Protocoles - Kyoto et Montréal, deux combats

Pour Achim Steiner, directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), les deux dossiers écologiques d'envergure planétaire, les protocoles de Montréal et de Kyoto, diffèrent par plusieurs aspects.

Si les causes du réchauffement climatique touchent l'ensemble des structures industrielles de la planète et les modes de vie de nations fort différentes, seulement quelques secteurs industriels étaient en cause dans le cas de la couche d'ozone.

Dans le dossier du climat, l'échelle des changements en vue est sans commune mesure avec ceux relatifs à la couche d'ozone, si on veut passer à un système de production moins dopé par le carbone.

Peut-on dire alors que le coût des mesures à adopter est trop élevé?

«Oui et non», répond Achim Steiner, le grand patron du PNUE. Certes, dit-il, les changements climatiques exigeront une importante dose d'innovation technologique et des investissements massifs dans le cadre d'un véritable «recalibrage» de l'économie.

«Mais, ajoute-t-il, le coût de ne rien faire contre les changements climatiques risque d'être tellement élevé que, en fin de compte, c'est encore moins cher d'aller de l'avant. Et n'oublions pas que, selon une étude du GIEC, il en coûtera au maximum 0,1 % du PIB mondial en 30 ans pour faire la transition vers une économie moins riche en carbone.»

Pour des politiques publiques claires

Économiste de formation, Achim Steiner mise énormément sur la vigueur du marché international des crédits d'émissions pour atteindre les objectifs que les législateurs rigoureux auront imposés dans leurs politiques publiques, conçues comme des incitations économiques au changement. Là aussi, mais d'une autre façon, des politiques publiques claires feront la différence.

Avec la conférence de Montréal qui célèbre la première mobilisation générale de l'humanité contre un mégaproblème écologique, les 191 pays signataires peuvent poser ce qu'Achim Steiner qualifie de «geste historique» en oeuvrant simultanément pour la restauration de la couche d'ozone et du climat, deux phénomènes interreliés à plusieurs égards.

Le plus inquiétant et non le moindre, dit-il, réside dans le fait que d'ici 2030, à moins d'un changement de cap important, les modifications climatiques pourraient bien mettre un terme à plus de 40 ans d'efforts pour restaurer la couche d'ozone et devenir son principal agent destructeur, notamment en stimulant la formation de nuages polaires dans la stratosphère.

Et M. Steiner aurait pu ajouter les risques croissants des impacts conjugués que l'intensification des rayons UVB et du réchauffement climatique fait courir aux systèmes biologiques de la planète, pour la plupart en déclin, et dont les humains dépendent.
 
2 commentaires
  • Marie Nadine LeCorre - Inscrite 15 septembre 2007 08 h 56

    Le temps c'est de l'argent!

    Pendant que les énergies sont perdues sur le comment du pourquoi et ce n'est pas juste nous les responsables, que les pollueurs des premiers jours brassent encore pour imposer leur propre modèle de solution, la situation s'aggrave. C'est lamentable. Il est plus que temps que les dirigeants agissent, IMPOSENT, CONTRAIGNENT, LEGIFÈRENT,...

    Voyons, de plus en plus de citoyens posent des gestes responsables, plus verts, dans leurs activités quotidiennes. Il est plus que temps que les gouvernements adhèrent au phénomène pour que l'effet fasse boule de neige comme on dit. Y'a pas d'autre avenue à prendre si on veut que la situation s'améliore.

  • Fernand Trudel - Inscrit 15 septembre 2007 12 h 39

    Enfin un traité mondial

    Le premier reproche que je fais au protocole de Kyoto est qu'il n'engage que 35 pays sur 196 pays sur la terre. De surcroît, sauf une partie de l'Europe (surtout l'ancien URSS), ce ne sont pas les pays les plus polluants. La Chine et l'Inde deux pays émergents, ainsi que les États-Unis et les pays du Moyen-Orient, de l'Afrique, de l'Australie et de l'asie, où la pollution est encore plus forte et sans mesure de contrôle, aucun n'a signé Kyoto. Les 3/4 de la pollution était hors du contrôle de Kyoto que qui rend illusoire les efforts que l'on peut faire car ils sont annulés par ces autres pays. J'ai applaudi avec Harper à l'ouverture des pays asiatiques et de l'australie. Les écolos eux, ont parlé de diversion... Ce sont les mêmes qui n'ont rien fait pendant 30 ans pour régler le pire désastre écologique sur la cote atlantique, la Sydney Steel, sur l'ile du Cap-Breton en Nouvelle-Écosse. Harper lui, a enclenché en janvier dernier la plus grande opération de dépollution jamais vue (400 millions sur 8 ans). Les écolos à part les gens du groupe Sierra qui sont venus manifester pancarte à la main contre la dépollution, étaient absents et muets ainsi que Stéphane Dion et Thomas Mulclair. Parole et les actes ne sont donc pas pareil pour ces environnementalistes. Est une carrière où un dogme religieux ???

    Je m'étonne que Greenpeace n'ait pas manifesté contre la construction artificielle des iles à Dubaï, ni par la surconsommation de pétrole dans ce secteur dont les installations pétrolifères ne sont pas toujours écologiquement inplantées dû à l'absence de suivi environnemental dans cette partie du monde. Je m'étonne que ces environnementalistes ne parlent jamais du pire désastre écologique survenu au Koweit quand Saddam Hussein a enflammé tous les puits de pétrole koweitiens avant de se retirer. Pourtant la fumée noire a duré des mois et même des années. Mais nous ici, on menace et on fait des actes illégaux jusqu'à stopper les navires dans le Saguenay. Pourtant les compagnies forestières et leurs employés sont conscients de préserver la forêt car ils veulent conserver leur job et pouvoir assurer aux générations futures des emplois dans ce secteur. Alors ils reboisent et même le gouvernement les obligent. Je m'étonne que les écolos ne parlent jamais des tourbières et des rizières asiatiques principales source de méthane qui émettent 24 fois plus de GES que le CO2. Je m'étonne que les écolos de la région de Québec qui s'opposent à Rabaska alors que le gaz naturel est moins polluant que le mazout ou pétrole lourd utilisé dans notre grande industrie pour chauffer les fours. Rabaska diminue la dépendance au pétrole lourd qui est le plus pollueur. Mais quand on est parti sur une track de la simplicité volontaire, on fait des combats doctrinaires alimenté par un réchauffement médiatique soutenu.

    Les écolos sont en train de nous montrer que la population a compris qu'il faut respecter notre environnement. Ils devraient ralentir leur croisade. Car le peuple n'est pas prêt à adopter leur mode de vie. Ils préconisent d'aller au boulot à pied, en vélo ou en tramway. Ils militent pour être végétarien car la consommation de viande est devenu un facteur de réchauffement climatique. Ils ont choisi de composter nos restes de table nonobstant les émissions d'odeur et de méthane encore plus dérangeants. Ils préconisent d'isoler encore plus nos maisons afin de diminuer notre chauffage même au bois. Ils privilégient une toile d'araignée de fils pour relier les parcs éoliens au réseau de l'Hydro sans tenirt compte de la pollution par le bruit des éoliennes et de la pollution visuelle dans des secteur topuristiques comme la gaspésie. Pourtant la nano science est une voie de l'avenir qu'ils ignorent. Et si l'on pouvait enmagasiner l'électricité à l'aide de nanocondensateur récemment découvert au MIT aux États-Unis. On cesserait toute construction sous toutes ses formes car on pourrairt stocker dans des batteries l'excédent des barrages existants qui sont déversés dans les galeries de dérivation. Le MIT est l'Alma Mater de Richard Lindzen le pourfendeur du GIEC, cet organisme politico-scientifique fortement médiatisé et évangile des écolos aveuglés par leurs demi-vérités. Le GIEC n'a pas encore publié les études scientifiques qui supportent le résumé pour décideurt qu'ils ont médiatisé à grands cris en février dernier. N'est ce pas suspect scientifiquement??? Un nombre grandissant découvrent les pirouettes du GIEC et les dénoncent.

    Le protocole de Montréal est plus réaliste et réuni 191 pays vers des solutions et une démarche commune. Le conv<cert de ces nations est proteurs de plus de résultats car il englobe les grand pollueurs et met en cause la recherche d'alternatives scientifiques aux sources énergétiques non renouvelables. Ca rejoint les déclarations du PDG de Deutch Shell devant ses homologues du secteur énergétique et de l'OPEP qui parlait ainsi : «M. Van Der Veer a affirmé que les sociétés d'énergie seraient prêtes à travailler de concert avec les gouvernements afin de résoudre cette problématique, à la condition qu'il y ait une structure mondiale de réglementation pour obliger les gouvernements à respecter les mêmes normes.

    L'urgence de réduire les émissions de CO2 pourrait bientôt devenir plus manifeste. La tête dirigeante de Shell a déclaré que la consommation d'énergie augmentera de 50 % d'ici les 25 prochaines années, à cause surtout de la demande accrue pour le pétrole et le gaz naturel en Chine et en Inde, mais aussi dans le monde occidental.

    M. Van Der Veer a déclaré qu'il fallait uniformiser les règles du jeu au point de vue du respect de l'environnement et s'assurer que tous les pays les suivent. Sinon, des compagnies comme Shell auraient peu d'intérêt à investir dans des mesures dispendieuses de réduction d'émissions polluantes, puisqu'elles pourraient tout simplement déménager dans un pays voisin qui n'a pas adopté des normes aussi sévères.

    Shell cherche des moyens de réduire ses émissions de CO2 en emprisonnant et peut-être même en injectant le dioxyde de carbone sous terre. De cette façon, le CO2 pourrait même être utile, en ce sens qu'il permettrait d'augmenter la pression dans les champs de pétrole épuisés et de récupérer plus facilement le pétrole qui reste, a expliqué M. Van Der Veer. »


    L'homme est cet animal prétentieux qui pense contrôler l'univers alors qu'il n'a même pas appris à se discipliner et à respecter la nature. Mme Brigitte van Vliet-Lanoë,
    professeur en sciences de la Terre à l'université des Sciences et Technologies de Lille qui a écrit ceci et je vous le livre avec la permission de la scientifique:

    Si le réchauffement climatique continue à être dopé par l'effet de serre, le vêlage des calottes groenlandaise et antarctique sera plus précoce, amenant un Dryas moderne d'ici une cinquantaine d'années. Si la calotte groenlandaise largue ses icebergs, nous n'aurons plus besoin de mettre des glaçons dans notre whisky !

    Attention, un Petit Âge Glaciaire peut en cacher un autre : après un pic de réchauffement millénaire, va-t-on vers un nouvel épisode du Petit Âge Glaciaire ou vers une vraie glaciation ? La calotte antarctique semble aujourd'hui avoir quelques velléités de croissance. Les nations développées de l'hémisphère Nord sont de grosses consommatrices d'énergie et d'eau : qu'adviendra-t-il de leur consommation si le climat se refroidit et s'aridifie, la probabilité étant loin d'être nulle - comme nous venons de le voir - de part et d'autre de l'Atlantique ? Qu'adviendra-t-il des pays en cours de développement économique très énergivore et polluant, comme la Chine et l'Inde ? Il serait injuste de leur interdire d'évoluer.

    Notre planète a des capacités d'autorégulation remarquables, notamment par les échanges convectifs au sein de l'atmosphère, de l'hydrosphère en dialogue permanent avec la biosphère. L'homme, ce grand perturbateur, est un peu présomptueux de croire qu'il va tout modifier, même si son impact sur la biosphère est aussi destructeur pour la biodiversité qu'une chute d'astéroïde. Même si notre interglaciaire joue la prolongation pour un siècle ou un millénaire, comme le suggère certaines modélisations couplées au forçage orbital (MOBIDIC), c'est en fait, à notre humble échelle, l'érosion des sols, devenue chronique, et la réduction de la recharge des aquifères qui restent et resteront, quoi qu'il advienne du climat, le facteur préoccupant pour le devenir de l'humanité. Quant à la réduction des terres cultivables et à la pollution, conséquences des modifications anthropiques du milieu et du climat, elles peuvent, à brève échéance, poser plus de problèmes économiques et politiques que le réchauffement potentiel censé faire fondre les calottes polaires et créer un déluge d'origine anthropique. La guerre de l'eau est un phénomène sociétaire cyclique au cours de l'Holocène. La dernière est commencée depuis plus de cinquante ans et, si le prochain glaciaire s'annonce, elle risque de durer longtemps. L'eau reste malgré tout le premier des gaz à effet de serre !

    Le Global Warming nous a fait prendre conscience de la fragilité des équilibres à la surface de notre planète et, grâce à lui, de nombreuses études ont apporté leur lot d'informations à la fois sur notre passé et sur la géoprospective. Il nous a fait prendre conscience du caractère limité des ressources énergétiques fossiles. Et si ce Global Warming était surtout politique, une peur latente des nations économiquement riches de manquer d'énergie en cas de refroidissement climatique ? Qu'il fasse chaud ou qu'il fasse froid, il est important d'optimiser notre consommation énergétique et de limiter la pollution pour que les générations futures puissent continuer à se développer équitablement. Quant à voir pousser le maïs en Laponie, il existe d'autres facteurs limitant que la température.
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    Pour moi, la science du climat est à ses premiers balbutiements et est tributaire du développement technologique informatique. Mais les ordinateurs sont programmés par l'homme et les projections ne sont pas toujours réelles. Il suffit de rappeler les déboires d'Environnement-Canada en décembre dernier dont les ordinateurs se sont trompés de 10 degrés celcius à 48 heures d'avis. Alors comment peuvent-ils prévoir avec autant de justesse et tant d'assurance ce qui se passera dans 50 ans ???

    En 1909, le Titanic à coulé en heurtant un iceberg qui s'était détaché du Groenland. Aucun écologiste n'était là pour attribuer à cet accident une manifestation du réchauffent climatique. C'est vrai que les moyens médiatiques étaient moins évolués aussi...

    Quant à moi, on s'énerve beaucoup trop pour ce que nous sommes capables de contrôler surtout quand les autres planètes du système solaire subissent eux aussi un réchauffement climatique. Pourtant Al Gore et ses fans ne sont pas sur Mars, Pluton ou ailleurs... À moins que le trou de la couche d'ozone dérègle tout le système solaire et active les volcans au centre de la terre, l'homme est ce grain de sable qui subi ce phénomène naturel, il n'a qu'à s'y adapter.

    La faim dans le monde est un problème plus préoccupant que ce que Greenpeace et les groupes écolos qui veulent sauver la planète tentent de nous faire croire. Il est temps que les vrais leaders politiques et chercheurs fassent place aux activistes et alarmistes car eux ne produisent que la peur...

    Harper a les deux pieds sur terre et ses positions sont plus réalistes et commencent à produire des résultats tangibles nonobstant les hauts cris des Guilbault, Séguin, Dion, Mulcair et compagnie. Quant cesseront nous de blâmer nos leaders et nous les appuierons nous en relevant nos manches et en suivant les programmems qui"ils ont mis en place. Harer respectueux de la souveraineté des provinces et de leur leadership au sein du Canada a transféré à celles-ci dans le pakage du déséquilibre fiscal, un montant de 1,5 milliard pour luteer contre la pollution. Il n'est pas surprenant de voir des initiatives provinciales applaudies par les écolos. C'est le résultat de la nouvelle vision du Canada que le gouvernement Harper tente de développer en s'occupant chacun de notre perron à nettoyer. Le Québec prend des initiatives pour se dépolluer. Tout comme l'Alberta, l'ontario, la Colo<mbie Britannique et les autre provinces. Chacun à leur rythme et selon leurs moyens. Bravo, c'est la seule façon de faire travailler 14 gouvernements (le fédéral,10 provinces et 3 territoires) vers un objectif commun. Je n'ai pas vu beaucoup d'environnementalistes vanter les bons coups de cette offensive gouvernementale. Ils ont plutôt tendance à se maintenir avec l'opposition dans le négativisme... A t'on parlé de l'autorute de l'hydrogène qui serpente une psrtie de la Colombie Britannique et qui éveltuellement rejoindra le highway californien sur la cote ouest. A t,On parlé des autobus hybride en fonction dans plusieurs villes du pays incluant Montréal et Hull. A t'on parlé de la navette de 20 places, un minibus électrique au centre-ville de Québec. Non...