Vers un règlement sur les porcheries

Québec — Il est urgent de réduire les risques pour la santé publique associés aux activités de production animale, croit le ministre de l'Environnement du Québec, André Boisclair.

C'est pourquoi le gouvernement agit tout de suite pour faire réviser dès juin son règlement régissant les porcheries. Le nouveau règlement visera notamment à s'attaquer aux surplus de phosphore accumulés dans le sol québécois, qui contaminent les sources d'eau potable, a indiqué hier le ministre Boisclair à sa sortie de l'Assemblée nationale.


Le ministre y avait été interpellé par les députés libéraux Robert Benoît et Pierre Paradis. Ces derniers ont signalé le récent avis de la Protectrice du citoyen, Pauline Champoux-Lesage, qui s'étonne de la rapidité du gouvernement à agir dans ce dossier. Mme Champoux-Lesage parle même de la «précipitation à agir» du gouvernement, déplorant qu'on ait passé outre l'habituel processus de consultation publique qui accompagne généralement tout nouveau règlement. Mais le ministre a rétorqué en citant des études récentes de deux directions régionales de la santé publique. Ces organismes lancent un cri d'alarme et somment le gouvernement d'agir le plus rapidement possible pour contrôler la multiplication des porcheries.