Le déclin des grands prédateurs bouleverse les écosystèmes

Washington — Les grands prédateurs comme les lions, les loups ou les requins sont en déclin partout dans le monde et cette tendance perturbe les écosystèmes, ont constaté des chercheurs dans une étude publiée hier.

«Ces prédateurs et ces écosystèmes préservent au bout du compte les humains. Il ne s'agit pas simplement d'eux, mais aussi de nous», a expliqué William Ripple, professeur de sylviculture à l'Université d'État de l'Oregon et coauteur d'une étude parue dans le journal Science.

La planète Terre vit actuellement la sixième extinction de masse, constate l'étude réalisée par des scientifiques issus de 22 établissements de six pays. Mais celle-ci diffère des cinq précédentes, car elle est entièrement provoquée par les activités humaines, telles que l'exploitation des terrains, la pollution, la chasse, la pêche, le braconnage, et parce qu'elle se concentre sur les prédateurs situés au sommet de la chaîne alimentaire.

«La perte de prédateurs en haut de la chaîne reflète sans doute le plus l'influence grandissante de l'espèce humaine sur la nature», dit l'étude. Les conséquences sont visibles dans les océans comme sur terre. Par exemple, la baisse du nombre de pumas dans l'ouest de l'Utah a conduit à une explosion de la population des cervidés. Or les cervidés mangent essentiellement des plantes; du coup, la diminution de la végétation a entraîné la dégradation du cours des petits ruisseaux et l'affaiblissement de l'ensemble de la biodiversité dans cette région.

De même, la chasse industrielle des baleines a poussé leurs principaux prédateurs, les orques, à modifier leur régime alimentaire pour se nourrir désormais essentiellement de lions de mer, phoques et loutres, espèces qui ont vu en conséquence leur population diminuer fortement.
1 commentaire
  • Maurice Monette - Inscrit 15 juillet 2011 15 h 30

    Mais, qu'est-ce qui a engendrée cette dégénérescence...?

    Des commentaires alarmistes avaient été lancés depuis environ vingt ans ( 20 ans) sur des Tribunes telles la vôtre mais, ce ne fut guère mieux que de crier dans le désert.

    Des mises en gardes avaient été formulées pour tenter d'éveiller les Dirigeants(es) de notre société humaine mais, comme il n'y en avait plus que pour l'argent, le "fric", nous passions pour des illuminés(es). Maintenant que le Mal est fait, il est à espérer qu'on ne blâmera pas les spécialistes de la Biosphère de ne pas avoir mis les Dirigeants(es) en garde contre ce qui se passe présentement. Ce sont ces gens de peu de conscience sociale qui sont directement responsables de l'apocalypse actuelle et possiblement finale...

    Alors, qu'ils / elles aillent se cacher derrière leurs monceaux d'or et d'argent. Sûrement que ces gens boursicoteurs(es) ne voudrons jamais avouer leur grossière erreur de vouloir jouer aux maîtres du monde. En attendant, de ne pas avoir voulu suivre les Limites intrinsèques qui nous permettaient de sauvegarder la faune et la flore, c'est dans ces conditions d'extinctions de multiples espèces animales