Un vaste trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique

La couche d'ozone au dessus de l'Arctique serait fortement dégradée.<br />
Photo: Agence Reuters Denis Sarrazin La couche d'ozone au dessus de l'Arctique serait fortement dégradée.

Washington — Des scientifiques ont dit dimanche avoir constaté un trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique, d’une ampleur sans précédent, causé par une période prolongée de températures extrêmement basses dans la stratosphère.

L’étude menée par la NASA laisse croire que la quantité d’ozone détruite est comparable aux épisodes au-dessus de l’Antarctique dans les années 1980.

Des scientifiques de 19 institutions dans neuf pays, incluant le Canada et les États-Unis, ont pris part aux recherches.

Ils ont découvert qu’à certaines altitudes, la période de froid intense a été plus de 30 jours plus longue en 2011 qu’au cours de tous les hivers étudiés, menant au trou sans précédent dans la couche d’ozone.

L’ozone se forme dans la stratosphère où elle filtre les ultra-violets qui endommagent la végétation et peuvent provoquer des cancers de la peau ou d’autres problèmes de santé.
3 commentaires
  • France Marcotte - Inscrite 3 octobre 2011 20 h 26

    À suivre?

    Un trou causé par une période prolongée de températures extrêmement basses dans la stratosphère.
    Et qu'est-ce qui a causé ce refroidissement jamais observé?
    Dans les années 1980, les causes du trou avaient été différentes.
    Étrange.

  • Yvan Dutil - Inscrit 3 octobre 2011 21 h 23

    Vous mélanger tout.

    Madame Marcotte, le trou a la même taille que celui observé dans les années 80 en Antarctique, pas en Arctique. La stratosphère est plus froide en Antarctique, ce qui favorise la destruction de la couche d'ozone.

    Le trou dans l'Arctique n'était pas inattendu, cela doit bien faire une dizaine d'années que les spécialistes de l’atmosphère s'y attendaient.

  • Sylvain Auclair - Abonné 3 octobre 2011 21 h 44

    Au contraire, c'est le même phénomène

    Citation de Wikipédia: «Dans l'océan Arctique, l'ampleur du phénomène n'atteint pas encore celle qui est observée dans l'hémisphère Sud.
    Le fait que la perte d'ozone, si importante en Antarctique, soit moindre au-dessus de l'Arctique découle des différences climatiques entre ces deux régions. Le refroidissement de la stratosphère polaire est en effet moins intense au nord où, en moyenne, les températures sont de 15 à 20 °C supérieures à celles observées au pôle Sud.
    Cette différence de comportement entre les deux pôles est directement liée à la géographie : le continent antarctique est isolé au milieu des océans dans l'hémisphère Sud. Dans l'hémisphère Nord, au contraire, une alternance de continents et d'océans, de zones de hautes et de basses pressions atmosphériques contribue à créer un mouvement continu des masses d'air tel que le pôle Nord ne reste jamais totalement isolé. L'air des latitudes moyennes, plus chaud, arrive donc toujours au pôle, y augmentant ainsi les températures moyennes.»