Plan Nord - Québec s'active pour sauvegarder la biodiversité

Québec a annoncé hier la création d'une «table de concertation sur la conservation» du Grand Nord dont le principal objectif sera de mettre en œuvre la promesse électorale du premier ministre Jean Charest, qui s'est engagé à protéger 50 % de ce vaste territoire.

La nouvelle, annoncée hier par le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, a été accueillie aussitôt comme un «souffle d'air frais dans un processus qui en avait besoin», selon Christian Simard, directeur général de Nature Québec.

Ce groupe de travail, a précisé le ministre Arcand, aura «pour mandat de déterminer les enjeux et de proposer des pistes de solution ainsi que des orientations en ce qui a trait à la sauvegarde de la biodiversité», afin que le «Plan Nord devienne une référence en matière de développement durable».

C'est le ministère que dirige le ministre Arcand qui sera responsable de cette table de concertation, dont il assurera la présidence et le secrétariat. Ce groupe de travail se penchera entre autres choses sur les stratégies de conservation à mettre au point, sur les connaissances acquises ou à acquérir en matière de biodiversité, sur les priorités de conservation et sur la définition des moyens nécessaires.

Pour Nature Québec, qui siégera à cette table, la création de ce groupe de travail permettra «d'équilibrer la démarche du Plan Nord, qui était nettement axée jusqu'à aujourd'hui vers l'exploitation intensive des ressources naturelles ainsi que vers la création de nouvelles routes et de nouvelles infrastructures sur ce territoire».

Selon Christian Simard, «la Table devra se réunir rapidement, car le temps presse si on veut qu'elle puisse influencer positivement, à l'étape même de la conception, la future législation qui doit concrétiser l'engagement du gouvernement à conserver au moins 50 % du territoire».

Nature Québec estime qu'avant de couler les orientations du gouvernement dans une loi, Québec devrait leur consacrer un livre vert qui serait soumis à une vaste consultation publique. L'exercice aurait pour but d'éviter les erreurs «commises dans le sud» comme la destruction de la forêt, l'épuisement des ressources halieutiques, la destruction des milieux humides, et aussi pour éviter là-bas le «développement improvisé des ressources gazières».