Vincent Chiara: redonner à la société

Miriane Demers-Lemay
Collaboration spéciale
Avec l’appui de Vincent Chiara (à gauche), ainsi que l’apport du recteur de l’UdeS Pierre Cossette, le projet du pavillon des apprentissages innovants sera développé pour faciliter des projets menés par des étudiants de diverses disciplines.
Photo: Université de Sherbrooke Avec l’appui de Vincent Chiara (à gauche), ainsi que l’apport du recteur de l’UdeS Pierre Cossette, le projet du pavillon des apprentissages innovants sera développé pour faciliter des projets menés par des étudiants de diverses disciplines.

Ce texte fait partie du cahier spécial Philanthropie

À la tête de l’une des plus importantes sociétés privées d’investissement immobilier au Québec, Vincent Chiara offre un engagement de 10 millions de dollars pour la création d’un nouveau pavillon à l’Université de Sherbrooke. L’homme d’affaires et philanthrope espère ainsi inspirer d’autres diplômés à réinvestir dans l’établissement d’enseignement.

« Une partie de mon parcours professionnel, je le dois à l’Université de Sherbrooke, pour m’avoir donné des outils pour me rendre où je suis rendu », estime Vincent Chiara avec reconnaissance. Ce dernier est fondateur et propriétaire du Groupe Mach, une société de gestion et de développement de projets immobiliers qui compte plusieurs millions de pieds carrés de propriétés, incluant plusieurs édifices emblématiques de la province, comme la tour de la Bourse, la tour CIBC ou l’édifice Sun Life.

« J’étais un jeune immigrant et j’ai vu [à l’université] la diversité des cultures, une ouverture [sur le monde] qui a été rafraîchissante », se rappelle l’homme d’affaires d’origine italienne. Après des études en commerce à l’Université McGill, il a fait des études de droit à l’Université de Sherbrooke tout en apprenant le français. C’est maintenant sa fille qui étudie entre les murs de l’institution.

Outre son propre cheminement professionnel, M. Chiara insiste sur l’importance des universités dans une société du savoir. « On est des sociétés qui ont bénéficié du savoir de cette université, je pense aux bureaux d’avocats, banques, bureaux de comptable, firmes de génie, compagnies de tech, qui peuvent bénéficier des connaissances et de la recherche », dit-il.

« Ce que l’université nous a donné, il faut trouver les moyens de le redonner pour assurer la pérennité et la qualité [de l’enseignement et de la recherche], poursuit-il. Quand on a les moyens de le faire, je pense que c’est notre devoir de redonner à la société, que ce soit à un hôpital ou à une université. »

Selon lui, les anciens diplômés jouent un rôle primordial dans le réinvestissement philanthropique dans une université donnée, en raison de leur lien d’appartenance avec elle. « Je pense que les gens qui ont eu le même parcours devraient réaliser l’importance de l’université dans leur parcours professionnel, ajoute-t-il. Je voudrais que ce don serve d’exemple, et qu’on réalise l’importance et le besoin de tels dons. Je souhaite inciter à suivre mon exemple. »

Investir dans de nouvelles méthodes d’apprentissage

M. Chiara explique également s’être engagé à récolter davantage de fonds pour soutenir la construction du nouveau pavillon des apprentissages innovants, un nouvel espace multidisciplinaire, durable et technologique à l’université. Le projet vise à intégrer davantage le travail interdisciplinaire, l’usage de technologies numériques et de pédagogies innovantes dans l’enseignement. Les étudiants de toutes les facultés pourront tirer profit de ce nouveau pavillon.

« On se demande comment va travailler l’avocat, le psychothérapeute, l’enseignant de demain, en intégrant encore plus les technologies dans l’enseignement, explique Pierre Cossette, recteur de l’Université de Sherbrooke. On veut que nos étudiants apprennent dans un contexte par simulation virtuelle, avec des entrevues de clientèle, des simulations d’entrevue, des débats. On a besoin de nouveaux espaces qui sont conçus différemment ; on peut difficilement faire ce genre d’apprentissage dans un local classique de classe. »

« Il s’agira d’un pavillon qui sera à la fois ouvert et vert, avec une pédagogie qui continuera d’évoluer à grande échelle, poursuit le recteur. On pense qu’on aurait 10 000 étudiants par année qui pourraient profiter de cet espace. C’est un exemple d’infrastructure qui permettra d’aller beaucoup plus loin dans la formation des professionnels de demain dans une variété de domaines. »

« Je comprends que ce sera un pavillon qui aura un usage multifonctionnel, un enseignement de nouvelle génération où les gens vont vouloir connecter et être dans le milieu réel de ce qu’ils vont faire. Il y a tout un côté pratique », apprécie M. Chiara, affirmant que c’est entre autres ce qui l’a attiré à s’engager dans ce projet de grande ampleur.

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

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