Politique agricole - Québec doit prendre un virage local

Trois organismes ont réclamé hier de Québec un virage dans le financement de l'agriculture, qui financerait en priorité les «circuits courts» de distribution et des pratiques moins nocives pour l'environnement.

Pour Équiterre, Nature Québec et Option consommateurs, la future politique agricole du Québec doit aussi encourager le développement de l'offre, des marchés de niche et de produits du terroir, l'accessibilité aux aliments locaux et leur disponibilité dans les grandes chaînes alimentaires d'ici ainsi que par les initiatives de solidarité sociale.

Présentement, Québec finance plutôt, selon les trois groupes, les hauts niveaux de production, la spécialisation et la production de masse à des fins d'exportation. L'argent des contribuables devrait plutôt servir, à leur avis, la diversification de notre agriculture et une mise en marché locale des produits tout en prévoyant des mécanismes de transition pour les agriculteurs emprisonnés dans l'actuelle agriculture industrielle.

Première politique


La toute première politique agricole, dont Québec serait sur le point d'accoucher, précisent les trois groupes, «doit avoir des retombées positives sur l'environnement et la société tout en améliorant l'alimentation des Québécois et leur santé».

«Nous avons besoin d'une politique agricole ambitieuse et novatrice, qui mette définitivement derrière nous les stratégies inefficaces et coûteuses du passé. Le Québec est l'État qui soutient le plus son agriculture en Amérique du Nord. Il est primordial que cette aide soit orientée vers la production d'aliments ayant une empreinte écologique minimale», affirme Christian Simard, de Nature Québec.

Pour Sidney Ribaud, de l'organisme Équiterre, «compte tenu de la montée des coûts de transport, de l'enjeu des changements climatiques, du faible retour à l'agriculteur et de l'intérêt croissant pour les produits locaux, il est primordial de favoriser les circuits courts de distribution, une solution gagnante pour une occupation dynamique du territoire et pour la relève agricole».
1 commentaire
  • Amie du Richelieu - Inscrit 10 juin 2010 06 h 54

    Çà doit être à cause du lobby de l'industrie du béton

    Pourtant, tout çà, on le savait en 2005 et le MDDEP a donné son aval à la porcherie de 5,800 cochons à Richelieu, et ce malgré l'opposition de pratiquement toute la ville! Et çà continue: à Saint-Louis-de-Gonzague, le MDDEP vient d'approuver une nouvelle porcherie de 2,800 porcs, encore malgré toute l'opposition qu'elle reçoit: http://monteregieweb.com/main fr 01_300 De_lopposition_envers_un_projet_de_megaporcherie_a_SaintLouisdeGonzague.html?ArticleID=646265