Financement des organismes environnementaux - Les groupes restent dans le doute

Alors que le Fonds vert va engranger cette année plus de 300 millions, Québec se dit incapable présentement de confirmer aux groupes environnementaux s'il va augmenter ou réduire leur financement en 2010-2011.

Mais, selon une réponse écrite aux questions du Devoir, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) affirme que «nous sommes présentement à travailler à la reconduction du programme» qui lui permettait d'ajouter 10 000 $ par an à l'aide accordée à quelques groupes environnementaux que le ministère ne reconnaît pas comme tels.

Il s'agit de Nature Québec, un affilié de l'Union internationale pour la conservation de la nature qui fédère dans ses rangs plus d'une centaine de groupes, du Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE), qui regroupe lui aussi plusieurs dizaines de groupes, de la coalition Eau Secours, de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED), des Amis de la Terre et d'Envir-Action. Ces groupes boycottés par le ministère sont les groupes les plus critiques de son action.

La crainte de ces groupes de perdre ces 10 000 $ qui leur permettent de garder la tête en dehors de l'eau, pourrait-on dire, est alimentée depuis quelque temps par une lettre adressée le 6 avril à Nature Québec par Daniel Jean, du Secrétariat à l'action communautaire autonome et aux initiatives sociales (SACAIS).

«À la suite d'une vérification effectuée auprès du MDDEP, écrivait M. Jean, ce dernier confirme que son engagement de transférer 40 000 $ par année [...] du Fonds vert vers le Fonds d'aide à l'action communautaire autonome [FAACA] ne sera pas renouvelé. Le SACAIS ne disposera donc pas des fonds nécessaires pour renouveler l'aide additionnelle de 10 000 $ par année au-delà du 31 mars 2010.»

Les 10 000 $ en question provenant de l'Environnement s'ajoutaient aux 60 000 $ que verse le SACAIS aux groupes environnementaux venus se réfugier chez lui parce que l'Environnement refuse de les reconnaître.

Mais, ajoute le ministère dans sa réponse au Devoir, «nonobstant ce qui a pu être véhiculé par le SACAIS, le processus d'analyse et de décision quant au financement de ces groupes est en cours au MDDEP».

Le ministère estime de son côté être très généreux envers les groupes environnementaux auxquels il affirme verser plus de 20 millions par année.
8 commentaires
  • Liliane - Inscrite 27 avril 2010 08 h 17

    démocratie limitée

    Les groupes communautaires étant les plus critiques envers les orientations et programmes sont susceptibles d'être les moins bien reconnus financièrement par les ministères... Belle découverte d'une belle évidence. J'ai été témoin dans ma carrière de multiples fois où la récupération des bonnes idées du communautaire a servi à alimenter la machine nationale sans souvent reconnaître ses sources... Il faut connaître la petite histoire pour le savoir sans quoi, un petit changement ici et là et ni vu ni connu... On laisse croire que le ministère lui-même a profité d'une injection de créativité subite. La reconnaissance du travail pionnier n'est pas encore à la mode chez les technocrates qui refusent de nommer leurs sources d'inspiration, à moins qu'elles viennent de l'international, ou basées sur des études sérieuses ''évidence base''.
    Les égo nationaux sont trop gros pour dire que la démocratie va loin dans les intentions de certains groupes pour régler des problèmes de communautés par les citoyens ou pour prendre à bras le corps une situation nationale et faire une démonstration simple de solutions dites de gros bon sens (Erreurs ou horreurs boréales, je confonds...). On voit très bien que l'État ne travaille pas toujours en fonction du bien commun-c'est-à-dire-celui qui appartient de droit à tous les québécois. On parle de la générosité de l'état ? ces termes sont déjà non respectueux de la réalité. Un état qui s'approprie ainsi l'argent des contribuables pour satisfaire une dévorante industrie à des conditions qui détruisent les ressources et dilapident la richesse d'un territoire sans compensation juste et réparation normale des lieux... devraient être poursuivis en loi et ne méritent certainement pas la confiance de cette gouverne. À ce titre, les québécois manquent de vigilance et se rendent compte souvent trop tard des abus. Il en est ainsi dans les domaines majeurs de l'éducation, de la santé, de l'environnement, en agriculture et autres ressources des régions (eaux, forêts, mines, pêches, etc...) Les groupes communautaires sont devenus des chiens de garde que les ministères ont de plus en plus de difficultés à tolérer... pourtant, leur rôle est majeur en fonction de ces biens communs appartenant au peuple, à la nation québécoise au grand complet, incluant les premières nations. Avec un gouvernement libéral, ce n'est pas la première fois que je constate que la politicaillerie a envahi tous les secteurs d'activités et que les relations avec le communautaire deviennent des problèmes relationnels, sous financés et éthiques de plus en plus ciblés... Le message est clair : La démocratie oui mais, soyons des amis et soumettez-vous à nos orientations ministérielles sinon... On irait pas loin si c'était toujours comme ça... car la créativité, est peu tolérée dans les officines ministérielles... Actuellement avec la technocratie au pouvoir, il ne faut pas se surprendre de la débandade dans tous les secteurs d'importance de la gouverne...

  • Fernand Trudel - Inscrit 27 avril 2010 09 h 48

    Les marginaux

    À l'heure où le gouvernement ne nage pas dans les surplus. le gouvernement doit faire des priorités.

    Or,
    les groupes subventionnés pour aller dàse promener à travers le monde pour vendre leur salade verte ou pour construire un temple vert de 27 millions ne sont pas des prit=àroités budgétaires. Fini les vaches grasses pour les accorcs aux subventions pour tenter de conditionner les esprits à leur doctrine kyotiste...

    L'environnement est compris et inséré dans les moeurs. Les pays riches sont avec la crise financière actuelle de moin s en moins riches. Il est temps de se départir du poids inutile des adeptes de la décroissance économique et démographique. Ils passeront le chapeau parmi leurs adeptes aux lieu de faire des choux gras avecl'argent des autres.

    En Passant, Steven Guilbault et Équiterre viennent de s'associer à une pétrolière américaine pour activer l'exporation de l'électricité aux États-Unis même si les prix accordé au Vermont sont à perte. " Pew charitable Trust" est un fond familial de la famille Pew propriétaire de Sun Oil Company. Donc. les écolos sont associé eux-aussi aux pétrolières...

  • Pierre Véronneau - Inscrite 27 avril 2010 10 h 56

    LES ÉCOLOS sont tous pareil; corrompus !?

    Les écolos sont tous pareil, tous corrompus, tous à la solde des pétrolières....... bon alors ça vous a fait du bien Monsieur Trudel encore une fois de casser du sucre sur le dos des environnementalistes ?
    Si ce que vous dites sur qui vous savez est vrai eh bien c'est honteux. Mais, NOUS NE SOMMES PAS TOUS PAREIL derrière chaque "Kyotiste" se cache un être humain avec ses qualités et ses défauts mais la plupart du temps ce sont des gens de conviction qui tentent de faire en sorte que l'on vive dans un monde meilleur et vous monsieur Trudel à part être contre tout tout le temps vous faites quoi pour améliorer notre monde ?

  • Pierre Simard - Inscrit 27 avril 2010 14 h 17

    Facile de mettre la faute sur les autres

    Je remets fortement en question la crédibilité de celui qui parle des "vaches grasses" d'écolo. Dans un monde où 11 000 milliards/année (11 billions francophones), part en pure perte pour les gouvernements en direction des paradis fiscaux; ou lorsque 30-35% de la valeur des contrats gouvernementaux au Québec part en collusion et que le gouvernement se refuse catégoriquement à une enquête publique. Alors, M. Trudel, qu'est-ce représente 27 millions pour payer une facture qui traîne depuis des décennies. Tu veux refiler le problème à tes p'tits enfants???

    Pour ceux qui croient dans une conspiration socialiste de la part des écolo, sachez que le désir de profit n'est pas une généralité mais, il faut être capable de nuancer: suite à des années de destruction environnementale (ex: exploitation des mines dans le nord du Québec), il est temps de payer la note environnementale). On ne ce le cachera pas, C'EST $$$$ QUI MÈNE LE MONDE!!!!!!!!!!!! Alors, dans notre monde, expliquez-moi pourquoi les écolos doivent être des bénévoles???? Depuis 5 ans, un petit comité environnemental s'est formé à UQAR (Comité d'Action D'UQAR sur les Changements Climatiques (CADUCC)) et pour avancer nos projets, ON A BESOIN D'$$$$$$$$$$$$$$$$$ comme n'importe qui!!! C'est tu dur à comprendre ça????????????????? Nous sommes tous bénévoles (personne fais 1 cenne dans ma "gang de conspirationnistes"), on trouve le temps entre 2 examens/rapport/rédaction de maîtrise ou de doctorat (en plus, entre temps, on a également une vie) à investir dans ce que l'on considère important pour la génération future... pas notre GROS NOMBRIL QUI PART À LA RETRAITE. Sans $$$$$ ya un paquet de conférenciers qu'on ne pourrait pas faire venir à Rimouski, on ne pourrait pas aller rencontrer les enfants dans les écoles, on aurait pas pu acheter une flotte de vélo pour offrir aux étudiants une alternative à la voiture, juste le p'tit matériel de base pour nos archives, etc... C'est triste à dire mais, ceux qui proviennent de l'autre siècle; les vieux (faut appeler un chat, un chat) sont très peu réceptifs à notre message. Voir quasi violent quand j'vais leur demander la pertinence de laisser rouler inutilement leur voiture.

    Chacun sa spécialité SVP. Bien qu'on peu avoir des opinions très différentes sur un sujet, faut prendre la vision d'ensemble et faire un constat objectif sur la situation. Les politiciens reniaient les conclusions des scientifiques sur le climat dans les années 90 sous prétextes que c'était des modèles. LA RÉALITÉ est que la communauté scientifique avaient raison avec les modèles, même que la réalité enregistré suit la courbe du pire scénario envisagé à cette époque. Et encore aujourd'hui la moyenne de la température mondiale continu de monter. Croyez-vous qu'après 2 degrés de hausse ça va arrêter là??? Essayer d'arrêter un train si aucun chauffeur n'est au volant. Et bien, la machine climatique est en marche et pas prête de s'arrêter, ya pas de chauffeur, juste 7 milliards de passagers en plus de la biodiversité qu'on détruit si facilement pour des prétextes économiques.

    RÉVEILLEZ-VOUS!!!!!!!!!!!!

  • Robert Tessier - Inscrit 27 avril 2010 16 h 45

    Réponse à M. Trudel

    L'économie, l'argent, wow, que de belles valeurs à mettre de l'avant M. Trudel!
    Ce sont des gens qui ignorent la fragilité de la nature et son côté essentiel à la survie de l'humain lui-même qui mettent ces valeurs de l'avant...
    Si vous voulez absolument parler d'argent pour vous convaincre de protéger notre planète, voici un bon exemple:
    En 1950 la chine extermine ses oiseaux sous prétexte qu'ils mangent les semences
    L'année suivante, les récoltes sont détruites par les insectes qui étaient mangés par les oiseaux.
    Depuis, ils ont utilisé des pesticides pour sauver les récoltes. Résultat: ils ont tué les insectes pollinisateurs et doivent polliniser à la main... si ceci arrive aux état-unis, ce qui est plausible puisque plus de 50% du cheptel des abeilles est disparu, c'est plusieurs milliards que ça couterait, seulement polliniser les arbres fruitiers...

    Les êtres vivants sont nos alliers biologiques, on ne peut l'ignorer plus longtemps, et un bon financier doit savoir respecter l'équilibre s'il veut faire quelque gestion durable qu'il soit....