Environnement - Le Québec est bon élève

Le Québec et l'Ontario ont contribué autant ou plus à l'essor économique du Canada que les provinces de l'Ouest, mais avec beaucoup moins de combustibles fossiles.

C'est ce qui ressort d'une analyse réalisée par l'Institut Pembina d'Ottawa à partir du bilan des émissions canadiennes déposé par Ottawa auprès de l'ONU pour l'année 2008. En 2008, les émissions canadiennes dépassaient de 24 % le niveau de l'année de référence 1990. Après que le Parlement canadien eut ratifié le protocole de Kyoto, le Canada s'est légalement engagé à ramener ses émissions en 2008 à 6 % sous la barre de 1990.

L'analyse de l'Institut Pembina démontre que l'Alberta est responsable à elle seule de plus de la moitié — soit 52 % — de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Canada depuis 1990, alors que cette province a contribué pour 18 % à l'augmentation du PIB et que sa population a augmenté de 19 %.

En comparaison, le Québec a contribué lui aussi dans une proportion de 18 % à l'augmentation du PIB canadien, et sa population a augmenté durant cette période de 13 %. Mais globalement, les émissions du Québec se retrouvaient en 2008 à 1 % sous le niveau de 1990. Le secteur industriel québécois a même réalisé une diminution de ses émissions de 10 % sous le niveau de référence international.

Le bilan de l'Ontario va sensiblement dans le même sens. Avec une augmentation de sa population de 47 % et une contribution de 40 % à l'augmentation du PIB entre 1990 et 2008, la province voisine n'a contribué que pour 10 % à l'augmentation des émissions canadiennes.

Ensemble, l'Alberta et la Saskatchewan sont responsables de 74 % de l'augmentation des émissions de GES du pays alors qu'elles ont contribué pour 20 % à la croissance économique et vu croître leur population de 19 %.