Énergie éolienne - Un grand jour pour l'environnement, disent les écologistes

L'annonce du choix des sociétés commerciales qui vont développer le deuxième «bloc» d'énergie éolienne de 2000 MW au Québec a été accueillie hier par les groupes écologistes comme un «grand jour pour l'environnement».

Porte-parole d'Équiterre, Steven Guilbeault, et son homologue de l'Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique, André Bélisle, soulignaient tous les deux que ce résultat était le fruit de la bataille historique livrée par le milieu environnemental au défunt projet du Suroît, une centrale thermique au gaz qu'Hydro-Québec voulait construire dans la région de Beauharnois.

Équiterre, Vivre en ville et le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCRE) ont salué ensemble ce bond en avant de la filière éolienne. «Développée de façon responsable, précise leur communiqué, cette filière est une source énergétique d'avenir pour le Québec et ses régions. Elle affirme d'autre part le rôle de leader du Québec dans le développement de l'énergie propre au Canada».

Selon André Bélisle, de l'AQLPA, la seule ombre au tableau, c'est de constater qu'Hydro-Québec n'a pas le mandat impératif de développer elle-même cette filière avec la force économique qui est la sienne et qu'elle a mise à profit au service du développement de l'hydro-électricité.

À Québec, le député de Jonquière et porte-parole du Parti québécois pour les questions d'énergie, Sylvain Gaudeault, déplorait «le manque de planification» de la filière éolienne et «l'anarchie» qui règne dans ce secteur. Selon le PQ, Hydro-Québec devrait être le maître-d'oeuvre de l'éolien au Québec.

M. Gaudreault critique le gouvernement Charest pour avoir écarté jusqu'ici tous les projets issus des communautés et «braqué les citoyens dès le départ au lieu de les impliquer».

Françoise David, de Québec Solidaire, abondait dans le même sens: «Tout comme l'eau des rivières qui propulse les barrages hydroélectiques, le vent appartient à tout le monde et les profits devraient être redistribués en conséquence. Confier 2000 MW d'énergie éolienne au secteur privé constitue non seulement une perte pour l'ensemble des Québécois, mais également pour les municipalités».

Mais, pour Équiterre, l'essentiel à court terme, c'est que cette énergie plus propre remplace d'autres filières qui le sont moins et qui génèrent souvent des gaz à effet de serre, comme le gaz et le pétrole.

Pour le RNCRE et son porte-parole, Philippe Bourke, Québec devrait donner suite aux voeux répétés des commissions du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), qui ont souhaité une consultation publique globale pour définir l'encadrement général de filière pour en harmoniser les règles au Québec.

Enfin, pour l'Association québécoise de la production de l'énergie renouvelable (AQPER), qui regroupe les producteurs privés d'électricité, «les résultats du deuxième appel d'offres en éolien constituent un triple gain sur les plans de l'énergie, de l'environnement et du développement économique des régions». Selon le président de l'AQPER, Claude O'Neil, «le Québec consolide, diversifie et augmente son exceptionnelle capacité de produire de l'énergie propre et durable en combinant l'abondance de nos ressources hydrauliques et éoliennes, tout en développant une nouvelle filière dont les retombées économiques et financières seront particulièrement avantageuses pour les régions».
6 commentaires
  • Dominic Pageau - Inscrit 6 mai 2008 03 h 28

    Je dirais même plus, un grand jour pour les promoteurs.

    Gaz, éolien, nucléaire, pétrole.... C'est les mêmes poches qui empochent et c'est poche.

    Un grand jour??? On a pas de croissance démographique, qu'est-ce qu'on veut faire du Québec? le fournisseur d'électricité propre du continent? Est-ce que le "marché" voudrait d'une Hydro-Québec encore plus présente? Le marché, malgré ce qu'en dise les bonze, a tendance à vouloir pousser les prix légerement à la hausse, la stabilité n'est pas mauvaise non plus, mais les prix à la baisse, ça c'est catastrophique. Qu'est-ce qui cause ça selon la loi du marché? Une hausse de l'offre qui surpasse, créant des surplus qui doivent être écoulés. Donc, voilà, Hydro Québec, qui commence a être un gros joueur dans les marchés extérieurs de l'énergie, elle se soucie des prix, qui fluctuent. Si on ne consomme pas assez dans la province, Hydro se ramasse avec des surplus qu'elle ne peut stocker, donc, elle les écoule sur le marché extérieur et le prix chute........

    Non, je ne suis pas certain qu'un veule d'Hydro en tant que grand joueur sur le marché de l'énergie. Même Hydro-Québec y va à reculon en rachetant de l'énergie qui ne sera pas produit. Hydro a demandé à TransCanada Energy de ne pas produire d'électricité, par contre, Hydro la paie comme si elle avait produit l'énergie qu'elle ne produira pas. Tout ça, pour limiter son surplus actuel qui risque d'innonder le marcher américain et ontarien de l'électricité.


    La seule et unique raison du pourquoi des éoliennes, c'est pour remplir les poches des compagnies d'énergies qui se sentaient exclues au Québec.

    Les pauvres.

  • Sylvain Auclair - Abonné 6 mai 2008 10 h 54

    Pas si sûr...

    Si c'est juste pour produire plus d'électricité, et qu'elle ne remplace même pas l'utilisation de combustible fossile, je vois pas où est l'avantage.

  • Fernand Trudel - Inscrit 6 mai 2008 11 h 29

    Quand on stockera l'électricité...

    L'éolienne n'est pas aussi peu polluante qu'on le croit. La pollution visuelle lève déjà un tollé par les amis de la nature dans une zec charlevoisienne divisant le lobby environnemental.

    Le bruit pour les résident voisins de ces parc est néfaste pour la santé. Récemment j'écoutait une entrevue radiophonique avec un ontarien résident à 600 mètres d'une éolienne qui a été obligé de déménager car le bruit de cet équipement que l'on appelle l'infrason, l'empêche de dormir correctement et nuit à sa santé malgré une étude sur le sujet concluant que ce n'est pas dommageable pour la santé des gens. (http://www.canwea.ca/images/uploads/File/FRENCH/Ca


    Le fait que l'éolienne est soumise au gré du vent n'est pas nécessairement synchronisé avec la demande d'énergie fait faires des pertes de production. On parle dans les milieux déjkà équipés de 25% d'efficacité sur le réseau. Alors, flus<ctuation d'énergie pas nécessairement aligné avec les demandes d'énergie.

    Enfin le coût par kilowatt-heure est 35% plus élevé que l'hydroélectricité. Cette donnée fera hausser encore plus rapidement la facture des québécois qui en ont marre des hausses constantes de cet organisme paragouvernemental.

    Quand à Styeven Guilbault, son intervention n'est pas dénudé d'intérêt car l'hydro Québec a donné à Équiterre, OSBL fondé par lui, un terrain de plus d'un million de dollars au centre ville de Montréal pour lui permettre d'ériger avec des donateurs gouvernementaux la maison du développement durable.

    http://www.maisondeveloppementdurable.org/acceuil

    Quand on sait que cette bâtisse est pour y loger sur le bras tous les organismes écolos subventionnés avec la complicité des gouvernements on y voit des liens politiques tissés depuis des lunes par les lobbys écolos. Le retour de l'ascenceur, quoi !!!

    Quand on stockera l'électricité suite à la recherche sur la nanocondensateur dont déjà la voiture électrique ou à hydrogène sers doté. Le nanocondensateur a cette propriété de miniaturiser les accumulateurs d'énergie électriques. À quand les postes de stoickage d'électricité. Voilà une façon économique d'atteindre le même but, produire plus avec le moins d'impact possible et à moindre coût.

    (réf: Http://www.lefigaro.fr/automobile/
    20070413.FIG000000179_naissance_d_une_batterie_revolutionnaire.html )

    Vous verrez que le nanocondensateur est une avenue sérieuse pour stocker l'électricité. Il s,agit que l'Hydro fasse la recherche pour l'appliquer et créer des posrtes de stockage. Ca permettrait aussi d'éviter d'ouvrir les vannes de dérivation des barrages existants dans les périodes hors-pointe et ainsi rentabiliser les installations existantes et reculer tout projet de développement sur la planche à dessin, même les éoliennes...

  • Guy Fafard - Inscrit 6 mai 2008 15 h 11

    Équiterre et Steven Guilbeault dans les patates comme d'habitude

    Hydro-Québec, Énergie éolienne, Science, Énergie, Québec (province), Canada (Pays)

    Ce qui devrait être fait c'est diversifier nos sources d'énergie.

    Le méthane dégagé par le compostage s'en va dans l'atmosphère et est 200 fois plus polluant que le bioxyde ce carbonne, je pense.

    Pour réduire ce méthane une solution serait peut être de le récupérer et le brûler avec une génératrice qui offrirait de l'énergie. C'est une approche qui devrait être étudiée afin de pouvoir réduire la pollutions du sol et réduire les GES les plus dangereux.

    En matière de pollution la solution doit être globale et l'éolien n'en solutionne qu'une partie.

    De toute façon l'humain va toujours créer de la pollution sous diverses formes et la solution miracle n'existera jamais. même dans l'éolien. Équiterre et Steven Guilbeault devraient en prendre conscience et s'ouvrir l'esprit davantage.

  • Claude L'Heureux - Abonné 6 mai 2008 20 h 02

    Vite un plan

    Faute de voir Hydro-Québec développer lui-même ces moulins à vent, peut-on espérer qu'il y ait un plan de développement complet avant que les promoteurs fassent le leur par Hydro interposé.

    Claude L'Heureux, Québec