Mobilisation «sans précédent» pour sauver la Villa Sainte-Marcelline

La Villa Sainte-Marcelline, une école privée francophone montréalaise
Photo: Nives Bazergui La Villa Sainte-Marcelline, une école privée francophone montréalaise

La congrégation des Soeurs de Sainte-Marcelline ne compte pas renouveler le bail de la Villa Sainte-Marcelline, une école privée francophone montréalaise qui accueille des centaines de filles de la maternelle à la 5e secondaire. La nouvelle, que l’école n’a pas vue venir, a créé une onde de choc chez les parents, les élèves et les enseignants, et la communauté se mobilise pour trouver des solutions.

« La situation structurelle et financière de la Villa est telle que la Congrégation fait face à l’obligation morale de prendre une décision douloureuse, mais nécessaire pour la sécurité des étudiantes et du personnel », peut-on lire dans une communication datée du 6 octobre et signée par soeur Marielle Dion, présidente du conseil d’administration de l’école, que Le Devoir a consultée.

Les Soeurs sont « dans l’impossibilité » de renouveler le bail, invoquant la condition vieillissante des bâtiments. À la suite d’une évaluation faite par des firmes d’ingénieurs et d’architectes, le constat est qu’« environ 12 à 16 millions de dollars doivent être investis pour assurer la conformité et la modernité des bâtiments ». Et cela, dans un contexte de « déclin de la vocation religieuse » et d’« importants défis financiers », ce qui rend plus difficile pour la congrégation d’entretenir ses bâtiments.

Depuis, la communauté « travaille d’arrache-pied » pour trouver des solutions et éviter la fermeture, dans un « effort de mobilisation sans précédent », raconte Isabelle Roy, ancienne diplomate, présidente de l’Association des anciennes de la Villa Sainte-Marcelline et membre du conseil d’administration. « Comme tout le monde, nous avons appris la nouvelle avec un grand choc. Nous n’avons été ni informées ni consultées, lance-t-elle. Il existe des options, et toutes les avenues n’ont pas été explorées. Nous avons espoir d’établir un véritable dialogue avec la Congrégation. »

Sept administrateurs du conseil, dont Isabelle Roy, ont rédigé une lettre indiquant leur intention de ne pas voter pour la fermeture de l’école. On indique vouloir trouver « une façon de maintenir cette école unique en vie, même si cela implique une relocalisation ou un partenariat avec une autre école ».

Dans un communiqué diffusé samedi, la direction générale précise qu’une rencontre du conseil d’administration est prévue jeudi et qu’on y discutera des « questions relatives à l’avenir de [l’établissement] et prendr[a] les décisions appropriées ».

« La direction générale de la Villa Sainte-Marcelline entend appuyer les initiatives de toutes les parties prenantes » qui favorisent « la pérennité » de l’école, écrit-on. La direction ne souhaite pas accorder d’entrevue avant la réunion du conseil.

Dans une section questions et réponses destinée aux parents, l’établissement indique avoir été pris par surprise par l’annonce de la congrégation, faite le 5 octobre en soirée aux membres du conseil d’administration.

On ajoute que l’avocat des Soeurs de Sainte-Marcelline somme l’organisation scolaire de quitter les lieux d’ici le 1er juillet 2023.

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