Évaluation environnementale stratégique - Des candidats de qualité ont été écartés, décrie la coalition MCN-21

La coalition MCN-21 (Maîtres chez nous - 21e siècle) s'explique d'autant moins le «déséquilibre» entre le secteur privé et la société civile au sein du comité chargé de l'évaluation environnementale stratégique (EES) sur les gaz de schiste qu'elle avait présenté des candidatures de haut niveau, qui ont été refusées sans explication.

Selon Daniel Breton, porte-parole de MCN-21, ce groupe a présenté les candidatures de Jean-Marc Pelletier, ingénieur pendant 30 ans à l'Institut de recherche en électricité du Québec (IREQ), la branche scientifique d'Hydro-Québec, et président du syndicat des chercheurs de cet organisme.

MCN-21 a aussi proposé la candidature de Denis L'Homme, un économiste qui a été sous-ministre délégué à l'Énergie au sein du ministère des Ressources naturelles du Québec.

Ces deux personnes militent au sein de MCN-21, un groupe opposé aux gaz de schiste. Mais selon Daniel Breton, «des représentants de cette qualité auraient rétabli un certain équilibre en face de fonctionnaires gouvernementaux et de personnes directement issues de l'industrie, et qui doivent se prononcer sur la pertinence socio-économique de ce développement».

Daniel Breton dit avoir par ailleurs appris qu'une autre économiste engagée dans ce débat public, Kim Cornelissen, une des porte-parole de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), aurait été sur les rangs pour représenter le milieu écologiste militant ou la société civile.

Le Collectif scientifique sur les gaz de schiste a de son côté signalé au Devoir qu'un des géologues retenus pour représenter le monde universitaire, Michel Malo, est titulaire d'une chaire de recherche sur la séquestration de CO2. Parmi les partenaires de cette chaire, on retrouve les sociétés Intragaz et Junex. Le p.-d.g. de Junex, Jean-Yves Lavoie, qui est aussi enregistré comme lobbyiste, siégera dans ce comité avec une autre employée de la société gazière Talisman.

Pour Éric Darier de Greenpeace-Québec, ce déséquilibre en faveur du développement des gaz de schiste «confirme que le gouvernement Charest n'a rien compris à la vague citoyenne».

«Cette décision, dit-il, confirme malheureusement l'analyse lucide du journaliste Hervé Kempf, du quotidien Le Monde, sur le contrôle grandissant d'une oligarchie ici et ailleurs dans le monde.»
2 commentaires
  • tanien - Inscrit 17 mai 2011 10 h 15

    Il faut se lever et bouger

    À La Présentation, le 28 mai, à 10h, 1347 rang Salvail.

  • Michel Simard - Inscrit 17 mai 2011 19 h 56

    Parodie

    Ce Jean Charest est vraiment un maître de la parodie et du vaudeville, n'en déplaise à tous les anti-Québécois de ce site.