Québec veut accélérer le développement des véhicules électriques

Selon Jean Charest, le Québec se trouve en bonne position pour contribuer au déploiement de l’industrie des véhicules électriques.
Photo: Agence Reuters Christian Charisius Selon Jean Charest, le Québec se trouve en bonne position pour contribuer au déploiement de l’industrie des véhicules électriques.

Copenhague — Québec s'associe au prince Albert de Monaco dans une offensive visant à accélérer le développement des véhicules électriques.

Malgré des expériences peu concluantes jusqu'ici, le gouvernement Charest a adhéré à une initiative internationale à ce sujet hier, souhaitant qu'elle permette enfin à cette industrie de prendre son envol.

Au terme du Sommet des leaders, tenu en marge de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, Jean Charest a annoncé que le Québec se joint à l'initiative «EV20», appuyée financièrement par le prince Albert.

L'initiative vise à regrouper les dirigeants de 20 villes ou États ainsi que les constructeurs et les financiers intéressés par le développement des véhicules électriques.

Au Québec, le gouvernement s'apprêtait à présenter un plan d'action à cet égard, lorsqu'une entreprise s'étant vu confier un projet pilote, le fabricant de véhicules Zenn, a annoncé qu'elle cesserait de fabriquer sa voiture à basse vitesse et fermerait son usine de Saint-Jérôme, le printemps prochain.

Malgré tout, M. Charest a réitéré qu'un plan sera présenté en début d'année. Il visera à mettre en place des conditions favorables pour le développement de véhicules ainsi que des mesures de soutien à l'achat. «L'objectif est d'aller vers une industrie automobile qui fonctionnera davantage à l'électricité qu'à l'essence d'ici 2020», a indiqué le premier ministre. Selon lui, le Québec se trouve en bonne position pour contribuer au déploiement de cette industrie, alors que le secteur des transports représente le quart des émissions mondiales de carbone.

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