Développement du Nord - L'Ontario citée en exemple

Nature Québec estime que le Québec doit imiter l'Ontario et encadrer le développement industriel du Grand Nord par les travaux d'une «Table de la conservation du Nord» qui définirait ce qu'il faut conserver avant de lancer la machinerie lourde à l'assaut des territoires vierges.

Selon le directeur de Nature Québec, Christian Simard, la Table des partenaires du Plan Nord, qui se réunissait hier, est affligée d'une «énorme disproportion» entre les organismes à vocation de développement économique par rapport à ceux qui se spécialisent dans la conservation de la biodiversité.

«Sur 27 membres de cette Table, explique le leader écologiste, il n'y a que deux sièges associés à l'environnement et au développement durable. Et aucun des groupes représentés n'a de siège social au Québec!»

En Ontario, depuis le moratoire sur le développement nordique, une table de concertation regroupant principalement des écologistes, des autochtones et des scientifiques, avec un certain nombre d'industriels, a reçu le mandat de définir d'abord ce qu'on doit préserver afin d'encadrer le développement industriel ultérieur.

Au Québec, explique Christian Simard, «on se garroche plutôt dans le Nord avec nos vieux modèles du Sud», en se posant comme d'habitude la question de l'environnement après et non en amont, comme le veut la logique du développement viable.