Un report du cours Culture et citoyenneté québécoise à nouveau demandé

La FSE déplore qu’on ait promis aux enseignants de la formation, mais que, dans les faits, il s’agit plutôt de séances d’information avec des représentants du ministère de l’Éducation.
Getty Images iStockphoto La FSE déplore qu’on ait promis aux enseignants de la formation, mais que, dans les faits, il s’agit plutôt de séances d’information avec des représentants du ministère de l’Éducation.

Une nouvelle voix s’ajoute pour demander le report du nouveau cours Culture et citoyenneté québécoise (CCQ), qui doit remplacer à la rentrée 2023 le programme Éthique et culture religieuse.

La Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), qui représente 87 000 enseignants du secteur public, dit constater « d’importantes lacunes » dans le projet pilote qui a été implanté à la rentrée 2022 dans une trentaine d’écoles primaires et secondaires de la province.

« Ce que les enseignants nous disent, c’est qu’ils s’attendaient à ce que le matériel pédagogique soit prêt et qu’ils puissent l’expérimenter, lance la présidente, Josée Scalabrini. On nous dit que tout est à construire et à faire, alors que les enseignants pensaient qu’ils allaient plutôt vérifier le matériel pédagogique et le commenter. »

Un bilan avec le ministère de l’Éducation doit avoir lieu au printemps et le syndicat demande de reporter l’implantation du cours d’au moins un an, en 2024, estimant qu’il s’agit d’une séquence qui n’est pas assez étalée dans le temps. « Monter du matériel pédagogique, c’est un travail colossal », dit-elle.

La FSE déplore également qu’on ait promis aux enseignants de la formation, mais que, dans les faits, il s’agit plutôt de séances d’information avec des représentants du ministère de l’Éducation. « Les enseignants nous disent que, quand on touche à des contenus délicats comme la foi, la vie, la mort, les droits et les libertés […], il faut se préparer et savoir comment présenter et aborder ça avec les élèves », ajoute Josée Scalabrini.

Un report a également été demandé fin novembre dans La Presse par la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), qui représente des enseignants dans des écoles privées.

 

De son côté, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) a indiqué au Devoir que le programme est, selon elle, implanté avec une grande précipitation, mais que sa position officielle sur la question sera déterminée la semaine prochaine.

Le ministère de l’Éducation a précisé par courriel que la mise en place du programme est toujours prévue pour l’automne prochain, et que tous les efforts nécessaires sont déployés en ce sens.

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