Ados au pays de la porno

Photo: Jacques Nadeau

Des bambines à tresses qui distribuent les fellations dans l'autobus scolaire. Des garçons de 15 ans qui promettent des cadeaux aux petites de l'école primaire d'à côté en échange de faveurs sexuelles. Des adolescentes qui multiplient les «fuck friends». Des grands de secondaire 4 qui font des concours de masturbation en pleine classe. La bamboula du vendredi soir qui revêt des allures d'orgie. Vous en avez assez? Vous n'y croyez pas?

Eux non plus n'y croyaient pas. Dans l'auditorium d'une école secondaire de Montréal, quelques dizaines de parents écarquillaient les yeux et retenaient mal leur ébahissement — et leur souffle — devant les propos de cette conférencière invitée par l'infirmière de l'école pour causer ados et éducation sexuelle.

«Je ne veux pas vous alarmer, mais je crois que la situation que l'on vit actuellement dans les écoles est inquiétante», leur avait d'entrée de jeu lancé la sexologue Francine Duquet. «Les jeunes vivent des expériences sexuelles étonnantes de plus en plus jeunes, et la société hypersexuelle dans laquelle ils baignent banalise le phénomène.»

Ces parents ont écouté la professionnelle pendant trois heures. Mal à l'aise au début, souvent consternés, parfois même dubitatifs, ils l'ont entendue brosser un portrait en effet inquiétant des pratiques et du discours sexuels de leurs enfants, qu'on dit de plus en plus précoces. Cela tourmente les spécialistes, qui évoquent maintenant avec assurance la «sexualisation de l'enfance».

L'âge de la première relation sexuelle se situe toujours autour de 15 ans et demi, mais il pourrait bien s'agir d'un leurre puisque la vogue actuelle dans les écoles donne la cote à la fellation, et ce, même du côté des écoles primaires, où vestiaires et toilettes sont souvent sous haute surveillance.

«En ce moment, le primaire est notre baromètre», explique Francine Duquet, professeure de sexologie à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). «C'est de là qu'on saisit que ce qui se passe est inquiétant.»

Et restez bien accrochés à vos sièges: dans les écoles, la mode est au fuck friend, et ce «copain de baise» n'a pas besoin d'être unique: on peut le multiplier sans engagement amoureux. Les jeunes filles confient pratiquer la fellation dans la pseudo-intimité des cabinets de toilette, en même temps qu'elles révèlent n'avoir jamais embrassé un garçon.

Sans s'afficher comme lesbiennes, les demoiselles pratiquent allégrement les caresses entre elles pour émoustiller les garçons, qui en redemandent. Les trips à plusieurs dans l'obscurité des sous-sols sont monnaie courante, et il n'est pas rare que les garçons du secondaire reluquent dans la cour de l'école primaire d'à côté pour recruter une nouvelle élue... sexuelle.

Dans une école secondaire de Montréal, la direction a même dû composer avec un drôle de phénomène: assis au dernier rang d'une salle de classe, les garçons se livraient à un concours de masturbation, coursant pour la première éjaculation, au vu et au su des copains et du prof, consterné et paralysé. Pendant ce temps, dans une école primaire, une fillette de neuf ans s'interroge candidement sur la pertinence d'envoyer à son nouveau petit copain une photo de... sa vulve.

Sensationnalisme que tout cela, dramatisation et démesure, le tout livré à la sauce journalistique? «Pas du tout», explique la sexologue Jocelyne Robert, qui vient tout juste d'exposer dans le livre Le Sexe en mal d'amour son ras-le-bol face à cette détérioration de la situation, qui se traduit par «une perte de sens et de signification liés au sexuel, un dérapage de cette société qui nage dans la pornographie et qui, en même temps, ferme les portes sur une véritable sexualité».

«Nous n'avons évidemment pas de statistiques officielles sur le nombre de fellations dans les cours d'école, et ce ne sont pas toutes les petites filles de onze ans qui sombrent là-dedans, comprenons-nous bien», confie la sexologue. «Cela dit, ce n'est plus un phénomène anecdotique. Il faut réagir.»

«On ne peut plus être naïfs», renchérit Francine Duquet. «On ne peut plus jouer seulement la carte du "Je vais lui faire confiance" ou "Ça s'peut pas! Pas mon fils, pas ma fille!". On ne peut plus mettre la tête dans le sable.»

Mme Duquet sillonne le Québec depuis une vingtaine d'années et rencontre parents, enseignants, professionnels et élèves pour les convaincre de l'importance d'une véritable éducation à la sexualité, «qui dépasserait le condom et les MTS pour entrer dans l'univers des valeurs».

Les questions des jeunes l'étonnent. Quoi? Désormais, on se demande si, lors de la première relation sexuelle, il faut «faire les trois trous»? On s'interroge à huit ans sur ce qu'est une «bonne pipe»? Les réactions de certains adultes l'inquiètent. Comment? Des parents découvrent en catimini que leur princesse de 13 ans utilise comme nom de clavardage «la cochonne» mais n'osent pas intervenir, craignant qu'ensuite, elle ne leur parle plus? Des intervenants scolaires ne savent pas quoi répondre à un garçon de 13 ans qui se demande si sa petite amie de 12 ans aimerait bien le fist fucking (pénétration avec le poing)?

«Comment se fait-il que le premier réflexe ne soit pas de dire: "Ça n'a pas de bon sens!" et de questionner le pourquoi de ces questions?», tonne Mme Duquet, qui s'alarme du doublé dangereux que constituent à la fois le plongeon des très jeunes dans un bain sexuel acidulé mais aussi la réaction — ou l'absence de réaction — des adultes qui les entourent.

À question étonnante, réponse étonnante

Vu sur un site de référence destiné aux jeunes: un ado expose un problème qu'il vit avec sa cousine de 12 ans, dont il est amoureux. Lors de leur première relation sexuelle, il tente de la sodomiser et s'interroge sur le fait que la petite crie sans arrêt. «Pouvez-vous résoudre notre problème?», demande-t-il candidement.

Plutôt que de s'étonner de l'âge de l'enfant et du lien familial qui unit les deux cousins, plutôt que d'expliquer les cris tout simplement par la démonstration évidente que la sodomie ne plaisait pas du tout, les intervenants ont d'abord recommandé l'usage d'un lubrifiant, exposant à coups de détails anatomiques et scientifiques que la pénétration anale n'est pas aussi aisée que la pénétration vaginale, une réponse qui a dû être corrigée à la suite d'une intervention condamnant une réponse aussi réductrice.

La sociologue Diane Pacom, elle, observe tout cela d'un oeil soucieux. «Dans quelle société pornographique est-on en train de les balancer pour qu'on en soit là?», demande la professeure de l'Université d'Ottawa. «Il y a une pression constante qui vient de partout: la pub, l'industrie musicale, les vidéoclips, la mode, les magazines. Nous sommes en train de renvoyer aux petites filles, aux gamines, un discours qui les "adolescentise". Et la responsabilité ne revient pas à ces jeunes mais aux adultes!»

Partout, en effet, le raz-de-marée sexuel nous submerge. Une publicité télévisuelle de lunettes qui évoque les trips à trois. Un magazine destiné aux ados qui vante les «99 trucs coquins pour amener votre mec au septième ciel». Des boutiques de lingerie féminine qui vantent aux 8-12 ans les mérites du G-string. Les idoles féminines de la chanson qui s'embrassent à pleine bouche lors des soirées de gala. La populaire émission Loft Story, diffusée bien avant le dodo des plus petits, qui renvoie l'image d'une concurrente confiant son appétit du jour: «J'ai envie de manger une grosse queue.»

Société à saveur pornographique, jeunes consommateurs avides de sensations fortes, adultes eux-mêmes vaccinés et parfois hésitants à dénoncer l'inacceptable: un mélange explosif qui donne naissance à des situations inquiétantes devenues le pain quotidien de plusieurs jeunes.

«Il faut faire ce qu'on peut, comme adultes, pour prendre nos responsabilités et protéger nos petits», explique Diane Pacom. «Ce sont des antidotes qu'il faut donner à nos jeunes, un esprit critique plutôt que de leur renvoyer une image coupable, des outils pour les délivrer de ce dérapage pornographique qui est le problème de la société adulte, pas le leur.»

L'ampleur de la situation, nourrie par des rencontres, des courriels, des appels téléphoniques, a créé chez la sexologue Jocelyne Robert le besoin de déverser ce trop-plein dans son livre, qu'elle associe tant à un «cri du coeur» qu'à un «cri d'alarme». «Si j'avais à résumer en une phrase ce qui me frappe le plus dans tout ça, c'est le désarroi sexuel, la perte de sens et de signification liés au sexuel», explique-t-elle en entrevue.

«Quand on me réplique que ce n'est pas pire aujourd'hui qu'avant, je dis: mon oeil!, ajoute-t-elle. Je pense qu'on vit une période qui est sans précédent, une période qui n'est portée par aucune valeur. Avant, on était en amour et on avait des pensées cochonnes. Maintenant, les jeunes baignent de façon extrême dans le sexe, le génital, et ils ont des fantasmes amoureux! C'est le monde à l'envers!»

C'est dans ce contexte inquiétant que le ministère de l'Éducation a choisi de donner le coup d'envoi à une autre forme d'éducation à la sexualité qui ne «relève plus maintenant d'une seule matière ou d'un seul intervenant mais qui devient la responsabilité d'un ensemble de partenaires», selon les voeux du MEQ. Exit le programme «Formation personnelle et sociale» (FPS), où un certain nombre d'heures étaient allouées à cette portion de l'éducation à la sexualité.

«Plus que jamais, nos jeunes ont besoin d'entendre parler d'éducation à la sexualité», explique Geneviève Lalonde, l'une des rares sexologues au Québec à travailler directement dans une école secondaire. «C'est plus des farces! On pense à faire des animations sur la pornographie au primaire alors qu'il n'y a pas si longtemps, c'est de menstruations et de poils qu'on leur parlait!»

Embauchée par le CLSC du coin, Mme Lalonde passe désormais toute sa semaine à la polyvalente Montignac, située à Lac-Mégantic, et organise des formations spéciales destinées aux jeunes tout en les rencontrant individuellement. Elle confirme cette modification du paysage sexuel des jeunes et s'alarme de devoir désormais intervenir pour désamorcer des crises... au primaire.

De nouveaux problèmes

«On se retrouve maintenant avec des problèmes que nous n'avions pas il y a à peine trois ans», explique-t-elle, relatant qu'une enseignante d'une école primaire lui confiait récemment que la moitié des filles de sa classe de sixième année avaient déjà eu des relations sexuelles. «Les jeunes ont besoin de savoir si ce qui se passe chez eux est normal, et c'est un peu comme s'ils étaient toujours en manque de sensations fortes.»

Quel sort attend ces jeunes qui consomment crûment la sexualité? Jocelyne Robert croise de jeunes adultes désabusés et des ados dysfonctionnels, mais d'autres stoppent la machine, «écoeurés par cette surdose qui n'a pas été satisfaisante». «Je viens d'entendre parler de ce jeune garçon de 16 ans qui affirme être tellement dégoûté par cette abondance de sexe qu'il a décidé d'être seul et de s'adonner à la lecture», relate Francine Duquet, qui y décèle à la fois un signe encourageant et un symptôme désolant. «Il y a encore des jeunes romantiques qui sont critiques face à cette surenchère sexuelle. Mais il est triste de constater que ces mêmes jeunes sont déstabilisés et déçus... »

Retour dans l'auditorium de cette école secondaire. Le flot d'anecdotes livrées par l'animatrice a laissé certains parents sous le choc; d'autres sont décidés à prendre le taureau par les cornes et à causer sexualité le lendemain au petit-déjeuner. «Vos jeunes veulent vous entendre parler de sexualité et d'amour, explique Mme Duquet. Sous des allures blasées, ils veulent savoir ce que vous en pensez. Si, comme parents, vous ne réagissez pas, si votre silence est le seul signal qu'ils ont, vous leur indiquez que tout cela est finalement très acceptable.»

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Suite de notre dossier lundi
8 commentaires
  • Micheline Carrier - Inscrite 16 avril 2005 08 h 54

    À peine surprise

    Je ne suis pas très surprise de cette situation. Il y a 25 ans, les féministes prévoyaient cette hypersexualisation des jeunes et la banalisation de la violence sexuelle si on continuait de déréglementer la pornographie et d'en encourager la propomotion partout. On a traité ces féministes d'alarmistes et de puritaines, comme on le fait aujourd'hui quand elles dénoncent la banalisation de la prostitution et la promotion qu'on en fait d'un "métier comme un autre". Tout cela est lié. Les sexologues découvrent cette situation désolante chez les jeunes du primaire et du secondaire. Ce n'est pas sans rapport avec l'accroissement de la prostitution chez les jeunes. L'âge d'entrée dans la prostitution est de 14 ans Canada, 13 au niveau international. Au lieu de lutter contre la prostitution, on cherche à la normaliser.

    L'hypersexualisation que vous découvrez chez les jeunes de 8 ou 10 ans préparent la relève dans la prostitution. Même les organismes officiels se ferment les yeux: le Conseil permanent de la jeunesse, dans son rapport d'avril 2004, a recommandé de décriminaliser les clients des jeunes prostitué-es. À Ottawa, le sous-comité sur le racolage cherche non les moyens de combattre la prostitution et d'aider les prostitué-es à en sortir, mais à organiser la prostitution afin qu'elle ne dérange pas trop le voisinage. Avec de telles attitudes, on ne s'étonnera pas que les groupes qui défendent le présumé droit de se prostituer aient la cote, des subventions considérables sous le couvert de la sensibilisation et de la prévention du sida, bien qu'ils ne représentent qu'une infime partie des prostituées. Pendant ce temps, les groupes qui luttent contre la prostitution et aident les femmes et les jeunes à en sortir reçoivent peu d'attention et peu de ressources.

    Toute la société adulte est responsable de cette situation parce que nous avons tous et toutes tendances à banaliser la pornographie, la prostitution et l'exploitation sexuelle en adoptant une attitude de fausse libération sexuelle.

    La question à se poser est la suivante: À qui ont profité et profitent l'hypersexualisation des enfants et des ados, la déréglementation complète et la banalisation de la pornographie, et maintenant la tendance à considérer la prostitution un métier comme un autre, en occultant toutes les conséquences sur les enfants, les femmes et la société en général? On en est même rendu au Canada, et encore plus au Québec, à justifier la traite des femmes (mal nommé trafic sexuel) par la nécessité de répondre à la demande de "main-d'oeuvre" de l'industrie du sexe, qu'on sait contrôlée en bonne partie par le crime organisé.

    Et comme il y a 25 ans, on accuse les féministes de puritanisme, d'extrémisme, d'alarmisme, parce qu'elles dénoncent cette situation.

    Suivez la trace des $$$ et vous saurez à qui profite la commercialisation du sexe et la prostitutionnalisation de la société.

  • Chantal Desjardins - Inscrit 17 avril 2005 10 h 30

    2 fois choquée

    C'est à l'écoute de la radio de Radio-Canada hier que j'ai entendu parler de l'article Ado Sexo, en fait des articles, du journal le Devoir qui discutaient de ce sujet, articles que j'ai lus après l'émission.

    Ce qui m'amène à vous écrire c'est l'espoir que mon commentaire sera lu (c'est la première fois que je fais ça et j'ai 46 ans, c'est dire comment cela me tient à coeur) et mon avis partagé par d'autres ou alors qu'il ouvrira les yeux sur une analyse qui a manqué de noter un aspect majeur de l'affaire.

    Au cours de la journée suivant ma lecture, ne pouvant chasser l'horreur, oui l'horreur de cette dérive, que j'appelle ainsi pour fins de concision (et je peux vous assurer que je ne suis pas prude ni n'ai fait voeu de chasteté), une constatation s'est imposée: tous les commentaires entendus ou lus hier, ceux de M. Le Bigot et de son équipe (je lui ai transmis le même commentaire que je présente ici) et l'avis des 2 ou 3 sexologues et des autres intervenants auprès des jeunes qui étaient cités dans l'article Ado Sexo, ignoraient un fait d'importance: l'asservissement des jeunes filles sur l'autel du plaisir des jeunes garçons.

    Je comprends que les garçons sont aussi victimes d'un monde où sexualité rime avec pornographie et qu'il faut les éduquer tout autant que les filles à des valeurs de vie, d'amour, etc, MAIS et c'est un grand mais, toutes les pratiques relatées dans Le Devoir mettent les filles au service des garçons.

    Et de mon point de vue, cette évacuation d'une analyse en fonction des rôles entre filles et garçons et du pouvoir de ceux-ci sur celles-là m'apparaît au tout à fait aberrante. De toute évidence les parents et la société j'en conviens, trouvent "normal" que les filles soient au service des garçons et ça je trouve cela extrêmement désolant et au moins aussi grave que la dérive en question.

    Je pourrais continuer sur ma tristesse de constater que les femmes ne se voient plus comme féministes (on en a parlé sur les ondes de Radio-Canada lors de la journée de la femme) avec pour conséquence qu'à l'évidence leur absence d'agir, ou une action qui n'émane pas d'un point de vue féministe, a un impact dans toutes sortes de sphères dont cette dérive de la sexualité chez les jeunes.

    J'arrêterai toutefois ici avec l'espoir que mon commentaire résonnera chez certains lecteurs car en effet le reportage Ado Sexo était choquant tant par ce qu'il disait que par ce qu'il taisait...

    Chantal Desjardins
    Avocate, Montréal
    17 avril 2005

  • Jean-Pierre Teulé - Inscrit 18 avril 2005 00 h 22

    Misère

    Des valeurs disparues, des parents absents, paupérisation latente, absence d'éducation,des jeunes livrées à eux-même en quête de rêve,ou bien absence de rêve. Cocktail de misère humaine,vouloir ressembler à l'autre,celui ou celle qui gagne,dans ces pages de magazine pour jeunes gens et jeunes filles. Ces jeunes qui devraient s'épanouir,sont déjà des adultes blasées par leur impuissance à être eux-même

  • stéphane rock - Inscrit 19 avril 2005 15 h 13

    la déroute de la sexologie

    Votre article m'a vraiment dégouté. C'est littéralement de la propagande bien pensante.

    C'est toujours le même phénomène, une génération s'en prend toujours à l'autre. Comme si la sexualité précoce c'était nouveau.

    La "science" qu'est la sexologie tente, au moyen de fait supposés
    scientifiques (mais qui, selon moi, n'ont pour base que des jugement moraux) de contrôler la sexualité des gens. Ici il y a double contrôle: le contrôle exercé sur les parents à qui l'on dit comment élever leurs enfants et le contrôle exercé sur la sexualité des ados. Il est désolant de constaster que certains sexologues (tout comme les psychologues et autres gourous à la mode) croient détenir la vérité et essaient de la dicter aux autres.

    C'est vous les malades qui voyez du sexe partout. Vous vous inventez des histoires perverse et vous les imaginez vraies. Vous imposez votre morale en la faisant passer par la science. Votre article démontre qu'on a un méchant problème avec le sexe, mais pas comme vous l'entendez. On se croirait dans les années cinquante, comme si le sexe était quelque chose de sale qu'il ne devait se faire que dans l'amour. Comme s'il y a avait un rapport entre l'amour et les expériences sexuelles. Les anciens hippies comme Mme Robert ont bon dos d'accuser les jeunes d'être dépravés. Votre révolution sexuelle à vous elle était pure, libératrice et tout le blabla. J'aurais bien aimé savoir si vos parents en pensaient autant...

    Bravo pour les journaux supposément de gauche comme le Devoir qui s'y mettent eux aussi pour faire du bon travail de salissage et de sensationnalisme. Mais il n'a rien de nouveaux sous le soleil. Ce qui me réconforte un peu c'est que les ados vont sûrement continuer à faire ce qui veulent parce votre position n'intéresse que vous.

  • Jonathan Pépin - Inscrit 27 avril 2005 22 h 52

    L'habit ne fait pas le moine

    J'ai 18 ans, je suis peut-être hors de cette génération, mais je connais quand même plusieurs personnes plus jeune que moi. Il est vrai que les jeunes du primaire essais beaucoup de vieillir avant leur temps, dans mon temps, LE jeune qui fumait était regardé croche par tout les autres, maintenant c'est presque le contraire.

    Coté sexualité, trop de généralisation est faite. C'est pas parceque une faible minorité des jeunes font quelque choses que la sexualité de tout le jeunes est défaillante. Comme dans le cas de ma mère qui ne manque jamais un épisode de JE, quand il est venu le temps de m'acheter une voiture, elle voyait des arnaqueurs partout. Les médias ne parlent que de se que le monde veut entendre : De ce qui est mal. Mais le public doit se rappeler que généralement, le mal est en minorité. Ce mal va toujours exister, sans lui, on peut pas dire que quelque chose est bien. Mais une autre chose qui est mal est de toujours généralisé.

    La sexualité des jeunes en générale est loin d'être aussi "hard" que celle décrite dans l'article. Ce qui est dit est vrai, mais pas si répendu que l'article le laisse croire. Bien sur il y a les écoles à "problèmes" où les étudiants ont plus de pouvoir que les enseignants. Tout ce qui arrive dans ses écoles sont relatés par les médias et ensuite certaines personnes se base sur ses faits pour se faire une fausse opinion des jeunes d'aujourd'hui.

    J'ai un style mixte entre le gothisme et le punk, le genre de style qui fait avoir des gros yeux ronds au personnes agées qui se disent "Au mon Dieu, regarde ce que les jeunes d'aujourd'hui sont devenus!" Je parle ouvertement de sexualité avec mes ami(e)s, jeunes et moins jeunes, et jamais je n'ai entendu parler de choses si pire. La seule chose qui est vraiment populaire chez certains célibataire est le "fuckfriend". Plus souvent qu'autrement, il est un bon ami(e) de la personne ou un ex-chum. Dans mon opinion, cela est plus morale que le "one-night" populaire chez les jeunes adultes car dans se cas on en sais plus sur la personne.

    Pour revenir sur le style, beaucoup d'adultes ne posent pas le regard sur les bons. Ceux avec les cheveux long de couleur et les colliers de piques sont les premiers à être regarder croche, lorsque la jeune fille avec de pantalons blanc et une chandail moulant est souvent qui à les comportements les plus "non-morale" tandis que les autres recoivent les pierres à sa place. L'habit ne fait pas le moine, les jeunes qui ont l'air de des anges peuvent encore plus facilement caché des choses à leur parents, tandis que ceux qui préfèrent avoir leur propre style et s'habiller tout croche recoive des pierres quand ils veulent seulement du respect.

    Conseil aux parents : Surveiller l'ange plus prêt que le diable.