Développement durable au coeur de Montréal

La nouvelle Maison du développement durable va tenter d’obtenir la certification LEED Platine.
Photo: - Le Devoir La nouvelle Maison du développement durable va tenter d’obtenir la certification LEED Platine.

La Maison du développement durable a été inaugurée hier à Montréal en présence du ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, du maire Gérald Tremblay, des dignitaires et présidents de sociétés privées et publiques qui ont soutenu le projet.

Cet édifice, situé à côté du Théâtre du Nouveau Monde dans la rue Sainte-Catherine à Montréal, va abriter plusieurs groupes écologistes et sociaux québécois, canadiens, voire internationaux comme Amnistie internationale.

Piloté par le groupe Équiterre, le projet a reçu près de 11 millions de Québec sur un budget de 27 millions. Hydro-Québec a pour sa part donné en plus le terrain d'une valeur de 1,5 million.

Néanmoins, les documents de presse présentaient hier Alcoa comme le partenaire «principal» dans la liste des donateurs, dont la contribution globale atteint 7,5 millions. Des prêts totalisant 6 millions ont aussi été contactés auprès de la Fiducie d'économie sociale, d'Investissement Québec et de la Caisse d'économie solidaire.

LEED Platine


L'édifice en question va tenter d'obtenir la certification LEED Platine. S'il l'obtient, il sera le premier édifice commercial québécois à décrocher ce titre. Pour atteindre une très faible empreinte écologique, les concepteurs, la firme d'architectes Menkès, Shooner, Dagenais et Létourneau, ont fait appel à plusieurs technologies de pointe.

Ainsi, on a utilisé un plancher surélevé pour acheminer la ventilation à basse vitesse tout près des usagers. Les ascenseurs sans salle mécanique et dotés d'un moteur sans engrenage utilisent entre 25 et 30 % moins d'énergie. L'enveloppe extérieure du bâtiment est énergétiquement ultraperformante, ainsi que les fenêtres à triple vitrage.

La totalité de la climatisation et 80 % du chauffage sont assurés par un système de géothermie, qui utilise 28 puits de 152 mètres de profondeur, sous l'édifice. L'éclairage fait appel aux plus récentes technologies comme les ampoules à faible taux de mercure et des diodes luminescentes (DEL).

Un mur végétal va servir à épurer l'air intérieur de l'édifice en le faisant circuler à travers un véritable «biofiltre» de cinq étages. Une attention particulière a été apportée au choix des matériaux, dont plusieurs sont des matières recyclées, comme les cendres de charbon utilisées dans le ciment ou le bois noyé, récupéré pour un grand escalier notamment. Diverses technologies ont aussi été retenues pour gérer les déchets et les eaux de pluie.

En plus d'abriter des groupes écologiques et sociaux, la Maison du développement durable va servir de lieu de rencontres publiques, de conférences et d'événements à vocation sociale et écologique tout au long de l'année.

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