Ottawa pressé d'agir pour atténuer l'impact des changements climatiques

La Table ronde nationale sur l’économie et l’environnement estime que le Canada n’est pas très avancé malgré les effets déjà apparents des changements climatiques, comme les sécheresses dans les Prairies.<br />
Photo: Agence Reuters Todd Korol La Table ronde nationale sur l’économie et l’environnement estime que le Canada n’est pas très avancé malgré les effets déjà apparents des changements climatiques, comme les sécheresses dans les Prairies.

Le Canada doit commencer rapidement à investir dans l'atténuation des impacts actuels et futurs des changements climatiques s'il veut en minimiser les coûts et même tirer profit de certains changements inévitables.

C'est ce que recommande aux différents gouvernements la Table ronde nationale sur l'économie et l'environnement (TRNEE), un organisme-conseil du gouvernement fédéral composé de chercheurs, d'hommes d'affaires et d'écologistes.

La TRNEE constate que le Canada n'est pas très avancé dans ce domaine alors que les effets des changements climatiques se traduisent déjà par une érosion importante des zones côtières du Nouveau-Brunswick et de la Côte-Nord au Québec, par la déstabilisation de plusieurs infrastructures dans le Grand Nord en raison du dégel du pergélisol, par des sécheresses et des inondations extrêmes de plus en plus fréquentes.

Pour le président de la TRNEE, Bob Page, alors que la température moyenne de la planète est de 0,78 degré Celcius plus élevée par rapport à l'ère pré-industrielle, au Canada on a enregistré une hausse moyenne des températures de 1,3 degré Celcius depuis 1948. Et cette hausse pourrait atteindre jusqu'à 6 degrés Celcius en certains endroits avec d'importantes conséquences économiques et sociales.

Selon M. Page, «il faut atténuer les effets du changement climatique en réduisant la quantité des gaz à effet de serre émis dans l'atmosphère à l'échelle mondiale» en contribuant à la stabilisation de la hausse du climat à moins de 2 °C. Mais l'inertie du réchauffement enclenché dans l'atmosphère par les gaz émis depuis des décennies va continuer à se faire sentir et exige déjà que le Canada adopte des mesures pour protéger la qualité de ses eaux, la navigation sur le Saint-Laurent et les Grands Lacs, plusieurs infrastructures routières et qu'il modifie ses politiques en agriculture et en foresterie.

Tous les secteurs affectés

Déjà, note le rapport de la TRNEE, plusieurs entreprises ont commencé à se positionner en anticipant à la fois les occasions d'affaires qui résulteront de ces changements, mais aussi pour se protéger contre des pénuries de ressources, des problèmes de transport, voire pour la sécurité de leurs équipements en rives. Les changements, selon le rapport, vont affecter tous les secteurs, de l'alimentaire aux activités touristiques en passant par la foresterie, tout comme ils vont toucher les infrastructures municipales et notamment l'approvisionnement en eau.

Globalement, reconnaît la TRNEE, certains secteurs vont tirer profit du réchauffement, comme l'agriculture et la forêt en raison de l'allongement de la saison de croissance végétale. Mais globalement, estime le rapport fédéral, ces secteurs y perdront en raison des sécheresses et de l'arrivée au Canada d'insectes ravageurs nouveaux, des incendies, etc.

Il faut privilégier dans ce domaine, selon la TRNEE, la mise en place rapide des mesures les moins coûteuses et les plus rentables dans le cadre d'une planification à inventer en matière de gestion des zones côtières et de gestion des réserves d'eau dans chaque bassin versant.
3 commentaires
  • Fernand Trudel - Inscrit 17 décembre 2010 09 h 40

    Voilà un objectif louable

    L'homme doit s'adapter aux changements naturels de la planète qui sont dus presqu'exclusivement aux forces de la nature. Il est prétentieux de penser autrement.

    Voici un changement d'attitude des verts qui est plus bénéfique que d'essayer de contrôler le climat en diminuant le CO2, un gaz neutre que l'on retrouve dans la bière à pression, les boissons gazeuses, la torréfaction du café, dans la glace artificielle.

    Il est temps que les environnementeurs essayent de s'adapter au climat et non pas d'adapter le climat à leur volonté.

    Si on avait mis plus d'énergie et de $$$ à se préparer à atténuer les impacts de ces changemnents, on ne ferait pas une course contre la montre aujhourd'hui.

    Pour ma part, je trouve que voilà un objectif louable de mettre en place des plans d'urgence et des mesures d'atténuation.

  • Caracole - Inscrit 17 décembre 2010 12 h 13

    @ F.trudel: il est prétentieux de penser autrement...que vous!?

    Avec ce genre de commentaire on continue à entretenir une dé-responsabilisation individuelle et collective vis à vis de notre empreinte négative sur la machine climatique. En lieu et place, vous êtes invités à lire tous les rapports du GIEC, d'Environnement Canada ou du Consortium Ouranos qui vous expliqueront que les changements climatiques actuels sont en grande partie partie imputables aux activités anthropiques de l'homme. Et si vous voulez en faire l'expérience, faites tourner votre voiture dans votre garage et indiquez nous combien de temps vous avez mis avant de le quitter suffocant après l'absorption massive de ce gaz inerte. Personne ne veut adapter le climat à sa volonté. Nous devrions tous vouloir disposer d'un environnement sain et propice au maintien de la diversité biologique qui nous entoure et dans laquelle nous sommes partie prenante.

  • Fernand Trudel - Inscrit 18 décembre 2010 14 h 20

    Caracole croit des sornettes

    Caracole croit des sornettes car l'empreinte de l'homme est si peu dans cet univers. La planète bleue est composée majoritairement d'océans pas d'humains. Nous faire accroire que 0.0387% de CO2 dirige le 99.9613% de l'atmosphère est une hérésie et une exagération sans nuance. Malgré tous les milliards dépensés, l'homme ne changera pas le climat ou si peu. Il nettoiera son perron c'est tout...

    Le CO2 ou dioxyde de carbone est un gaz carbonique dont des quantités significatives sont par ailleurs rejetées par les volcans et autres phénomènes géothermiques tels que les geysers. Le CO2 a beaucoup d’utilisations, dont :
    -l’extinction des feux dans les salles de serveurs d’ordinateurs ou de salles des archives ;
    -composant pétillant dans les boissons gazeuses ;
    -en aquariophilie et culture sous serre pour une meilleure croissance des plantes ;
    -en emballages à atmosphère contrôlée comme élément neutralisant ;
    -en distribution d’eau potable, associé au carbonate, pour relever la dureté de l'eau (TH);
    -solubilisation du calcaire dans les eaux dures (TH > 25 °F) ;
    -les pompes à bière : -on se sert aussi parfois du CO2 dans les grands abattoirs pour la conservation de la viande.
    -l'extraction de la caféine du café.

    Le dioxyde de carbone sous forme solide a de nombreuses appellations : « glace carbonique », « neige carbonique », « carboglace », « glace sèche ». Faut arrêter de faire croire n'importe quoi. e CO2 est utile è l'homme et n'incluent que très peu l'atmosphère. Soulignons que 95% des gaz à effet de serre sont fabriqués par l'évaporation des océans. Le GIEC a exagéré l'influence de l'homme pour le sensibiliser et répondre à son mandat donné par les politiques pour des raiusons obscures. Je vous soumets un billet de mon ami Reynald Duberger, géophysicien et sismologue expert. Il explique pourquoi il est sceptique tout comme moi. Je partage son point de vue.


    http://lesanalystes.wordpress.com/2010/12/