Sommet de Cancún sur le climat - Malgré le discours officiel, les États-Unis ne veulent pas d'un traité contraignant

Le négociateur en chef américain, Todd Stern, a confirmé que les États-Unis entendent moduler l’aide promise dans l’accord de Copenhague en fonction de l’appui des pays en développement à la stratégie étasunienne.
Photo: Agence France-Presse (photo) Keld Navntoft Le négociateur en chef américain, Todd Stern, a confirmé que les États-Unis entendent moduler l’aide promise dans l’accord de Copenhague en fonction de l’appui des pays en développement à la stratégie étasunienne.

Les États-Unis, tout en se disant officiellement d'accord avec la signature d'un traité contraignant sur le climat à Cancún en décembre, vont se contenter dans les faits de faire progresser seulement cinq ou six volets du dossier climatique.

C'est ce qui ressort du plan de communications de la Maison-Blanche, oublié la semaine dernière par un négociateur des États-Unis dans l'ordinateur d'un hôtel européen, document qui a abouti au Guardian de Londres.

Déjà, hier, le Washington Post résumait les travaux de la conférence de Bonn, qui s'est terminée dimanche, en disant que les pourparlers ne pouvaient que progresser sur des questions particulières, les négociateurs ayant apparemment abandonné l'espoir de conclure un traité global. Le quotidien citait d'ailleurs le chef négociateur des États-Unis, Todd Stern, selon qui les travaux de Bonn avaient consisté à se concentrer sur les éléments essentiels d'un éventuel traité d'ici la fin de l'année. Ce que ne disait pas le communiqué officiel, qui faisait état du voeu général de hausser la mise de toutes parts pour en arriver à un traité global à Cancún.

Cette vision des choses a creusé le fossé qui sépare plusieurs pays en développement des États-Unis. L'exaspération des adversaires de l'accord de Copenhague a d'ailleurs été accentuée par le fait que les États-Unis entendent moduler l'aide promise dans l'accord en fonction de l'appui des pays en développement à la stratégie étasunienne. C'est ainsi que la Bolivie et l'Équateur, des alliés de Cuba et du Venezuela, se sont vu refuser respectivement 3 millions et 2,5 millions pour avoir invité la plénière de Copenhague à ne pas l'entériner.

Cette politique d'aide sélective a été confirmée par le Département d'État et par le négociateur en chef, Todd Stern, selon qui «les États-Unis vont utiliser ces fonds auprès de pays qui ont indiqué leur intérêt pour l'accord». Todd Stern a toutefois convenu qu'il y aura des exceptions.

L'accord de Copenhague ne prévoit pas la création d'un fonds commun dont l'argent serait ensuite en fonction des difficultés d'adaptation des pays pauvres au réchauffement du climat. À Bonn et aux États-Unis, plusieurs perçoivent cette manière de faire comme un chantage indigne, qui plus est potentiellement dangereux pour la réputation du pays.

Le Canada, qui a décroché à Bonn le troisième prix Fossile de la conférence pour être passé d'une réduction de 3 % à une augmentation de 3 % de ses émissions par rapport à 1990 en s'alignant sur les États-Unis, fait face à un nouveau débat devant le Parlement.

Les groupes environnementaux de tout le pays se mobilisent en effet pour que le Parti libéral vote dans quelques jours pour le projet de loi C-311, qui fixe l'objectif de réduction des émissions canadiennes à -25 % d'ici 2020 sous le niveau de 1990. Les libéraux ont appuyé en première lecture ce projet de loi, introduit à l'origine par le NPD. S'il est acquis que le Bloc va l'appuyer, les libéraux et Michael Ignatieff pourraient renier leur position initiale dans ce dossier, craignent plusieurs.
 
3 commentaires
  • Fernand Trudel - Inscrit 14 avril 2010 13 h 06

    Quand les grands pollueurs ne sont pas au rendez-vous

    Les trois quart des GES proviennent des États-Unis, de la Chine, de l'Inde, du Brésil, diu Moyen-Orient mais accessoirement du Canada. Mais derrière toute cette armçnaque climatique où des alarmistes subventionnés crient au loup sans précaution.

    Il demeure que le mouvement vert provient du lobby pétrolier car le canadien Maurice Strong, sécrétaire du sommet de Rio, bras droit de Ban Ki-Moon, fondateur de l'UNEP, etc... est l'ex vice-président finances de Dôme Pétroléum, ex-président de Power Corporation (propriétaire de Total, associé de Gaz de France et Suez) et ex dirigeant de Pétro-Canada. Il est maintenant au conseil d'administration de la bourse du carbone de Chicago et représentant de la fondation Rockefeller (propriétaire d'Exxon, Mobil, etc...) , membre du cercle de Rome et de celui de Bildenberg. N'est-ce pas la famille Rockfeller qui a fait don du siège de l'ONU !!!

    Il en est de même du président du GIEC, Raljendra K Pachauri, conseiller spécial du gouvernement d'un pays des plus pollués du monde. Cet ex-ingénieur (chauffeur) de locomotive était en même temps que président du GIEC, membre de conseils d'administration de deux pétrolières de son pays, L'indian Oil Ltd et la GAIL. Il est pdg de TERI, un organisme de consultant énergétique. Pachauri est au àussi consultant auprès de Maurice Strong à la bourse du carbone de Chicago affiliée à celle de Montréal, de Londres et d'Europe dont le principal actionnaire est Goldman Sachs et Generaion Investment propriété d"Al Gore et de David Bloom. Pachauri vient de publier un livre dont le cocktail de vernissage a été commandité par une filiale de BP.

    À voir cette obsession à culpabiliser les citoyens, on peut sde demander ce qui motive ces gens . La principale motivation pour Al Gore est devenir le premier milliardaire du CO2 tout comme ses amis Strong, Pachauri et al...

    Ces derniers sont conditionnés par leur accouintance avec les pétrolières...

    Barak Obama avait aussi des liens avec la bourse du carbone de Chicago car à l'époque il était membre du Joyce Foundation qui a fourni 1,1 million pour partir cette bourse en financant les travaux du président actuel, Richard L. Sandor.

    Avant Cancun, il y aura une réunion du groupe Bildenberg en Europe. C'est ce groupe restreint qui aligneront le changement dans la continuité...


    http://dondevamos.canalblog.com/archives/2010/04/i

  • maxime belley - Inscrit 14 avril 2010 17 h 12

    Pas de contrainte SVP

    Les contraintes ca empêchent les super riches de devenir encore plus riche donc oubliez ca...

  • Martin Arkeron - Inscrit 15 avril 2010 10 h 11

    Merci mr. Trudel

    Enfin un peu de clarté.
    J'ai l'impression que l'arnaque climatique est relié d'une manière ou du n'autre au pic pétrolier.