Milieux humides - Brossard double l'aire protégée aux abords du Quartier Dix-30

La zone protégée à Brossard couvre désormais 519 hectares.
Photo: Nature-Action Québec La zone protégée à Brossard couvre désormais 519 hectares.

La Ville de Brossard et le groupe Nature-Action Québec ont annoncé hier l'acquisition de 230 hectares supplémentaires de boisés naturels et de milieux humides dans ce qu'on appelle le Bois de Brossard.

Cette acquisition porte à 519 hectares la zone protégée à perpétuité dans un des milieux les plus importants pour la sauvegarde de la rainette faux-grillon, une espèce menacée du Québec.

La surface protégée, qui s'étend au sud du mégacentre commercial Quartier Dix-30, des deux côtés de l'autoroute 10, correspond à plus de deux fois la surface du parc du Mont-Royal au centre de la métropole.

Cette forêt est classée «boisé d'intérêt métropolitain» dans le plan d'aménagement régional, en plus d'être vouée irrévocablement à la conservation par le schéma d'aménagement de l'agglomération de Longueuil et le plan de zonage de Brossard. C'était aussi un milieu agricole protégé contre le développement industriel et résidentiel.

230 hectares de plus

Nature-Action et ses partenaires ont déboursé ensemble 1,9 million pour acquérir les 230 nouveaux hectares qui abritent d'importants milieux humides forestiers. Les biologistes du gouvernement y voient un des bastions de la méta-population de rainettes faux-grillon, ce qui explique que le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs y ait investi 1,1 million. Le programme fédéral de conservation des aires naturelles, administré par Conservation de la nature, a accordé de son côté plus de 600 000 $ à cette acquisition. La fondation de la faune du Québec (56 600 $) et Brossard (103 000 $) ont complété le budget.

Pour Tommy Montpetit, de Sauvons nos boisés et milieux humides, «c'est pas tous les jours qu'on a d'aussi bonnes nouvelles en environnement. C'est à souligner, car c'est très important: c'est une fois et demie la surface entière du Boisé du Tremblay! C'est aussi la tête de la rivière Saint-Jacques, qui s'écoule entre Brossard et Laprairie. Voilà un pas majeur dans la protection de la rainette faux-grillon. Il faut espérer que nos villes ne vont pas s'arrêter là».

Pour sa part, Romy Bazo, de Nature-Action Québec, n'entend effectivement pas s'arrêter là. Il reste, dit-elle près de 400 hectares de forêts et de milieux humides encore intacts tout près de ce site, qu'il faut aussi protéger conformément aux impératifs de la planification territoriale en matière de conservation.

Pour l'instant, Brossard va amorcer sa réflexion sur la manière de protéger les lieux tout en assurant un accès aux citoyens qui veulent pratiquer des activités de faible empreinte écologique sur le territoire.

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