Trois manquements aux yeux des écologistes

Rien pour les transports en commun. Absence de bonus-malus qui aurait pu changer l'allure du parc automobile québécois. Budget «famélique» pour le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), que l'on cantonne à 1,4 % du budget de l'État.

Tels sont les trois principaux commentaires qui émanaient hier soir des grands groupes écologistes québécois.

Pour Jean-Marc Pelletier, porte-parole du groupe Maîtres chez nous au 21e siècle (MCN-21), Québec ne change rien au coût des permis à 10 ¢ l'hectare dans le dossier des gaz de schiste et promet des redevances qui demeurent symboliques faute de production durant l'évaluation environnementale stratégique recommandée par le BAPE.

«Il est indécent, dit-il, de voir Québec siphonner les poches de nos étudiants par un relèvement des droits universitaires et qu'il n'aille chercher que des broutilles dans les poches de cette industrie.»

Pour MCN-21, l'absence d'un bonus-malus indique à quel point ce gouvernement manque de courage et encadre le marché de l'auto à coups de mouchoirs: «Il accordera 8000 $ en subventions aux tout-électriques et hybrides rechargeables, alors que le marché, ce sont les hybrides traditionnelles qu'il ne subventionne pas», ajoute le porte-parole.

Équiterre signale de son côté «quelques initiatives intéressantes, mais aucune vision globale et intégrée en matière d'énergies renouvelables et de transports en commun».

Pour André Bélisle, de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), le ministère demeure nanti d'un «budget famélique» qui n'est pas à la hauteur du transfert de pouvoirs en sa faveur que recommande le BAPE dans le dossier des gaz de schiste et des nombreuses autres missions qu'il assume difficilement.

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