Peter Kent et Pierre Arcand en désaccord sur Kyoto

Pierre Arcand et Peter Trent ont un point de vue différent sur la participation du Canada au protocole de Kyoto.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Pierre Arcand et Peter Trent ont un point de vue différent sur la participation du Canada au protocole de Kyoto.

Le ministre fédéral de l’Environnement, Peter Kent, continue de croire que le protocole de Kyoto «relève du passé» et la délégation canadienne s’amènera à Durban avec une volonté plus «réaliste», dit-il, sans toutefois faire obstruction à ceux qui veulent se soumettre aux objectifs de Kyoto. Aux côtés de M. Kent, le ministre québécois du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, a pour sa part réitéré sa foi en faveur du protocole.

De passage à Montréal aujourd'hui, le ministre Peter Kent n’a pas voulu dire clairement si le Canada se retirerait du protocole de Kyoto, bien que ses déclarations des derniers jours le laissent croire.

«Nous ne nous opposerons pas à ceux qui veulent s’engager pour une seconde fois envers le protocole de Kyoto, mais nous voulons faire participer les grands émetteurs, comme les États-Unis, la Chine, l’Inde, les pays émergents, le Brésil. Nous voyons un mouvement significatif en ce sens. Le Canada, le Japon et la Russie sont parfaitement d’accord à ce sujet. Nous croyons qu’il nous faut un nouvel accord, qui inclut tous les principaux émetteurs», a déclaré le ministre Kent.

Il croit néanmoins possible de participer à la conférence de Durban, en Afrique du Sud, «pour faire avancer la cause» de la lutte contre les changements climatiques. Il ne s’attend pas à ce qu’une entente comme telle y soit conclue, mais bien à des pas supplémentaires vers un accord plus large.

«D’ici 2050, le Canada endosse la position qui a été prise de limiter l’augmentation de température à deux degrés Celsius. Et c’est la raison pour laquelle le ministre Kent dit qu’il faut aller au-delà de Kyoto avec un accord contraignant, éventuellement, qui va lier toutes les parties et qui va nous permettre d’atteindre cet objectif-là, puisque Kyoto ne comprenait que 20 % des pays émetteurs», a résumé son collègue Steven Blaney, ministre des Anciens combattants, qui était à ses côtés lors de la rencontre avec la presse.

Arcand en faveur de Kyoto

Le ministre québécois du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, a pour sa part réitéré sa foi en Kyoto, comme le premier ministre du Québec Jean Charest l’avait fait la veille. Et il ne croit pas que le Canada devrait se retirer du protocole de Kyoto comme il semble s’apprêter à le faire.

«Nous, nous sommes en faveur. Nous croyons que le plus rapidement possible, il devrait éventuellement y avoir un accord contraignant. Et on devrait avoir un accord contraignant qui implique tous les pays du monde pour avoir une stratégie de réduction des gaz à effet de serre, tout simplement», a opiné le ministre québécois de l’Environnement.

Selon lui, «le gouvernement fédéral devrait être plus ambitieux» dans ses objectifs environnementaux.
1 commentaire
  • Patrik Gaudet - Inscrit 29 novembre 2011 17 h 36

    Solution simple

    La souveraineté du Québec.