En bref - Puits forestiers

Le calcul de la valeur des «puits» de GES que sont les forêts est en lui-même un enjeu technique mais aussi politique de la conférence de Copenhague. Plusieurs pays veulent en effet pouvoir déduire de leurs émissions la valeur de leurs «puits» forestiers. On comprend l'intérêt de la chose quand on réalise que la capacité d'absorption des forêts des États-Unis pourrait réduire leurs émissions de 15 %.

Mais des forêts qui agissent comme des puits peuvent devenir des sources nettes d'émissions lors, par exemple, de grands incendies de forêt. Mais certains refusent qu'on utilise ces pertes dans le bilan d'émissions des pays parce que les règles de Kyoto reconnaissent que la combustion de la biomasse est neutre en termes de GES en raison du fait que les arbres coupés sont remplacés par d'autres qui fixent à leur tour du carbone dans leurs tissus. Et si le bilan forestier peut s'alourdir radicalement lorsqu'une forêt est remplacée par des champs, qu'en sera-t-il d'un bilan national si les tourbières des forêts boréales commencent à larguer naturellement leur carbone si le climat se réchauffe?