Les sept péchés capitaux des produits «verts»

Claude Lafleur Collaboration spéciale

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

L'industrie a souvent pris plus d'un «raccourci» pour rendre «verts» des produits qui ne correspondent pas aux normes admises permettant d'avoir recours à une telle qualification. TerraChoice a ainsi repéré de tels recours en les identifiant comme autant de «péchés capitaux».

  • 1er péché: le compromis caché
Affirmer qu'un produit est «bon pour l'environnement» alors qu'il serait préférable de moins en utiliser: par exemple, ne pas imprimer ses courriels... même sur du papier recyclé.

  • 2e péché: l'absence de preuve

Affirmer qu'un produit est écologique sans toutefois l'avoir testé ou démontré clairement.

  • 3e péché: l'imprécision

Faire une affirmation qui sera mal interprétée par le consommateur: «produit naturel» (donc bon pour l'environnement), alors que nombre de poisons sont tout aussi naturels.

  • 4e péché: la non-pertinence

Une prétention exacte mais sans importance pour la protection de l'environnement: produits «sans CFC», alors que les CFC sont bannis depuis belle lurette.

  • 5e péché: le moindre de deux maux

Un produit pouvant être le «meilleur» d'une catégorie qui est cependant néfaste pour l'environnement: les cigarettes «légères», notamment.

  • 6e péché: le mensonge, ce pêché fort répandu

Toute prétention basée sur des données, analyses ou études fausses ou inexistantes, ou encore des prétentions non vérifiées ou invérifiables. Les produits santé et de beauté en sont friands.

  • 7e péché: la fausse certification

Apposer sur l'emballage d'un produit un logo laissant croire que la marchandise a été certifiée «verte» par une tierce partie indépendante.