collectif Non au pétrole et au gaz. Est-ce qu’on a évalué ce qu’il en coûterait pour décontaminer le Saint-Laurent s’il y avait un déversement ? Est-ce qu’on a évalué les ressources en eau ? Bref, est-ce qu’on a des gens qui réfléchissent dans nos partis politiques ? C’est ce qu’on veut mettre en lumière avec cette pétition. Il faut que tous les partis se posent la question environnementale et réfléchissent à la richesse écologique qu’on a au Québec.»


Depuis qu’il s’est retrouvé au coeur d’un important débat public, le dossier des ressources pétrolières d’Anticosti a en effet été abordé uniquement sous l’angle des milliards de dollars qui pourraient être tirés de l’exploitation de cet or noir. Sans oublier les interrogations sur ce que l’État aurait perdu en cédant tout ce territoire au secteur privé.


Le Devoir a notamment révélé en février 2011 que l’entreprise Pétrolia a mis la main sur des permis d’exploration détenus jusqu’en 2008 par la division Pétrole et gaz d’Hydro-Québec dans le cadre d’une entente secrète. La pétrolière et le gouvernement Charest ont toujours refusé de dire ce que l’État québécois a obtenu en échange de ces permis. Or, selon les plus récentes estimations disponibles, les secteurs contrôlés par Pétrolia et son partenaire Corridor Resources pourraient renfermer plus de 30 milliards de barils de pétrole. Quant à Junex, le potentiel pétrolier de ses permis est estimé pour le moment à 12 milliards de barils.


Mais cette valse des milliards a fait oublier la dimension écologique, selon Marie-Hélène Parant. « La question environnementale a été totalement évacuée. C’est très désolant. On ne voit pas l’ampleur de la richesse environnementale. En fait, Anticosti est méconnue. » Cette île grande comme la Belgique est surtout reconnue comme un paradis de la chasse au cerf de Virginie. Mais on y retrouve aussi des rivières à saumon exceptionnelles. Et selon les données officielles du gouvernement du Québec, près d’une vingtaine d’espèces animales et végétales en péril se retrouvent sur Anticosti ou dans le secteur la ceinturant. Sans oublier qu’il s’agit d’un site géologique unique en Amérique du Nord.


« Il me semble que c’est un territoire suffisamment important pour mériter une évaluation environnementale spécifique », a souligné celle qui est aussi à l’origine d’une pétition exigeant un moratoire sur l’exploration gazière au Québec. Un document signé par près de 119 000 citoyens québécois, mais qui est resté lettre morte.

 

Pétrole de schiste


Selon Mme Parant, il est essentiel d’étudier les écosystèmes complexes et fragiles de l’île, mais aussi sa géologie et ses eaux souterraines, avant de décider si les entreprises comme Junex ou Pétrolia peuvent y poursuivre leurs travaux. Elle estime cette démarche d’autant plus nécessaire que les pétrolières ont déjà affirmé qu’il est très probable que l’énergie fossile de l’île soit en fait du pétrole de schiste. Dans ce cas, il faudrait recourir à la fracturation pour l’extraire. Cette technique n’a jamais été tentée au Québec. Elle peut se faire avec un mélange d’eau et de produits chimiques, mais aussi avec du gaz ou du pétrole. L’île d’Anticosti ne compte aucune infrastructure en mesure de traiter des eaux usées issues de l’exploitation pétrolière.


Marc Lafrance, l’un des quelque 200 résidants d’Anticosti, suit de près le dossier de l’or noir et s’implique dans le comité mis en place sur l’île. Il estime lui aussi qu’il faudrait imposer un moratoire, le temps de mener une étude indépendante. Il comprend d’ailleurs mal que la municipalité de Port-Menier donne son appui aux pétrolières sans connaître les risques liés à cette industrie.


Et selon lui, les retombées économiques pour l’île ne remplaceraient pas ce qui serait perdu dans les secteurs du tourisme et de la chasse. « La chasse et le tourisme font vivre l’île depuis des années. Maintenant, on risque de détruire ces industries. Les gens ne viendront probablement plus visiter Anticosti quand il y aura des têtes de puits un peu partout sur l’île. » Déjà, a-t-il ajouté, des travaux d’exploration ont laissé des traces bien visibles.


Malgré les nombreuses incertitudes environnementales, les pétrolières peuvent mener leurs travaux d’exploration sur l’île. Junex doit notamment effectuer des opérations de déboisement et de relevés sismiques au cours des prochaines semaines. L’objectif est de déterminer les sites où seraient forés des puits d’exploration dès 2013. Quant à Pétrolia, elle concentre ses efforts en Gaspésie, pour le moment. Mais elle fonde de grands espoirs sur le potentiel d’Anticosti.



 

62 commentaires
  • Marie-Hélène Parant - Inscrit 31 juillet 2012 02 h 10

    Lien vers la pétition et Merci

    Merci M. Shields pour cet excellent article !

    Merci à tous les citoyens impliqués activement ("Non au Pétrole et au Gaz au Québec", de "Anticosti, que faire?" et "Anticosti!!!Nature ou Pétrole???") depuis des semaines, des mois, voir des années à faire en sorte de protéger notre terre et nos ressources.

    J'invite tous ceux et celles pour qui un environnement sain est primordial à signer massivement la pétition sur Avaaz. Aidez-nous à obtenir l'objectif visé, ceci doit devenir un enjeu électoral incontournable!

    http://www.avaaz.org/fr/petition/Lile_dAnticosti_u

    • France Marcotte - Abonnée 31 juillet 2012 06 h 47

      C'est si simple de le faire, de signer cette pétition.
      Un geste important posé en quelques secondes.

    • Jean Boucher - Inscrit 31 juillet 2012 09 h 31

      Je viens de signer la pétition mais je ne crois pas que ce sera suffisant. Les pétitions sont utiles mais il faut sutout allé voter lors des prochaines élections générales, sans se faire berner par de belles paroles vides sur la protection de l'environnement.

      Je ne crois pas que Charest et Legault soient véritablement des écologistes. C'est plutôt de la frime pour berner la population et faire mieux accepter leurs projets de développement de ressources naturelles tordus et roublards.

    • France Marcotte - Abonnée 31 juillet 2012 09 h 52

      Pourquoi voudriez-vous que ce soit suffisant M.Boucher?

      Poser un geste, quel qu'il soit, dans le sens de la défense de nos droits en ce domaine, c'est un important saut qualitatif avec parler et ne rien faire, et je suis certaine qu'on y prend goût, qu'on ne peut bientôt plus s'en passer.

    • Jacques Pruneau - Inscrit 31 juillet 2012 10 h 30

      Merci pour le lien, la pétition est signée! C'est un minimum et en ce sens je suis bien d'accord avec M. Bouchard: il faut aller voter et offrir à Charest/Legault de longues vacances.

      Merci aussi à Madame Lorraine Dubé pour le lien concernant les mines abandonnées en ce "plus meilleur pays au monde!"

      Et bien sur, cet article est excellent.

    • Lorraine Dubé - Inscrite 31 juillet 2012 19 h 58

      Inquiétant monsieur Pruneau le constat que ces entreprises soient mises sous séquestre, ce qui est résumé en ces termes : Statut d'une entreprise dont les affaires ont été remises entre les mains d'un séquestre parce que l'entreprise est incapable de payer ses factures et de respecter ses autres obligations.

      Enjeu 3.11«Dans certains cas, on commence à manquer de temps et il pourrait y avoir des dommages environnementaux importants si aucune mesure n'est prise...»

      «Avec les nouvelles mines de diamants et l'exploitation accrue du pétrole et du gaz, la croissance économique dans le Nord est l'une des plus élevées au Canada….»

      Voilà pourquoi il est primordial de déloger Charest du pouvoir. Le clan Desmarais est positionné dans les pétrolières et les gaz de schiste.

      Un autre mandat serait dommageable (un euphémisme) pour les finances publiques et l’intérêt des générations à venir.

  • Georges Washington - Inscrit 31 juillet 2012 04 h 00

    Shell a déjà prospecté sur l'île

    N'oublions pas qu'au milieu des années 90, Shell a prospecté sur l'île avant de conclure que le pétrole qui s'y trouvait n'était pas rentable à exploiter. Elle a donc cédé ses permis à Hydro-Québec.

    Pour moi, il est très clair que le pétrole qui se trouve sous Anticosti n'est pas du pétrole conventionnel, autrement Shell n'aurait jamais quitté l'île et cédé ses permis. La réputation de Shell n'est plus à faire en ce qui concerne la prospection et l'exploitation. C'est une des pétrolières qui tire le meilleur parti de ses concessions et de ses champs pétrolifères.

    Maintenant, ce n'est pas parce que Pétrolia a écrit dans un rapport qu'il se trouvait X milliards de barils de pétrole sous l'île que c'est vrai. Il ne s'agit pas de réserves avérés de pétrole. Bre-X a déjà fait le coup de susciter l'intérêt pour ses actions en trompant tout le monde, y compris les spécialistes. Alors, avant de tout gober ce que Pétrolia a mis dans ses rapports, il faudrait faire une évaluation sérieuse et indépendante.

    Deuxième chose, avant de calculer la richesse potentielle de l'île en pétrole, il faudrait aussi calculer les coûts pour exploiter le pétrole de l'île, et surtout inclure les coûts environnementaux. Ce qui est certain, c'est que de calculer qu'il se trouve 4 000 milliards de dollars de pétrole sous Anticosti est une façon complètement grotesque d'évaluer la situation. Personne ne sait combien de pétrole s'y trouve, à quel prix il peut être extrait et surtout quelle proportion peut être extraite.

    Ceci étant dit, je suis d'avis qu'une évaluation s'impose. J'ignore si le moratoire est la solution présentement parce qu'à ce que je sache il ne s'agit pas encore d'exploiter, mais bien de prospecter, étape nécessaire à une évaluation environnementale aussi. Mais, je suis aussi à peu près certain que les pétitions ne donnent rien lorsque vient le temps de stopper le gouvernement. Il faudra que la population soit prête à prendre la rue le cas échéant.

    • Sylvain Archambault - Abonné 31 juillet 2012 07 h 22

      Un rapport audité des réserves de pétrole de Pétrolia a été produit en Sept. 2011 par Sproule Inc. http://db.tt/yDSMb5sw
      Il faut consulter les tableaux 1 à 4.
      À ce jour, les réserves prouvées de Pétrolia à Anticosti sont de ZÉROS barils, contrairement aux folles rumeurs de 30 milliards de barils.
      "There are no reserves assigned to the properties held by the Company"

    • Marc Durand - Abonné 31 juillet 2012 08 h 20

      Pour le pétrole extrait par fracturation hydraulique, il y a encore peu d'exemples réels, un seul en fait au Dakota Nord. En raison de sa viscosité, le pétrole migne bien plus mal vers les fractures que le gaz méthane. Le taux de récupération se situe entre 2 et 4%. C'est déjè très pauvre avec 20% pour le gaz de schiste; pour le pétrole de schiste avec un taux de récupération de 2, 3 ou 4%, c'est scandaleux de fracturer tout le volume de roc de façon irréversible. Les impacts collectifs sont énormes pour permettre un profit à court terme aux pétrolières.

    • Richard Laroche - Inscrit 31 juillet 2012 08 h 39

      D'après notre expérience des derniers mois, prendre la rue semble ne pas être une voir privilégiée pour la paix sociale.

      Comme il n'y a qu'une élection aux 4 ans et que la plupart des autres mécanismes démocratique ne laissent aucun pouvoir aux citoyens, ce sujet devrait faire partie des enjeux de la prochaine élection.

    • Georges Washington - Inscrit 31 juillet 2012 14 h 19

      M. Laroche,

      il ne s'agit pas ici de paix sociale. Si vous êtes prêt à sacrifier sur l'autel de la paix sociale toute contestation, continuez à vous faire enguirlander.

      Les élections ne permettent pas de traiter tous les dossiers qui concernent les citoyens. Cette vision archaïque qu'une fois élu le gouvernement doit pouvoir faire ce qu'il veut sans rendre de comptes avant quatre ans n'a plus sa place.

      Et si la rue ne donne rien, expliquez-moi le recul du gouvernement dans le dossier du Suroît.

      Merci

  • Gaston Langlais - Inscrit 31 juillet 2012 05 h 43

    Un trou ou deux...

    Bon matin,

    Mme Parant s'énerve pour rien. Un trou ou deux à Anticosti ne changera pas le paysage. Il n'y a pas de pétrole dans le sous-sol anticostien.

    Gaston Langlais - Gaspé.

    • France Marcotte - Abonnée 31 juillet 2012 06 h 27

      Qui êtes-vous monsieur Langlais pour affirmer une telle chose?

      Moi aussi je peux en lancer des ballons, dire n'importe quoi, genre, «monsieur Langlais est le cousin du maire de l'île d'Anticosti, prouvez le contraire si vous le pouvez».

    • Lorraine Dubé - Inscrite 31 juillet 2012 07 h 03

      Tant que Charest a les 2 mains sur le volant, il y a de quoi s'inquiéter. Depuis 2003, un bar ouvert qui consiste en une stratégie énergétique de spoliateurs: Brader le bien public au profit du secteur privé.

      En 2002, le gouvernement péquiste en était presque à une entente avec les cris.

      Bernard Landry: «Les ressources naturelles, qu'il s'agisse de cours d'eau ou de minerai, appartiennent au peuple québécois. C'est une richesse nationale. Il faut qu'elles soient traitées de cette manière.»

      «L’État aurait ainsi retiré une partie des profits générés par une éventuelle exploitation, en plus des redevances et des impôts payés par les entreprises privées impliquées dans le développement de la filière hydrocarbures.»

      «Plusieurs de nos géologues nous disaient : un jour, nous ferons des découvertes importantes de gaz et de pétrole. Donc, nous voulions rester tout près comme l’ont fait des pays comme la Norvège»

      Le clan Desmarais est très bien positionné dans l'industrie, a pris acte et s'en prend de plein fouet au PLAN 0 de Jacques Parizeau.

    • Marc Durand - Abonné 31 juillet 2012 08 h 08

      Oui il y a du pétrole, mais on doit le laisser là encore pour au moins deux générations; voir mon commentaire plus bas.

    • Franklin Bernard - Inscrit 31 juillet 2012 08 h 16

      Il parait qu'il y aurait des millions de barils de pétrole dans le sous-sol de la région de Gaspé. Je suggère donc à Petrolia d'aller faire «un trou ou deux» à Gaspé. Nous verrons alors qui «s'énerve pour rien.»

    • Jean-François René - Abonné 31 juillet 2012 08 h 43

      Pétrolia et Junex creusent déjà à Gaspé. La question environnemental est centrale, partout. Mais la question de la transparence des décisions, et de la consultation, exaspère dans ce dossier, comme bien d'autres. Tout est sous la couverte...Je veux bien que Shell soit parti..mais si d'autres sont là, c'est que ça doit valoir quelque chose.

    • Marie-France DOUCET - Inscrit 31 juillet 2012 12 h 13

      S'il n'y a pas de pétrole dans le sous-sol d'Anticosti, qu'est-ce que les compagnies font là d'abord? Elles vont voir? Qu'elles aillent voir ailleurs. Conservons Anticosti pour ce qu'elle est: une réserve de biodiversité. Protégeons le golfe du Saint-Laurent en lui donnant le statut de parc marin. Assumons nos ressources renouvelables, soyons novateurs, soyons un exemple à suivre, plutôt qu'un troupeau de moutons qui suivent.

    • Georges Washington - Inscrit 31 juillet 2012 17 h 31

      Bon, je réexplique. Il y a plusieurs façons de faire de l'argent et le pétrole n'est pas nécessaire. Est-ce que vous connaissez l'histoire de Bre-X, cette compagnie qui disait avoir découvert un filon d'or d'une richesse incommensurable et qui avait donc attiré d'énormes capitaux, réussissant à tromper les spécialistes financiers et même les géologues pour finalement fuir avec la caisse laissant aux actionnaires un terrain où il n'y avait pas une pépite d'or?

      Il peut y avoir du pétrole sous Anticosti, mais ça ne veut pas dire qu'il est exploitable et s'il est exploitable, cela ne veut pas dire que ce soit rentable et si c'est rentable cela ne veut pas dire que la valeur soit de 4000 milliards de dollars.

      Certains veulent croire au pétrole d'Anticosti comme d'autres croient au bon Dieu.

  • Caroline Moreno - Inscrit 31 juillet 2012 05 h 56

    SOLIDARITÉ

    Vous n'êtes pas seuls. Tout le Québec est avec vous.

    (Combien d'argent Charest a-t-il perçu pour cette vente illégale car secrète)

  • jacques gelineau - Abonné 31 juillet 2012 06 h 32

    jacques gelineau

    Non madame Parant ne s'énerve pas pour rien, cet été Junex fera une tranchée forestière de 240 kilomètres par 3 mètres afin de forer a tout les 60 mètres, ce quadrillage de déforestation aura un impacte très négatif sur la flore et par succession la faune très fragile de ce territoire. Pour comprendre cette fragilité il faut avoir mis les pieds sur l'île et comprendre le fonctionnement très complexe de l'écosystème forestier déjà mis a rude épreuve par les chevreuils espèces exotiques dans cette îles et les bucherons qui y induisent une pression antrophique importante sur le couvert forestier. Rien n'est simple Monsieur lLanglais quand l'on sort de son salon.

    • Sylvain Archambault - Abonné 31 juillet 2012 06 h 52

      Correction... Junex a effectivement entrepris des levés sismiques cet été. Toutefois, il n'y a absolument aucun forage pétrolier cet été à Anticosti. Le forage "à tous les 60 mètres" dont il est fait question plus haut, c'est plutôt des trous de quelques mètres pour y déposer la dynamite servant aux
      levés sismiques.

    • Marie-France DOUCET - Inscrit 31 juillet 2012 10 h 08

      N'empêche que le corridor sera déforesté, avec les conséquences qui vont avec. Même si les levés sismique n'ont pas lieu cet été, ils auront lieu éventuellement si les travaux ne sont pas bloqués. Sinon, toute cette déforestation aura été faite pour rien. On ne parle pas, d'après les infos que j'ai, de jardiner la forêt, là. S'il n'y a pas de forage pétrolier en 2012, on s'y prépare quand même. Les levés sismiques ne sont que la première étape.

    • Marc Drouin - Abonné 31 juillet 2012 11 h 21

      ...Puis après ???? Mr. Archambeault....

    • Sylvain Archambault - Abonné 1 août 2012 00 h 12

      @M. Marc Drouin...
      Je voulais simplement apporter une précision à l'intéressant commentaire de M. Gélineau.
      Pas de forages cet été sur Anticosti... mais des centaines de km de lignes sismiques avec toutes les perturbations à l'environnement que ça implique. Les forages, ce sera pour l'été prochain ou plus tard, selon ce que les analyses sismiques révéleront à Junex.

    • Georges Washington - Inscrit 1 août 2012 10 h 56

      Quand Shell a foré dans les années 90, ils ont compensé écologiquement leurs forages après avoir quitté en créant des exclos, zone d'exclusion des cerfs de Virginie afin de permettre à la flore indigène de l'île de reprendre ses droits à certains endroits. Oui, la flore de l'île est fragile. Mais, il ne faut pas non plus oublier que l'île a fait l'objet d'exploitation forestière intensive alors qu'elle était la propriété de papetières avant que le gouvernement Québécois fasse l'acquisition de l'île dans les années 80.

      Est-ce que ce que Junex fait est trop stressant pour la flore de l'île, je l'ignore, je ne suis pas spécialiste, mais y a-t-il eu un contrôle environnemental sur ces activités-là par le ministère approprié? Faudrait demander les rapports.