Université de Montréal: former les étudiants avec l’Orchestre Métropolitain

Leïla Jolin-Dahel
Collaboration spéciale
Le chef de l’Orchestre métropolitain, Yannick Nézet-Séguin, est venu diriger l’orchestre de l’Université de Montréal en octobre dernier.
Photo : Amélie Philibert, Université de Montréal Le chef de l’Orchestre métropolitain, Yannick Nézet-Séguin, est venu diriger l’orchestre de l’Université de Montréal en octobre dernier.

Ce texte fait partie du cahier spécial Enseignement supérieur

Classes de maître, artistes invités, billets de concert gratuits… ce sont quelques-unes des activités que prévoit le tout nouveau partenariat entre l’Orchestre Métropolitain (OM) et la Faculté de musique de l’Université de Montréal (UdeM). Cette collaboration permettra de former des étudiants à des expériences professionnelles.

La mission de cette initiative consiste principalement à mettre sur pied des projets visant à soutenir le rayonnement musical, résume Jean-François Rivest, professeur titulaire à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. « C’est de créer des collaborations, d’offrir aux étudiants des occasions de rencontre avec des oeuvres, des chefs, des musiciens », ajoute celui qui est chef d’orchestre et fondateur de l’Orchestre de l’Université de Montréal.

Cette nouvelle relation entre les deux organisations amènera également de la visibilité, autant pour l’OM que pour la Faculté de musique, croit-il. Il espère que cette collaboration pourra « servir de modèle de partenariat entre une institution d’éducation musicale et un acteur important du milieu pratique », en mettant en place différents projets.

Une première activité a d’ailleurs eu lieu le 13 octobre dernier dans le cadre de l’initiative. Le chef de l’OM, Yannick Nézet-Séguin, est venu diriger l’orchestre de l’Université avec le 1er mouvement de la Symphonie n° 8 de Gustav Mahler. La formation est composée de jeunes adultes inscrits dans des programmes allant du baccalauréat au doctorat. « [Yannick Nézet-Séguin] était très content. Il en a même parlé le lendemain à la répétition de l’Orchestre Métropolitain », se réjouit M. Rivest.

Et, pour les étudiants, il s’agit d’une façon de trouver une certaine satisfaction. « Ils étaient très enthousiastes. Et comme [Yannick Nézet-Séguin] est très célèbre, c’était impressionnant pour de jeunes musiciens, raconte le professeur. Ils étaient extrêmement fiers d’eux parce qu’ils étaient bien préparés. »

Et cette fierté alimente leur motivation et décuple leur engagement sur le long terme, ajoute Nathalie Fernando, doyenne de la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Selon celle qui est aussi professeure titulaire d’ethnomusicologie, ce type de partenariat permet d’établir des relations humaines qui ont un réel impact sur leur vie.

Ouvert à toute la faculté

L’entente entre l’OM et la Faculté de musique de l’UdeM est née « d’un dialogue à la fois chaleureux et dynamique et d’une volonté conjointe » de créer une telle initiative, explique Mme Fernando.

Si la répétition donnée par le maestro Nézet-Séguin visait surtout à faire participer les étudiants en interprétation avec un instrument d’orchestre, d’autres activités seront destinées aux élèves d’autres programmes de l’établissement.

Les étudiants en interprétation pourraient également se joindre à l’OM le temps d’un concert ou prendre part à un autre projet d’immersion professionnelle. Ceux qui sont inscrits en composition pourraient, de leur côté, voir leurs oeuvres être lues par l’OM dans le cadre d’une séance de travail. « Il y a une porte ouverte à ce que les jeunes étudiants au doctorat en direction d’orchestre puissent diriger les lectures des compositeurs avec l’OM », ajoute M. Rivest.

De futures classes de maître avec des artistes invités comme des chanteurs ou des pianistes viendraient également toucher plus d’étudiants, croit le professeur. Le don de billets de concert permettra également à tous les étudiants de la Faculté de musique de bénéficier de ce partenariat. « Un étudiant en électroacoustique ou un étudiant en musicologie peut très bien aller écouter un concert symphonique, parce que c’est bon pour sa culture de toute façon ! » illustre le chef d’orchestre en riant.

Ensuite, des projets de médiation de la musique seraient offerts aux étudiants en musicologie, mais serviraient aussi à toucher un plus large public à l’extérieur de la faculté, ajoute M. Rivest. « Si on regarde toutes les activités proposées, il y en a un peu pour tout le monde », dit-il.

Un partenariat de trois ans… ou plus

L’entente qui a commencé cette année est de trois ans. « C’est trois ans sur papier, mais on est ouverts à ce que ça dure plus longtemps, avance M. Rivest. Il n’y a pas de restrictions ; au contraire, on est ouverts à développer. »

Cette collaboration s’inscrit d’ailleurs dans la mission de la Faculté de musique de mettre les jeunes au coeur d’un contexte professionnel même s’ils n’ont pas terminé leurs études, poursuit Mme Fernando. « Nous élaborerons chaque année les détails des activités prévues », précise-t-elle. Elle souligne que Yannick Nézet-Séguin a manifesté son désir de revenir diriger une répétition de l’orchestre de l’Université.

D’autres discussions auront lieu après Noël afin d’organiser d’autres projets dans le cadre du partenariat, ajoute M. Rivest. « Ça va prendre son essor de plus en plus durant la deuxième et la troisième année », croit-il.

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

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