Mise au rancart des vieilles voitures - Québec prend le relais d'Ottawa

Québec a décidé de prendre le relais du fédéral en investissant 10 millions de dollars, sur deux ans, pour poursuivre le retrait des vieilles bagnoles polluantes de la circulation, moyennant compensations aux propriétaires.

Le gouvernement Harper a mis fin au 31 mars à son programme de mise au rancart, qu'il finançait depuis deux ans. Seules quelques provinces, comme la Colombie-Britannique et l'Ontario — le Manitoba songe à lancer le sien — s'étaient dotées de programmes similaires mais aux modalités souvent très différentes. Le Québec finançait depuis des années le programme Faites de l'air, piloté par l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA).

La relance de ce programme censé lutter simultanément contre les changements climatiques et la pollution de l'air a été annoncée hier à Montréal par les ministres du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, et son collègue des Transports, Sam Hamad.

En échange d'une vieille voiture construite avant 1997, les propriétaires pourront recevoir soit des titres de transport en commun, soit des rabais sur l'abonnement à une société d'auto-partage ou sur l'achat d'un vélo ou d'un véhicule écoénergétique.

Selon André Bélisle, président de l'AQLPA, les vieilles voitures sont en général mal entretenues par leur propriétaire, de sorte qu'elles polluent bien au-delà des normes qui ont présidé à leur conception. Dans certains cas, elles peuvent polluer jusqu'à 20 fois plus qu'une nouvelle voiture.

Au cours des deux dernières années, ce programme, financé conjointement par Québec et Ottawa, a permis de retirer 40 000 vieilles voitures de la circulation. C'est deux fois plus que l'objectif qui était visé.

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