GES: les pays riches appelés à faire un effort de plus

Bonn — Les pays industrialisés doivent s'engager à réduire davantage leurs émissions de carbone d'ici 2020 pour prévenir des catastrophes climatiques, a affirmé hier à Bonn un responsable de l'ONU alors que s'achevait une nouvelle phase de négociations internationales sur le réchauffement climatique.

De son côté, le chef de la délégation américaine, représentée pour la première fois par des membres de l'administration Obama, a appelé les négociateurs de 175 pays à penser à long terme et à ne pas se concentrer uniquement sur des objectifs de réduction à court terme difficiles à atteindre.

Les États-Unis préfèrent explorer des «voies» permettant d'atteindre un objectif au milieu du siècle à un objectif à court terme définitif, a précisé Jonathan Pershing. Les deux approches ne sont pas incompatibles, mais les négociateurs devront faire preuve d'habileté pour parvenir en fin d'année à un nouvel accord sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) en remplacement du protocole de Kyoto, qui expire en 2012.

Ouverte le 29 mars, la conférence onusienne de Bonn a réuni 2000 délégués de 175 pays pour tenter de faire avancer les négociations sur le nouveau traité post-Kyoto, qui doit être conclu à Copenhague en décembre. Trois autres conférences de ce type, soit six semaines de négociations effectives, sont prévues d'ici décembre.

Au centre des débats: des objectifs de réduction des émissions, le financement de la lutte contre les changements climatiques et l'aide aux pays pauvres, les plus vulnérables aux effets de ces changements climatiques.

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