GES: la part des véhicules est quantifiée

Le secteur des transports a été à l'origine de plus du quart des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Canada en 2004 et de 28 % de l'augmentation de ces émissions de 1990 à 2004, selon des données publiées hier par Statistique Canada. Au cours de cette période, les émissions de GES à cause des transports ont crû de 30 %, soit l'équivalent de près de 45 millions de tonnes.

Ce rapport, intitulé L'activité humaine et l'environnement, souligne que la plus grande part de cette augmentation est due à l'utilisation croissante de camions lourds pour le transport des marchandises et de camions légers (fourgonnettes, véhicules utilitaires sport et camionnettes) pour le transport des personnes. Ces deux tendances ont exercé des pressions à la hausse sur les émissions de GES et freiné la réduction des émissions contribuant au smog.

Statistique Canada estime d'ailleurs que depuis 1990, 86 % de la croissance des émissions des transports est attribuable aux véhicules routiers, surtout les camions légers et les camions de transport. À titre indicatif, le nombre de camions légers a augmenté de 26 % uniquement entre 2000 et 2005.

Cette étude démontre en outre que la dépendance des Canadiens à leurs voitures et à leurs camions a fait en sorte qu'entre 1990 et 2004, le volume de carburant acheté à la pompe pour des véhicules routiers a progressé de plus de 20 %. Ainsi, les transports ont consommé 31 % de l'énergie utilisée au Canada en 2004, n'étant devancés à cet égard que par l'industrie. Dans l'ensemble, on compte actuellement deux personnes par véhicule immatriculé au pays.

En plus des GES, les transports émettent beaucoup de polluants qui contribuent à la mauvaise qualité de l'air dans les régions urbaines et autour de celles-ci. Plus de la moitié de toutes les émissions d'oxyde d'azote, le quart des émissions de composés organiques volatiles et plus de 17 % des émissions de particules fines ont été attribuables aux activités du secteur des transports en 2004.

La production de ces polluants atmosphériques, qui contribuent à la formation du smog, a toutefois diminué. Cette réduction est notamment attribuable aux convertisseurs catalytiques et aux carburants moins polluants.