Maxime Bernier met en doute le réchauffement climatique

Ottawa — Pour Gilles Duceppe, l'affaire est claire: Maxime Bernier «a une meilleure expertise en Jos Louis» qu'en climatologie.

Le député de Beauce et ancien ministre des Affaires étrangères est sorti de l'ombre hier en publiant dans La Presse une lettre dans laquelle il remet en question le lien entre les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement de la planète.

Climato-sceptique, M. Bernier indique dans son texte que les révélations qui éclaboussent actuellement le Groupe intergouvernemental d'experts du climat (GIEC) — le «climategate» — confirment la «sagesse» de la position attentiste du gouvernement Harper en matière de lutte contre les changements climatiques.

M. Bernier écrit que «l'ampleur du réchauffement climatique depuis une centaine d'années ne fait pas consensus parmi les scientifiques» et que les «températures ont cessé d'augmenter» depuis une décennie. Il rappelle aussi que de «très sérieux scientifiques croient qu'on sous-estime l'influence du soleil et d'autres facteurs qui n'ont rien à voir avec le CO2 dans l'étude des changements climatiques».

Le député dénonce les «"certitudes" propagées par les tenants du réchauffement climatique sur lesquelles il n'existe en fait aucun consensus scientifique», avant de conclure qu'il serait «irresponsable de dépenser des milliards de dollars et d'imposer une réglementation exagérément sévère pour régler un problème dont on est toujours loin de cerner la gravité».

Maxime Bernier affirme avoir écrit cette lettre de son propre chef, sans l'avoir montrée au bureau du premier ministre. Au cabinet du ministre de l'Environnement, Jim Prentice, on indiquait hier que M. Bernier «s'est exprimé sur une base personnelle et que sa position ne reflète d'aucune façon la position du ministre ou du gouvernement».

Mais pour le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, il ne fait pas de doute que Maxime Bernier «a agi sous commandement. On lui a demandé [d'écrire cette lettre], il cogne à la porte du cabinet et veut rendre service». Des rumeurs ont fait état, avant le dernier remaniement ministériel, d'un possible retour de Maxime Bernier au sein de l'exécutif, lui qui a été forcé de démissionner en mai 2008 après avoir oublié des documents secrets chez son ex-petite amie.

«C'est utile d'avoir quelqu'un qui n'est pas du cabinet et qui exprime une opinion personnelle», a ajouté M. Duceppe. Ce dernier estime que, si «M. Prentice était sérieux, il aurait dénoncé la lettre» au lieu de dire que «c'est l'idée d'un député». «Je pense que ça fait bien l'affaire de M. Prentice qu'un point de vue comme ça soit exprimé», dit le chef du Bloc.

Maxime Bernier a refusé les demandes d'entrevue hier: son assistante a indiqué qu'il était surchargé d'activités dans sa circonscription.
8 commentaires
  • Dominic Pageau - Inscrit 25 février 2010 03 h 31

    La position du gouvernement?

    Le gouvernement du Canada ne nie pas l'implication de l'homme dans les changements climatiques, il refuse seulement que 1995 soit l'année de référence pour les quotas de CO2 qu'on veut imposer.

    Je n'aurais pas cru écrire ça, mais monsieur Bernier a raison et je crois que son refus d'accorder des entrevues signifie qu'il ne pourrait pas soutenir son point de vue contre une meute de journaliste et d'écolo enragé.

    Il est tout à fait vrai que l'ampleur des changements est exagérée et que l'importance du CO2 dans ces changements est tout à fait discutable.

    Cette étude démontre que d'autres facteurs, comme le bouclier magnétique de la terre influence le climat

    http://dsc.discovery.com/news/2009/01/13/magnetic-

    Elle conclut certe que le CO2 joue un role important, mais c'est un mantra, ce n'est pas prouvé.

    Autre role important, la vapeur d'eau dans la stratosphère

    http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/sci

    Et l'oscillation australe et El Nino (ENSO)

    http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0908/0908.1828

    Et aussi des changements dans l'irradiation et dans l'activité du Soleil

    Et bien certainement de la manipulation de données, une partie du réchauffement allégué n'est pas réél, ceux qui tiennent les bases de données de températures ont retirés de nombreuses stations(plus de 50%) de leurs bases de données et ces données divergent des données satellites.

  • Jean-Pierre Audet - Abonné 25 février 2010 09 h 03

    Et si M. Bernier avait raison ?

    J'endosse complètement la réaction de Dominic Pageau. Le GIEC a multiplié les raccourcis et les gaffes. Enfin on commence, dans certains médias, à dénoncer le travail de cet organisme. Cela fait pourtant au moins dix ans que de très nombreux scientifiques de haut calibre se sont dissociés des conclusions non fondées de cet organisme dirigé par un Pachauri qui s'y est enrichi, tout comme Gore d'ailleurs.

    Il faut bien le constater : tant les journalistes en bloc que les politiciens se sont engouffrés dans ce mantra répété à satiété contre toute raison, à savoir que le climat global se réchauffe et que ce soi disant réchauffement est dû principalement au CO2. D'où cette vente éhontée de «droits de polluer», comme si notre bon vieux gaz carbonique, celui-là même qui fait pousser les arbres qui, en retour, nous donne le précieux oxygène que nous respirons, était un ennemi à combattre.

    Ma position à ce sujet n'a rien à voir avec mes idées politiques.

    JPA

  • Jean de Cuir - Abonné 25 février 2010 10 h 01

    Ah! oui?

    M. Maxime Bernier s’ est rangé, dit-on, derrière les sceptiques qui mettre en question le consensus autour du réchauffement climatique.. Mais voici : un mot de ma part :

    Mme Naomi Oreskes ( Univ. de Californie San Diego) analyse 928 articles scientifiques de revues monitorisées concernant le changement climatique: note qu’il y a consensus sur l’ensemble et désaccords sur certaines des modalités et le rythme. ( “The scientific consensus on climate change: How do we know we are not wrong” , in Climate Change. What it means For Us, Our Children and Our Grandchildren, J.F.E. Dimento, Pamela Doughman (dir.) Cambridge, Massachusetts, 2007) Le rôle des humains est incontestable. Ce qui signifie que depuis l’action humaine dans les procès d’ évolution, il y a bifurcation des processus dits naturels puisqu’il y a intervention de finalités issues d’une conscience réflexive dans le but d’ aménager un milieu de vie. Au-delà du mouvement des éléments vers on ne sait où, l’intervention humaine impose de neuves finalités aux processus de vie.
    [La disparition progressive de l’Âge de glace “ fut le résultat du phénomène de Milankovitch : la variation de l’excentricité de l’axe de rotation terrestre.” “La température se stabilisa dans une zone autorisant la pousse de graminées. L’orge et le blé font parties des plus anciennes de ces graminées. Sans cet ‘heureux été prolongé’ ... notre mode de vie industriel et agricole n’aurait pas été possible.” Or, nous sommes en train de modifier les conditions dont dépend notre existence. ]
    [Voir : consommation d’énergies fossiles, industrialisation de l’élevage animal, destruction des forêts, construction de mégapoles, progression de la population, exploitation indues des sols, transformation des eaux ( acidification, pollution, destruction d’ espèces marines, etc..]
    “Dénier la réalité du réchauffement climatique c’ est précisément dénier que les humains sont devenus des agents géologiques modifiant les processus physiques les plus fondamentaux de la terre.” (Oreskes) Nous sommes devenus des agents biologiques. Il était récemment inconcevable que nous pouvions modifier le climat. Alors que maintenant, nous ne pouvons ignorer que nous sommes immergés dans la biosphère au point où elle relève de notre responsabilité et nous place devant un choix assez radical, gérer notre survie comme ensemble humain. Quelles que soient nos conditions sociales, la conscience de notre liberté s’élargit, car elle a comme horizon la planète, son avenir avec nous; ce qui par ailleurs peut avoir un impact sur l’univers proche.
    C’est que l’être humain impose une bifurcation à la mouvance générale des choses ici sur Terre où la vie a pris forme. Cette mouvance n’avait de finalité que celle du mouvement sans fin des choses. Comment? En instituant des finalités qui ne relèvent pas de ce que l’on nomme un instinct ou une nature. Ainsi, on génère des nouveaux milieux de vie, ce qui après 100,000 ans et plus aboutit à la prise de conscience que ce qui a été fait mène à la catastrophe --toutes les conséquences du réchauffement climatique et celles dues à l’inaction commune.
    Ce qui signifie que l’humain n’est pas une espèce au même titre que tous les êtres vivants. Cette “espèce” demeure celle qui se crée elle-même, à même toutes les conditions qui la mesurent, jusqu’à aujourd’hui à travers milles essais --les sociétés et les cultures -- et qui se trouve encore non unifiée. C’est le seul être parmi les vivants qui est responsable au sens où il cherche à se connaître et à connaître le monde afin de mieux s’ orienter. Or, dans cette démarche, rien encore n’est réussi puisqu’il est divisé par mille visions, mille projets, et il s’ est acculé, sans le savoir en somme, à la catastrophe, car devant le gâchis des exploitations, toutes animées par des finalités à courte vue et non jugulées sous l’horizon d’une vision d’ ensemble. Il n’y a même pas l’ombre d’un soubresaut général de tous les adeptes du “politique”. ( Voir www.solidarites.ch )
    Le point est que l’humain “fait le climat”, ce qui était inconcevable il y a peu. Il est un agent géologique. Et son agir montre des conséquences, à plus ou moins court terme, catastrophiques. ( Inspiré d’ un article dans La revue internationale des livres et des idées, janv.-fév. 2010, de Dipesh Chakrabarty, “Le climat de l’histoire: quatre thèses “ p. 22-31 -- très fouillé) Cet article est plein de renvois et de citations. Alors, le consensus autour du réchauffement est bel et bien réel.

  • Gilles Teasdale - Abonné 25 février 2010 10 h 18

    Compétance

    Bernier est tellement compétant. Il à fait ses preuves dans dautre dossier.

    Gilles Teasdale.

  • Dominic Pageau - Inscrit 25 février 2010 11 h 34

    Citer la revue de madame Oreske

    Le problème avec l'histoire de madame Oreske, c'est que de nombreuses études ne sont pas en accord avec la thèse des changements anthropiques, sortir une seule études détruit sa thèse car elle conclut qu'aucune étude scientifiques contredit la thèse des changements anthropiques, il y en a beaucoup.

    L'homme modifie le climat? Oui, la principale raison est l'aménagement du territoire qui crée des changements dans les vents, dans l'humidité ambiante dans l'énergie accumulée au sol, etc. Mais l'histoire du CO2, c'est loin d'être démontré et vous ne le faites pas plus.

    Il n'y a plus de réchauffement depuis 10 ans, 15 même selon un "expert" climatologue de l'Université d'East Anglia en Angleterre.

    Je le cite

    "B - Do you agree that from 1995 to the present there has been no statistically-significant global warming

    Yes, but only just. I also calculated the trend for the period 1995 to 2009. This trend (0.12C per decade) is positive, but not significant at the 95% significance level. "

    http://news.bbc.co.uk/2/hi/8511670.stm

    Donc pas de de réchauffement significatif depuis 1995. Et Monsieur Jones avoue aussi que si il est démontré(et c'est simple de le faire) que l'optimum médiéval était répandu à la grandeur de la planète, ça contredirait la thèse du réchauffement causé par l'homme. Ce qui met a mal le prétendu consensus.

    En fait cette thèse ne relève que pratiquement sur le consensus fondé sur des opinions, mais quand on demande de voir la science sur laquelle elle repose, on a droit au silence, au vide.

    Le plus ironique, c'est que le liens vers solidarité Genève dénonce les magouilles financières alors que le marché du CO2 va être le plus gros marché de tous les temps, le tout fondé sur une arnaque.