GES: prendre l'avion sans remords

Virgin Atlantic a adopté un comportement écologique exemplaire en intégrant l’effacement des GES de chaque voyage dans le prix du billet.
Photo: Agence France-Presse (photo) Virgin Atlantic a adopté un comportement écologique exemplaire en intégrant l’effacement des GES de chaque voyage dans le prix du billet.

Les grands de l'industrie du transport aérien se sont tous lancés avec intensité mais avec plus ou moins de rigueur sur le marché de la «compensation» en 2007 en offrant à leurs clients toutes sortes de formules destinées à effacer leur «empreinte écologique» sur le climat.

«Difficile de dire si c'est pour améliorer leur image sur le plan du marketing ou par culpabilité pour avoir été "oubliés" dans le protocole de Kyoto que les grands transporteurs aériens de la planète se lancent sur le marché de la compensation, qui explose littéralement depuis un an», a expliqué Karel Mayrand, de la fondation Unisfera, à Montréal. «Mais en renvoyant la balle uniquement à leurs clients, certains transporteurs omettent carrément d'assumer leur responsabilité comme entreprises dans ce domaine. Pis encore, certains poussent très marginalement la vente de ces compensations ou crédits d'émissions auprès de leurs clients, de sorte qu'au grand total, ce sont seulement 2 % des voyageurs internationaux qui, volontairement, vont ajouter un peu plus de 100 $ au prix de leur billet d'avion pour financer un projet écologique qui va soustraire de l'atmosphère terrestre l'équivalent en CO2 des gaz à effet de serre qui ont été émis pour les déplacer d'un endroit à un autre.»

Les formules de compensations varient énormément d'un transporteur aérien à l'autre. Dans le cadre d'une «offre spéciale» lancée à l'automne et toujours en vigueur pour le temps des Fêtes, Air Canada propose à ses clients de doubler leurs achats compensatoires.

Un autre exemple: cette semaine, Aéroplan, qui gère les points accumulés par des milliers de voyageurs, a lancé son propre programme de compensations volontaires. L'année dernière, l'empreinte écologique de ses milliers de clients a dépassé le million de tonnes de dioxyde de carbone (CO2), soit un million de tonnes pour les primes-voyage, 3391 tonnes pour les voitures louées par ses clients et 253 tonnes pour les déplacements de ses employés, qu'Aéroplan prend entièrement à ses frais. Aéroplan ajoutera 20 % de sa poche aux compensations achetées par ses clients pour les GES émis lors de leurs déplacements.

Le transporteur le plus exemplaire, a précisé Karel Mayrand, d'Unisfera, c'est Virgin Atlantic. En effet, cette société intègre l'effacement des GES de chaque déplacement dans le prix du billet vendu à chacun de ses clients. Tous les vols de cette société aérienne affichent donc, en principe, des bilans carbone neutres.

«C'est à ça qu'il faudrait en venir partout», a dit M. Mayrand, car ailleurs, on parle plutôt de 2 % d'achats sur une base volontaire. Mais néanmoins, a-t-il dit, la tendance est amorcée, ce qui explique qu'aux fondations environnementales du début, on voit se joindre dans ce marché de grandes entreprises attirées par l'odeur des gros profits.

Une vision en évolution

Vendredi dernier, au dernier décompte réalisé chez Unisfera, pas moins de 380 joueurs de hockey avaient signé un chèque pour effacer les quelque dix tonnes de GES émises en cours de saison à l'occasion de leurs nombreux déplacements par avion. C'est le défenseur des Bruins de Boston Andrew Ference, militant de la Fondation David Suzuki, qui a lancé ce mouvement d'achat de crédits ou de compensations géré par Unisfera, une fondation fortement mobilisée dans le dossier des changements climatiques. Mais la LNH aurait tenté de contrecarrer le projet d'Andrew Ference car une grosse entreprise privée, qui offre de devenir un commanditaire de la ligue, s'est pointée pour obtenir le monopole sur les compensations de l'ensemble des clubs.

Si, de nos jours, de plus en plus d'entreprises intègrent dans leur budget l'effacement des GES associés aux voyages pour des congrès ou des conférences internationales, l'industrie du transport aérien évolue rapidement sur ces questions elle aussi. On lui a reproché d'avoir été «oubliée» par le protocole de Kyoto, car aucun pays n'intègre dans son bilan les émissions de l'aviation civile, qui comptent pour 2 % du grand total annuel de la planète. Par contre, le pouvoir radiatif de ces émissions est supérieur du fait que celles-ci sont relâchées directement dans la haute atmosphère. Elles sont ainsi responsables de 3,5 % du pouvoir radiatif des émissions humaines, selon le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC).

En 2005, l'aviation civile internationale a transporté plus de deux milliards de passagers, selon le rapport de l'OACI, dont 704 millions de passagers intercontinentaux. Grosso modo, un déplacement intercontinental génère de deux à trois tonnes de GES par passager, soit l'équivalent des émissions d'une voiture intermédiaire pendant un an. Les adeptes du transport aérien ignorent aussi que 80 % de leur empreinte écologique en voyage résulte du transport à lui seul. Il n'y a que deux moyens de diminuer cette empreinte: voyager moins, ce que plusieurs envisagent désormais, ou acheter des crédits, aussi appelés compensations d'émissions, qui vont retirer par des projets concrets les GES émis à l'occasion de ces déplacements.

Un fouillis

Toutefois, le consommateur qui veut compenser ses émissions se retrouve devant des choix difficiles. Il peut le faire en visitant les sites Internet des grandes fiducies environnementales: c'est là qu'on trouve les meilleurs prix, mais on sait rarement ce qu'on achète vraiment.

Depuis peu, presque tous les grands transporteurs offrent eux-mêmes ce service, mais là encore, la qualité et l'origine du «produit» varient énormément. Par exemple, Lufthansa, Swiss International et Virgin Atlantic achètent leurs compensations de Myclimate à des prix qui, curieusement, varient de 19,50 à 29 $CAN la tonne. Mais il s'agit généralement de crédits garantis par la norme internationale Gold Standard, mise au point par de grands groupes écologistes internationaux comme le WWF. Cette norme est encore plus exigeante que les crédits émis sous le régime du protocole de Kyoto car elle tient compte des impacts sociaux des projets de compensation et non seulement des aspects environnementaux et financiers.

De son côté, Air Canada offre des compensations émises par Zerofootprint, qui finance des projets de plantation d'arbres en Colombie-Britannique. British Airways vend autour de 15 $ la tonne des compensations émises par Climatecare, qui ne sont pas certifiées Gold Standard. Pour le moment, on ne compte que deux sociétés américaines à offrir ces produits, soit Delta et Continental. Leurs compensations sont moins chères, peut-être parce qu'il s'agit de «crédits volontaires» vendus sur le Chicago Stock Exchange. En Amérique du Nord, en effet, les gouvernements fédéraux états-unien et canadien, ne font pas partie du marché international d'échanges de crédits régi par le protocole de Kyoto. Résultat: il n'existe pas de registre ni de normes formelles pour déterminer ce qu'est une tonne de GES et empêcher qu'on vende des crédits ou des compensations qui n'existent pas.

«Paradoxalement, on nous réclame en général des compensations qui vont servir à financer des projets au Canada alors que, faute de véritable norme de calibre international ici — Kyoto ou Gold Standard —, c'est ici qu'il y a probablement le plus de flottement, a expliqué Karel Mayrand. Il n'y a pas de registre officiel pour enregistrer les compensations. La vérification par les tiers n'obéit pas à des normes réglementaires, et bien malin qui pourrait dire qu'on ne lui vend pas des crédits qui n'ont jamais été achetés. Chacun dit s'inspirer des normes les plus exigeantes, mais quand on y regarde de près, tout ne se vaut pas.»

Par ailleurs, le prix des compensations reflète ces exigences, car ce sont les crédits certifiés par l'ONU sous l'empire de Kyoto qui sont les plus chers, suivis des compensations Gold Standard, puis par un peu tout le reste. Mais il y a des différences parfois si énormes et à ce point inexplicables qu'elles justifieraient une véritable enquête...

Karel Mayrand estime qu'il faudra bien un jour que les vérificateurs soient eux-mêmes certifiés, comme l'exige l'ONU pour les crédits Kyoto. Il reconnaît que les acheteurs de compensations devraient avoir accès aux vérificateurs pour savoir s'ils n'ont acheté que des bouts de papier ou s'ils ont vraiment contribué à extraire de véritables tonnes de carbone de l'atmosphère en finançant un vrai projet, validé selon autre chose que des normes maison plus ou moins crédibles.
9 commentaires
  • Jean Filion - Inscrit 29 décembre 2007 09 h 05

    Émissions des GES dans la haute atmosphère ?

    Bonjour M. Francoeur, J'aimerais savoir, d'après votre article, pourquoi les GES relachés par ces avions dans en haute altitude, sont plus dommageable que sur terre ?
    Jean Filion
    rotoroc2@sympatici.ca

  • Fernand Trudel - Inscrit 29 décembre 2007 11 h 20

    La religion a de ces effets pervers...

    La religion kyotiste a de ces effets pervers qui remontent à des millénaires, que dire à 5,000 ans. La religion, peut importe son origine, a toujours mené le monde et le mène encore...

    C'est pour ca qu'ici au Québec on a un théologien, Steven Guilbault qui nous enseigne ce qui est bien et ce qui est mal. Je l'écoute prêcher sur la montagne ce discours dogmatique. Nous somems revenus à l'époque du : «Crois ou meurt,»

    Voici le sermon qu'on adresse à l'homme moderne, sermon qui ressemble à s'y méprendre à de vieilles histoires plusieurs fois millénaires:

    Homme, tu as voulu t'élever au rang des dieux. Tu as commencé dès l'origine, en faisant usage de cet objet abominable: ta raison. Ce fut ton péché originel. Car tu le sais, depuis le début tout est écrit (cycle oblige).

    En faisant usage de ta raison, tu as voulu percer les mystères de l'univers, orgueilleux! Tu as voulu créer, sacrilège! Machines à laver, avions, ordinateurs, centrales nucléaires, automobiles et chauffage central, autant de monstres mécaniques singeant la nature et troublant l'ordre divin. Tu as troublé trois des éléments composant l'univers et tu seras puni par le quatrième: tu as souillé l'Eau des fleuves et des océans, l'Air du ciel, et jusqu'à la Terre elle-même. Le châtiment est connu, c'est le Feu éternel. Tous les livres sacrés te le disent depuis des millénaires, ô homme imprudent. N'as-tu pas lu l'Apocalypse? Ne redoutes-tu pas le feu du ciel? Dernier d'une interminable série de prêtres et de prophètes, Al Gore s'est levé pour te le rappeler: c'est la fournaise qui t'attend, et c'est à ton individualisme, à ton égoïsme que tu la dois.

    Est-il trop tard? Oui, bien sûr, il est trop tard. Depuis longtemps, depuis toujours. C'était écrit: l'homme est pervers et vicieux, quoiqu'il ait été créé pur et sans tâche. Les conséquences sont consignées dans les vieux livres: tempêtes, incendies, désolations; aridité par ici, inondations par là. Tout est dans Saint-Jean, avec les détails! L'ordre cosmique est bouleversé. Les saisons, champ réservé de l'empire du Soleil, tu les a détruites, ô homme égoïste et avide! Mais le feu ne tardera plus. Puisqu'on te le dit!

    Alors, que faire? La réponse, tu la connais, homme pécheur: voilà cinq mille ans qu'on te la susurre, qu'on te l'administre, qu'on te l'enfonce dans le crâne et dans les veines: le sacrifice!

    Renonce à ton individualisme, communie dans la solidarité. Renonce au profit et aux richesses, préfère la pauvreté et la décroissance (tu es né poussière et tu retourneras à la poussière). Renonce à façonner la nature, car c'est là le domaine du dieu Soleil, qui seul a pouvoir de vie et de mort sur elle. Préfère le recyclage, à l'image des dogmes éternels.

    Renonce à cet apanage de Satan, la division dans l'opinion (à propos du réchauffement climatique, par exemple) et dans le mode de vie. Renonce à penser par toi-même: fusionne dans la masse, car le consensus est la vérité, relayée pour ton bien par les grands prêtres de l'audiovisuel et de la politique, de la même manière qu'ils la relayent depuis cinq mille ans. Renonce à ta raison, et ouvre ton coeur à la foi - bien aveugle, si possible. Abandonne le raisonnement et entre dans le domaine du symbole, car c'est celui des dieux. Ne trouve pas absurde, par exemple, qu'au nom de la lutte contre le CO2, on te demande de couper ton électricité pendant 5 minutes, alors que les groupes électrogènes nécessaires à la remise en route du circuit dégagent massivement du CO2: c'est le symbole qui compte. Pour le reste, les dieux et leurs prêtres s'en occupent. Ne t'offusque pas non plus de ce qu'Al Gore dans son palais consomme à lui tout seul trente fois plus d'énergie que toi, ni de ce que Nicolas Culot émette joyeusement du CO2 du haut de son hélicoptère: ces prêtres ont des exemptions délivrées par les dieux. Renonce à ton confort, aux avancées de la science durement réalisées par tes pères. Renonce à ton bonheur sur cette Terre. Renonce à toi-même car tu es une immondice (un « virus » ou un « cancer » selon les grands prêtres).

    Alors, et alors seulement, tu pourras peut-être infléchir les dieux. Tu retrouveras l'âge d'or si bien décrit par Platon, celui d'avant la corruption, celui auquel tu penses - car tu as été formé à penser cela -, lorsque tu dis: « Autrefois, il n'y avait pas tous ces OGM, toute cette pollution, toutes ces voitures, et on n'était pas plus malheureux ». Ou encore: « C'est vrai qu'il n'y a plus de saisons: regardez comme il pleut! En plein mois de juillet »!

    Ah! Autrefois, c'était mieux... comme on dit depuis cinq mille ans. L'homme détruit la nature... comme on dit depuis cinq mille ans. C'est son individualisme qui le perdra... comme on dit depuis cinq mille ans. L'homme doit renoncer à son mode de vie... comme on dit depuis cinq mille ans. Le feu sera sa punition... comme on dit depuis cinq mille ans.

    Devant cette histoire intemporelle qu'on nous raconte pour la millième fois, la question se pose: qui propage ces mythes? Y a-t-il encore aujourd'hui des hommes partageant des savoirs ancestraux remontant aux égyptiens et à leurs pyramides, fondés sur des symboles de la vieille cosmogonie, des symboles au service du pouvoir? Des hommes haut placés qui occuperaient les arcanes de ce pouvoir, tiens, à l'ONU, par exemple, ce holding du GIEC? Et qui propageraient les vieux mythes sans cesse adaptés et recyclés avec lesquels leurs prédécesseurs ont si efficacement asservi le monde entier pendant cinq mille ans, afin de jouir grandement de ses richesses pendant que les autres, esclaves naïfs, se serraient la ceinture pour les servir, au nom du sacrifice?

    Que nos ancêtres aient pu se laisser berner par des contes pendant des millénaires, c'est bien possible, mais nous! Il paraît que nous avons grandi et que nos yeux modernes se sont ouverts sur les mécanismes implacables du pouvoir. Pour ma part, je n'en suis pas si sûr.

    Quant aux avions, Al Gore les utilise fréquemment pour faire son show sur le climat aux quatre coins du globe. Quel paradoxe...

  • Serge Bernier - Inscrit 29 décembre 2007 13 h 04

    Des mesures inefficaces

    La réduction des GES est un bien public et les actions individuelles de ce type ont un effet marginal. En général, les consommateurs ont très peu d'incitatifs à poser des actions individuelles pour acquérir un bien public parce qu'ils n'ont aucune garantie que les autres consommateurs accepteront de payer pour acquérir ce bien public. Pourquoi les clients de compagnies aériennes accepteraient-ils de payer plus cher leurs billets d'avion si les autres passagers n'en font pas autant? A preuve, seulement 2% des passagers des vols internationaux acceptent de payer 100 $ de plus pour réduire leur empreinte écologique.

    Si tous les passagers ne sont pas tenus de payer un supplément pour réduire les émissions de GES, les mesures volontaires n'auront que très peu d'impact et ne produiront jamais des réductions de GES significatives.

    Pour vraiment réduire les GES, les gouvernements doivent adopter des mesures, telles des taxes sur le carbone ou un régime d'échange de droits d'émission, qui permettent d'inclure le coût d'émission de GES dans les prix des biens et services. En utilisant le mécanisme des prix pour envoyer un signal à l'ensemble des entreprises et des consommateurs, tous seront incités à réduire leurs émissions de GES.

    Par exemple, en imposant une taxe qui ferait augmenter le coût du carburant des avions, les compagnies aériennes seraient incitées à acquérir des avions qui consomment moins de carburant et qui émettent moins de GES. Les passagers qui payeraient leurs billets plus cher seraient incités à moins utiliser l'avion et cela aurait aussi un effet à la baisse sur les émissions de GES.

  • Serge Manzhos - Inscrit 29 décembre 2007 22 h 50

    fatiguants, ces vendeurs de films d'horreur

    Je me demande où l'on a pris le chiffre de 2-3 tonnes de GES par passager par déplacement intercontinental?
    Sur Wikipedia on trouve qu'un Boeing 747-400 (qui prend en moyen 450 passagers dépendamment de la version) pèse au décollage env. 377 tonnes et la masse vide est de 178 tonnes. Ce qui fait env. 200 tonnes reparties entres les passagers, les bagages, les repas etc. Or, 450 passagers pèsent env. 36 tonnes; prenons 20 kg - pas beaucoup - de bagages pour chaque - un autre 9 tonnes. Alors le carburant devait prendre d'habitude 150 tonnes ou moins. (on lit « max fuel capacity 199,158 L »). 150/450 donne a peu près 333 kilos de déchets du combustible MAX par personne. Ça fait presque 10 fois moins que ce qui est écrit dans l'article ! On peu mal imaginer que la différence soit dû au service au sol etc.
    Alors on constate que l'on fait face à un autre exemple des très simples mais puissants mensonges dont on est gavé 7 sur 7 de nos jours par ces "environnementalistes". Pourquoi la rédaction laisse-t-elle passer ces choses-la sans vérifier?
    Ces gens-la réclament l'imputabilité de tous: des sociétés, des politiciens, des payeurs de taxes... Pourquoi est-ce qu'on ne parle jamais de leur propre responsabilité? On va bientôt nous tous payer les changements qu'ils réclament. Et s'il s'avère que ce qu'ils prêchent ne soit pas bon, est-ce qu'ils, eux, vont payer quoi que ce soit? Est-ce qu'ils vont payer par leurs hauts postes, ou par leurs subventions de recherche? Je ne crois pas. Alors il y une déséquilibre très sérieuse dans la répartition des responsabilités. Pensez-y messieurs..

    Serge Manzhos
    Longueuil

  • Maurice Monette - Inscrit 29 décembre 2007 23 h 25

    Le manque de maturité de l'humanité

    Si l'humanité avait eue la MATURITÉ de se contenter de ce que la BIOSPHÈRE offre pour survivre, sans plus, on n'en serait pas rendu LÀ...

    Mais, comme l'argent est devenu son seul objectif, plus aucune NOTION de SATIÉTÉ n'a permis de LIMITER cette SUR-EXPLOITATION des BIOMES pour faire du LUCRE. De sorte que, dorénavant, NOUS devons toutes et tous subir la DÉCHÉANCE de notre MÈRE, cette TERRE qui était encore d'ÉMERAUDE il y a moins d'un quart de siècle.

    L'argent étant devenu en juin 1989 le seul et UNIQUE OBJECTIF de NOS PASSAGES INCARNÉS(ES), à cause de la DÉCISION PERVERSE de KAROL WOJTYLA alias j. p. II de cesser la $aine RÉPARTITION de celui-ci, après chaque période de quatre années d'évolution et de ne plus LIMITER la CUPIDITÉ humaine comme CELLE-CI l'était avant cette date fatidique, TOUT a eu un prix ($, $, $,) et la BIOSPHÈRE s'est faite DÉTRUIRE à cause d'ELLE.

    La gent humaine est totalement IMMATURE et a DÉTRUIT le seul SUBSTRAT qui lui permettait de CROÎTRE en SAGESSE, apprendre à LIMITER son AVIDITÉ des RICHE$$E$ et à MAÎTRISER sa SATIÉTÉ. Donc, ces échanges d'argents pour pouvoir continuer à DÉTRUIRE la PLANÈTE jusqu'à MORT s'ENSUIVE, c'est la plus gro$$e ARNAQUE dont l'humanité a été VICTIME depuis que l'humanité a découvert l'activité du COMMERCE.

    Plutôt que de se restreindre dans son AVIDITÉ d'ARGENT$ INUTILE$, la DESTRUCTION de notre MÈRE est devenu le "MODU$ VIVENDI" de tous ces COMMERÇANT$(E$) et ce sont ces gens qui seront à BLÂMER pour tous les TROUBLES qui surviennent et surviendront dans les temps futurs...