Les États-Unis s'attaquent à la restauration des Grands Lacs

Les États-Unis viennent de dévoiler le plan de restauration des Grands Lacs auquel le président Barack Obama avait consacré 475 millions dans son budget de l'an dernier, le plus important investissement dans l'amélioration de ces mers d'eau douce depuis 20 ans.

Le plan, dévoilé par l'administratrice de l'Environmental Protection Agency (EPA), Lisa P. Jackson, vise trois objectifs: le nettoyage et la protection des zones les plus polluées, une attaque tous azimuts contre les espèces indésirables — comme la carpe asiatique, qui risque de provoquer un déséquilibre écologique sans précédent — et la restauration des milieux humides, qui agissent comme épurateurs naturels et bastions de la biodiversité.

Le nettoyage des «hot spots» ou des endroits les plus pollués se fera en collaboration avec les villes touchées. Il s'agit généralement de sites industriels, de voies navigables ou d'installations portuaires, voire de sites de rejets municipaux.

Quant aux milieux humides, l'EPA entend consacrer une partie des ressources disponibles pour dresser un état de santé des 530 000 acres de milieux humides riverains des Grands Lacs, y compris de certains qui sont pratiquement disparus.

En novembre, l'EPA avait demandé des propositions aux institutions et organismes intéressés. Elle a reçu plus de 1000 projets de restauration.

On ne connaît aucun programme d'une ampleur comparable du côté canadien des Grands Lacs, et encore moins au profit du fleuve Saint-Laurent.

Écart de niveaux

D'autre part, la Commission mixte internationale a rendu public hier un rapport sur la réduction constante de l'écart de niveaux entre les lacs Huron et Michigan et le lac Érié, où leurs eaux aboutissent. Cet écart était de 2,9 mètres à la fin du XIXe siècle. Il se situe à 1,9 mètre aujourd'hui. Entre 1963 et 2006, cet écart s'est réduit de 23 cm.

Trois causes ont été avancées pour expliquer cette dernière réduction. D'abord, la «capacité» de la rivière St. Clair a été augmentée au cours des ans, par des dragages notamment. Cette capacité accrue d'écoulement est responsable de 7 à 14 cm.

Le relèvement isostatique du sol à cause de la disparition du glacier du Wisconsin est responsable de 4 à 5 des 23 cm perdus depuis 1963. Enfin, l'évaporation de l'eau et la réduction des précipitations — des facteurs associés au réchauffement du climat — seraient responsables de l'essentiel de la réduction de l'écart, soit de 9 à 17 cm. Selon l'étude, les changements climatiques seraient responsables de 58 à 76 % du déclin des niveaux des lacs Michigan et Huron entre 1996 et 2005.
1 commentaire
  • Fernand Trudel - Inscrit 24 février 2010 10 h 36

    Les ententes bilatérale donnent des fruits

    L'entente sur les pluies acides autour des grands lacs a été reconduit sans tambour ni trompette par Harper. Les récentes discussions entre Harper et Obama commencent à montrer des gestes réels de dépollution de ce bassin d’eau.

    Harper a lui aussi engagé le Canada dans la dépollution des grands lacs. Dommage qu'on le catalogue d'immobilisme et de manque de conviction sur l'environnement. Mais qiand on sait d'où â vient...

    Nous ne pouvons contrôler la nature mais nous pouvons dépolluer notre environnement car c'est l'homme qui doit ramasser ses déchets et éviter de polluer la terre par des gestes irresponsables même si ça n’influence pas le climat. Se décrotter est une responsabilité individuelle et collective.