En bref - Nucléaire: moratoire demandé

Au moment où Ottawa se demande s'il doit prolonger de cinq ans le permis de la centrale nucléaire de Gentilly-2, aux États-Unis 45 organismes publics et scientifiques ont demandé hier au gouvernement Obama d'instituer un moratoire sur les 21 projets de prolongement de vie utile ou sur la construction de nouveaux réacteurs dans 15 États.

Ce moratoire, qui gèlerait les dossiers en cours devant la Nuclear Regulatory Commission, durerait jusqu'à ce que cette commission ait révisé ses procédures d'évaluation des projets à la lumière de l'accident de Fukushima. Des demandes semblables ont été adressées au Canada à la Commission canadienne de sécurité nucléaire, qui a réclamé une révision des procédures de sécurité, mais sans interrompre l'évaluation des deux nouveaux réacteurs de la centrale de Darlington, en Ontario, et de Gentilly-2.
4 commentaires
  • Patrick Collette - Inscrit 15 avril 2011 08 h 12

    Pourquoi risquer

    Gentilly 2 fournit 3 % de l'électricité au Québec, paraît-il? Quel monumental risque pour négliger de développer des sources d'énergie sécuritaires et propres! Il n’y a pas meilleur exemple de la bêtise humaine au service de la cupidité de quelques individus.

  • Maurice Monette - Inscrit 15 avril 2011 12 h 52

    Savoir prendre en compte les proportions car, de nos jours...

    ...c'est vrai qu'on n'aurait pas besoin de ce type d'Énergie pour produire de l'Électricité. Mais, et il y a toujours un mais, tenant justement compte de l'inutilité de ce genre de réacteur pour fournir une si petite proportion de la quantité d'Énergie Électrique dont le Québec est le producteur, n'y verrait-on pas le seul moyen qui nous permet d'être autonome, quant aux besoins médicaux des isotopes radioactifs produit par ce genre de Générateur...?

    Alors, en proportion, comparativement aux Réacteurs Nucléaires utilisés par des Pays comme le Japon où c'est un, sinon le moyen principal qui fournit l'Électricité qui leur permet d'être si performant, ici, ce n'est que de garder en activité une petite centrale, qui ne produit que très peu d'Électricité, comparativement à nos barrages hydroélectriques mais, qui tout de même nous permet d'être autonome en matière d'isotopes radio-actifs pour pallier à nos besoins médicaux. Alors, en comparant ces deux extrèmes maximales (le Japon) et minimal (Gentilly-2), ne verrait-on pas que c'est possiblement exagéré un peu, beaucoup de comparer nos deux situations...?

  • waldack - Inscrit 15 avril 2011 14 h 39

    Le fleuve,notre eau potable à tous.

    Sauf erreur,la plupard des grandes villes du Québec ont comme source d'eau potable le fleuve.Donc,advenant une fuite ou même un bris mineur dans le système de refroidissement de cette centrale qui est déjà en fin de vie ,ces déchets se retrouveraient inévitablements dans le fleuve.
    Alors comment peut-on parler de risque minimes lorsque toutes les villes du Québec se retrouveront privées d'eau potable .
    Petit rappel ,lors de la crise du verglas une des inquiétudes majeure de la ville de Montréal était la mise hors d'état de son système d'approvisionnement en eau.
    Au risque d'en froisser quelques uns ,le risque si minime soit-il ne peut se prendre sans l'assentiment de tous...et non seulement au nom des arguments économiques...ponctuels de certains groupes d'intérets.

  • Patrick Collette - Inscrit 16 avril 2011 20 h 53

    @Maurice Monette

    [...] n'y verrait-on pas le seul moyen qui nous permet d'être autonome, quant aux besoins médicaux des isotopes radioactifs produit par ce genre de Générateur...?

    Supposons que les Québécois veulent avoir cette autonomie en fabriquant nous même ces isotopes radioactifs à des fins médicales... pourquoi dépenser 2 milliards pour renipper une centrale situé en zone peuplée, près du Fleuve Saint-Laurent, entre Québec et Montréal. Notre territoire est vaste, il y a de grandes régions inhabitées et il existe (maintenant) des minis centraux (un peu comme dans les sous-marins nucléaires) qui se détaillent entre 50 et 250 millions de dollars. Ils sont de taille à se transporter en camion. Je ne sais pas s’ils peuvent fournir ce qu'il faut. Alors, en procède avec plan B (toujours si nous voulons fabriquer ces isotopes); qui serait d’investir dans ce « laboratoire médical » loin loin loin!