Sommet sur la biodiversité - Entente pour une métropole plus verte

Le Sommet de la biodiversité, qui s'est tenu au cours des deux derniers jours à Montréal, a pris fin sur un engagement commun d'élus montréalais et d'environnementalistes en faveur de la protection des habitats fauniques et du verdissement de la métropole.

Parmi les signataires de la déclaration figurent le maire de Montréal, Gérald Tremblay, celui de Côte-Saint-Luc, Anthony Housefather, ainsi que Denis Plante, président du Conseil régional de l'environnement (CRE) de Montréal, organisateur de l'événement.

Protection de la biodiversité et des habitats fauniques, création de corridors verts et bleus sur l'île de Montréal, élaboration d'une stratégie de verdissement et appui aux initiatives citoyennes comptent parmi les huit engagements de la déclaration signée au terme de l'allocution de Gérald Tremblay hier après-midi.

Ces engagements ne sont pas des voeux pieux, a affirmé le maire, qui a insisté sur les investissements consentis par la Ville pour l'acquisition de milieux naturels au cours des dernières années. Dans son deuxième mandat, l'administration Tremblay a dépensé 36 millions à cette fin et a réitéré cette promesse pour le troisième mandat qui s'amorce, a-t-il rappelé.

Mais l'argent ne suffira pas et des décisions politiques devront être prises à l'égard de certains dossiers controversés, comme celui du golf Meadowbrook, situé partiellement dans l'arrondissement de Lachine. Le propriétaire du terrain, Groupe Pacific, envisage d'y construire un complexe immobilier de 1500 unités, au grand dam de citoyens qui réclament plutôt la création d'un grand parc. Lors de la dernière séance du conseil municipal, les citoyens étaient venus en grand nombre pour faire valoir leur opposition au projet résidentiel. Le maire a indiqué hier qu'il faudra trouver un compromis dans ce cas particulier et que des discussions étaient en cours: «Est-ce qu'on veut que ce soit vert, oui ou non? Et si c'est oui, à quelle condition?», a-t-il dit.

La veille, Me Jean-François Girard, président du Centre québécois du droit de l'environnement, avait fait valoir que les villes détenaient le pouvoir de protéger des terrains privés par un zonage approprié sans nécessairement avoir à dépenser des sommes importantes.