Rapport de l'Union internationale pour la protection de la nature - Les pétrolières doivent stopper toute fuite possible en quelques heures

Les industriels qui veulent forer en mer au large des côtes doivent désormais être en mesure de stopper toute fuite de pétrole en quelques heures pour éviter de nouvelles marées noires comme celle de l'année dernière dans le golfe du Mexique.

C'est le message qu'a lancé hier, un an après le début de la catastrophe de la plateforme Deepwater Horizon, l'Union internationale pour la protection de la nature (UICN). Cet organisme suit pour le compte de l'ONU l'état de la biodiversité sur la planète.

Selon L'UICN, les normes gouvernementales devraient, dans tous les milieux marins le moindrement délicats, exiger que les pétrolières forent simultanément deux puits afin d'être toujours prêtes à bloquer le puits principal plutôt que d'en perdre la maîtrise et engendrer ainsi une marée noire.

Généralement, les pétrolières aux prises avec une fuite lancent un deuxième forage latéral afin de pouvoir introduire une matière capable de boucher le puits en perte de contrôle. Mais ce forage peut prendre trois mois et pendant tout ce temps, la marée noire prend de l'ampleur.

Cette solution a été évoquée pour les forages dans l'Arctique pour pouvoir neutraliser une fuite qui surviendrait peu avant la prise des glaces. Le couvert de glaces empêcherait de lancer un deuxième forage et provoquerait un écoulement continu pendant le long hiver arctique. Mais le gouvernement Harper, l'Office national de l'énergie et la commission sénatoriale qui s'est penchée sur les risques des forages dans l'Arctique canadien se disent satisfaits des assurances données par les pétrolières.
2 commentaires
  • France Marcotte - Inscrite 21 avril 2011 09 h 40

    La moindre des choses

    On exige de semblables mesures de sécurité pour des procédés de bien moindre envergure. En usine par exemple pour la sécurité des travailleurs.
    C'est vrai qu'un puits de pétrole c'est plus abstrait (et ce qu'il produit nous fait baver de convoitise); faut être spécialiste pour entrer dans les détails du comment du pourquoi (moins depuis l'an dernier dans le golfe du Mexique mais c'est si loin déjà).
    Et n'est-ce pas comme pour les sommes d'argent: plus c'est gros, plus ça nous échappe (surtout si c'est à nous).
    On a l'habitude, allez...

  • camelot - Inscrit 21 avril 2011 12 h 56

    Voeux pieux

    L'industrie fait à sa guise, et les gouvernements approuvent.