UQAM: 22 nouveaux microprogrammes en gestion

Jean-François Venne
Collaboration spéciale
« L’accessibilité est au coeur de la mission de notre université depuis sa création en 1969, rappelle le vice-recteur à la vie académique de l’UQAM. Au début, cela passait beaucoup par les cours du soir et les certificats, mais aujourd’hui, les microprogrammes et l’enseignement en ligne représentent d’autres outils pour atteindre cet objectif. »
Photo: Olivier Zuida Le Devoir « L’accessibilité est au coeur de la mission de notre université depuis sa création en 1969, rappelle le vice-recteur à la vie académique de l’UQAM. Au début, cela passait beaucoup par les cours du soir et les certificats, mais aujourd’hui, les microprogrammes et l’enseignement en ligne représentent d’autres outils pour atteindre cet objectif. »

Ce texte fait partie du cahier spécial Enseignement supérieur

L’École des sciences de la gestion de l’UQAM (ESG UQAM) lance cet hiver une vingtaine de nouveaux microprogrammes en gestion. Cette formule répondrait mieux aux besoins d’une partie de la population que les programmes traditionnels.

Les programmes courts ne représentent pas en soi une nouveauté à l’UQAM, qui a commencé à en proposer dès le milieu des années 1980. Mais la plus récente version en porte le nombre actuel à 88, une augmentation de 33 % par rapport à l’année précédente.

« Nous souhaitons offrir aux gens, notamment ceux qui occupent déjà un emploi, la possibilité de se perfectionner ou de se requalifier sans devoir nécessairement s’engager dans un certificat, un baccalauréat ou une maîtrise », explique Jean-Christian Pleau, vice-recteur à la vie académique de l’UQAM.

Des cours accessibles

L’accessibilité a constitué un objectif majeur dans la création des microprogrammes. La plupart des cours ne nécessitent aucun préalable. L’inscription au microprogramme de 2e cycle sur les technologies financières (fintech) est un peu différente. Elle exige la détention d’un baccalauréat ou l’équivalent, avec une moyenne cumulative d’au moins 3,2 sur 4,3 en sciences de l’administration, sciences économiques, sciences comptables, actuariat ou mathématiques. Mais certaines expériences de travail ou formation peuvent permettre de contourner cette demande.

La possibilité de suivre ces cours en soirée, mais également en mode hybride ou à distance pourrait aussi contribuer à les rendre plus attrayants pour ceux dont l’horaire est déjà bien rempli. « L’accessibilité est au coeur de la mission de notre université depuis sa création en 1969, rappelle Jean-Christian Pleau. Au début, cela passait beaucoup par les cours du soir et les certificats, mais aujourd’hui, les microprogrammes et l’enseignement en ligne représentent d’autres outils pour atteindre cet objectif. »

Les étudiants des microprogrammes suivront des cours qui existent déjà dans les programmes de l’ESG UQAM, en compagnie d’étudiants inscrits dans ces programmes. Ainsi, un étudiant qui souhaiterait poursuivre ses études par la suite pourrait se faire créditer les cours du microprogramme dans le cadre d’un certificat ou d’un baccalauréat. « Ces microprogrammes peuvent donc devenir de nouvelles portes d’entrée vers des programmes plus longs », précise le vice-recteur.

Une offre variée

Les 22 microprogrammes comprennent tous entre trois et six cours. Aucun n’est contingenté, et ils peuvent tous être suivis à temps partiel. Les cours ont été sélectionnés pour répondre à des préoccupations que l’on trouve actuellement en gestion, mais également pour donner des outils liés aux technologies, à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

La direction de l’UQAM souhaitait aussi offrir plus de rayonnement à certains cours, qu’elle jugeait trop peu visibles dans un baccalauréat. C’est le cas par exemple du programme sur les enjeux managériaux de la PME, ou encore de ceux sur le marketing, la comptabilité et le développement international des PME.

Certains programmes portent sur des secteurs précis, comme le tourisme au Québec, la gestion de la mode, l’environnement ou l’économie sociale et les organismes communautaires. L’entrepreneuriat est aussi à l’honneur avec un microprogramme de quatre cours sur la création de jeunes pousses à l’international et un autre de trois cours sur l’univers de la création d’entreprises, qui vise notamment à accompagner des entrepreneurs dans l’élaboration de leur plan d’affaires et le démarrage de leur projet.

Pensée critique

La finance n’est bien sûr pas en reste. En plus du programme de 2e cycle sur la fintech, l’ESG UQAM offre un microprogramme sur la finance de marché et un autre sur la finance personnelle. Ces formations arrivent à point dans un contexte où les plateformes de courtage à escompte rendent très facile pour n’importe qui de s’improviser investisseur autonome.

Les gestionnaires qui font face à la pénurie de main-d’oeuvre et aux nouvelles formes d’organisation du travail y trouveront aussi leur compte avec des microprogrammes sur l’acquisition et la gestion des talents, le développement et la mobilisation des travailleurs, la gestion en contexte d’innovation et la gestion de la prévention en santé et sécurité du travail.

Par ailleurs, l’UQAM garde le cap sur sa mission de développer la pensée critique avec un microprogramme de trois cours intitulé Économie, philosophie et politique. Cette introduction aux grands courants de pensée de l’économie politique aborde des sujets comme le rôle de l’argent et de la richesse, la justice et l’égalité des échanges, l’inéluctabilité de la pauvreté et la pertinence du concept de croissance.

« Les microprogrammes sont des outils vraiment intéressants pour favoriser l’apprentissage tout au long de la vie, tout en tenant compte des contraintes que les gens vivent dans leur quotidien », affirme Jean-Christian Pleau.

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

À voir en vidéo