La Californie autorise le refus des compteurs intelligents

La Commission des services publics de Californie a autorisé cette semaine les clients du principal distributeur d'électricité de cet État, la société PG&E, à refuser l'installation dans leur résidence des compteurs dits «intelligents».

Ces clients auront soit le choix de conserver leur ancien compteur analogique, soit d'accepter l'installation d'un compteur électronique multifonctions dont on aura désactivé l'émetteur qui permet de transférer les données au moyen de radiofréquences qui s'accompagnent de champs électromagnétiques.

Mais la commission californienne a décidé que les personnes réfractaires à ce que le quotidien Le Monde suggère d'appeler des «compteurs émettants» — puisque leur caractéristique principale est d'émettre des champs électromagnétiques — devront acquitter les frais du relevé de leur compteur par un représentant de PG&E. Ainsi, la commission autorise le distributeur à imposer des frais initiaux de 75 $ pour pénaliser le recours à un releveur — ce qui ne coûtait rien depuis le début de l'électrification des villes — et des frais mensuels de 10 $.

La décision de la commission est d'autant plus controversée que PG&E avait accepté en décembre de ne pénaliser aucun des clients qui se désengagerait du programme. Il semble qu'aucune autre solution, par exemple l'installation de compteurs intelligents reliés au téléphone, n'a été envisagée.

PG&E a été autorisée à installer 5 millions de compteurs électriques d'ici 5 ans, une opération que l'industrie du gaz veut copier en installant 4 millions en se basant sur le précédent.

En Grande-Bretagne


La Grande-Bretagne songerait elle aussi à permettre de se retirer de son programme de modernisation des compteurs, selon ce que rapportait cette semaine en primeur le Telegraph. Ce pays projetait d'en installer quelques dizaines de millions d'ici 2019 au coût de 12 milliards de livres sterling. Jusqu'ici 400 000 ont été installés, mais le mouvement ralentit, car l'opposition prend forme depuis que le public découvre dans ces compteurs une nouvelle source de champs électromagnétiques. Dans plusieurs pays, l'installation de ces compteurs et des antennes de téléphonie cellulaire est en train de provoquer une prise de conscience de l'ampleur prise par la pollution électromagnétique depuis quelques décennies.

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Fin du projet-pilote d'Hydro dans Villeray

Alors que les citoyens du quartier Villeray, à Montréal, affirment avoir eu raison du projet-pilote de compteurs émettant dans leur quartier, Hydro-Québec a confirmé au Journal de Montréal qu'elle mettait fin à son projet-pilote même si 7000 des 27 000 compteurs prévus n'ont pas encore été installés.

Pour le Comité Villeray refuse (CVR), Hydro-Québec a voulu désamorcer la grogne croissante qui incitait de plus en plus les gens du quartier à fermer leur porte aux installateurs, à dire qu'ils n'étaient pas à la maison durant la journée ou à envoyer des lettres à Hydro-Québec pour dire qu'ils refusaient l'installation de ces équipements dans leurs maisons.

Selon Marie-Michèle Poisson, porte-parole du CVR, plusieurs citoyens ont même commencé à exiger le retrait de ces équipements. De son côté, Hydro estime avoir obtenu toutes les informations qu'il voulait tirer de son projet-pilote. Les compteurs qui n'ont pas encore été installés le seront dans la phase finale du projet, une fois que la Régie de l'énergie l'aura avalisée, comme le prévoit la société d'État.
2 commentaires
  • ceberger - Inscrit 4 février 2012 06 h 27

    Filous sans fil .. Branchez-vous

    L'acceptabilité sociale est une composante essentielle du développement durable que semble ignorer note Société d'État, si perméable aux lobbies techno-scientifiques de mèche avec lea syst;èmes financier et spéculatif, qu'on en vient à se demander si la mainmise de ces derniers sur nortre bien collectif nationalisé de haute luttes par le Gouvrneemnt Lesage, n'est pas achevée en secret.

    Nous font frémir les acCOrds de l'AEGC dont des clauses objet ou pas de coulage sont mortifères pour le bien commun et le patrimoine dont le Québec a la garde et dont il doit assumer la sauvegarde de son libre cycle pour le devenir de toute l'humanité : nos eaux douces. Hydro-Québec joue le jeu des compagnie extractives les plus ôdieuses du fait de son quasi monopole: Un monopole d'État soudoyé en vertu de conteats secrets: Quel pactole..

    Un vraie farce! Mais le moins drôle dans tout cela, est que la prospérité d'un LANDIS-GYR fera monter un tant soit peu l'Euro, alors que le DEollar canadien risque de plonger à la chaleur qui montera au thermomètre (!!!) des petits " dépassement de coûts". pour lesquels Hydro est passé maïtre. On nous dira: " Nous sommes trois séparées: les trois singes qui ne voient ni ne disent ni ne parlent.

    Voilà pourquoi je vais em déguiser en Hydro-Pinnocchio devant le prlement à Québec ce dimanche et ne ferait que répéter menteries et cachoteries... mon nez va devenir rouge.. rouge, aussi rouge que la main rouge de www.nonauxhausses.org Sommes-nous maîtres chez nous? Pas sans Éco-Justice; pas au déni de la santé publique!

    Charles-Eugène Bergeron
    (Québec)

  • Sylvain Laramée - Inscrit 6 février 2012 14 h 47

    Hydro-Québec et les champs électro-magnétiques

    Rappelez-vous avant que l'Organisation mondiale de la santé établisse le fait que les champs élextromagnétiques des lignes à hautes tensions comme cancérigènes; notre société d'état vantait les conditions énergisantes (SIC) de ces champs pour la santé humaine ... L'histoire se reproduit-elle?