Congrès forestier - La forêt boréale vaut cher

Le travail environnemental des forêts boréales du Canada en termes de purification de l'air et de l'eau, et aussi de retombées touristiques générées, vaut au moins 93 milliards de dollars par année, affirme un économiste.

Il faudrait tenir compte de cette valeur au moment de prendre des décisions au sujet de l'exploitation forestière, de l'exploitation des mines et des autres activités industrielles qui affectent la forêt, compte faire valoir Mark Anielski aux délégués qui prendront part au 10e Congrès forestier national, qui débute aujourd'hui à Gatineau, en Outaouais.

«Cela va modifier la façon dont les décisions sont prises», a indiqué M. Anielski, expert-conseil en économie d'Edmonton qui se spécialise en durabilité de l'environnement.

Le Canada compte sur son territoire le quart des forêts du monde entier. Les forêts boréales règlent le climat en capturant et en accumulant quelque 67 milliards de tonnes de carbone rien qu'au Canada — une activité naturelle évaluée à 1,8 milliard, selon le prix des émissions de carbone tel qu'établi par l'industrie mondiale de l'assurance. La fonction de filtration de l'eau et de contrôle de l'érosion qu'assurent les tourbières boréales vaut 77 milliards, et les forêts génèrent des milliards de dollars en dépenses touristiques.