Finis les beaux jours du nucléaire aux États-Unis

La centrale nucléaire d’Oyster Creek, dans le New Jersey. Un sondage du Pew Research Center for People & the Press indique que 52 % des Étasuniens s’opposent désormais à l’essor du nucléaire.
Photo: Agence Reuters Stan Honda La centrale nucléaire d’Oyster Creek, dans le New Jersey. Un sondage du Pew Research Center for People & the Press indique que 52 % des Étasuniens s’opposent désormais à l’essor du nucléaire.

Trois sondages récents, dont les résultats ont été compilés par le Christian Science Monitor aux États-Unis, indiquent que la «renaissance» du nucléaire dans ce pays, que clamait haut et fort cette industrie il y a quelques semaines encore, est en train de s'étioler, pour ne pas dire que cette vague accuse désormais un sérieux ressac.

Un sondage du Pew Research Center for People & the Press indique en effet que 52 % des Étasuniens s'opposent désormais à l'essor de cette filière, alors qu'en septembre l'opposition à celle-ci ne dépassait pas 47 %. Quant aux appuis accordés à cette filière, son pourcentage est passé de 47 % en septembre à 39 % la semaine dernière.

Dans le même sens, un sondage Gallup réalisé pour USA Today indique que l'appui au nucléaire est passé de 62 % au début de mars — ce serait le plus haut score enregistré par cette industrie depuis 1994 — à 44 % la semaine dernière, une autre illustration de l'impact psychologique sur les populations nord-américaines de l'accident à Fukushima.

Enfin, un troisième sondage, réalisé cette fois par le Civil Society Institute, indique que la majorité des Étasuniens s'opposent à l'octroi de prêts fédéraux à la construction de nouveaux réacteurs. De la même façon, la majorité des répondants ont indiqué qu'ils favorisent l'abolition du mécanisme d'indemnisation des victimes par Washington en cas d'accident nucléaire.

Au Canada, une loi fédérale limite à 75 millions le niveau des indemnités financières qu'un propriétaire de centrale atomique devrait verser advenant un accident majeur.

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