Sensibiliser aux enjeux de société

Miriane Demers-Lemay
Collaboration spéciale
« Il y a des enjeux de conciliation à toutes les tranches d’âge, pour l’emploi-études, la famille, les proches aidants, des employés en fin de carrière. L’un des facteurs
qui les incitent à rester, c’est de pouvoir faire du télétravail », révèle Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l’École des sciences de l’administration à l'Université TÉLUQ.
Photo: Pierre Manning ShootStudio « Il y a des enjeux de conciliation à toutes les tranches d’âge, pour l’emploi-études, la famille, les proches aidants, des employés en fin de carrière. L’un des facteurs
qui les incitent à rester, c’est de pouvoir faire du télétravail », révèle Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l’École des sciences de l’administration à l'Université TÉLUQ.

Ce texte fait partie du cahier spécial Université TÉLUQ

L’organisation du travail, la conciliation entre la vie personnelle et la vie professionnelle, la gestion financière… autant de thèmes d’actualité au sein desquels l’Université TÉLUQ s’illustre, en enseignement comme en recherche.

« En raison de la pénurie de main-d’oeuvre, le télétravail et la conciliation travail-famille ressortent comme des facteurs d’attraction et de rétention majeurs [pour les employeurs], observe Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l’École des sciences de l’administration et titulaire de la Chaire de recherche sur les enjeux socio-organisationnels de l’économie du savoir. Il y a des enjeux de conciliation à toutes les tranches d’âge, pour l’emploi-études, la famille, les proches aidants, des employés en fin de carrière. L’un des facteurs qui les incitent à rester, c’est de pouvoir faire du télétravail. »

Pionnière dans la conciliation études, travail et famille, l’Université TÉLUQ continue d’être une figure de proue dans le domaine dans la province, tant au niveau de l’enseignement que de la recherche. « Il y a des décennies, on utilisait des livres et des cassettes pour apprendre alors que des cours de la TÉLUQ étaient diffusés à la télévision sur des chaînes comme le Canal Savoir, rappelle Mme Tremblay. La pandémie a mis de l’avant ce modèle [à distance] ; beaucoup d’étudiants nous ont découverts. Ils veulent faire davantage de cours à distance et en ligne. Du côté des universités, il y a des collègues et des universités qui ont confirmé l’intérêt de cette formule. »

L’Université TÉLUQ offre aussi plusieurs cours et programmes en gestion des ressources humaines afin de former de nouvelles générations de professionnels plus sensibles à ces réalités. « En faisant réfléchir les étudiants, ça leur permet d’être de meilleurs conseillers et professionnels, plus empathiques », renchérit Amélie Bernier, professeure à l’École des sciences de l’administration et chercheuse associée au Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO).

« On connaît beaucoup l’Université TÉLUQ pour ses programmes de premier cycle en ressources humaines [RH], on a plusieurs programmes en RH, incluant des attestations d’études et des baccalauréats avec concentration RH, continue Mme Bernier. On bonifie notre offre chaque année pour être toujours près de la réalité », poursuit-elle, en donnant comme exemples les nouveaux cours en gestion des RH en contexte de projet, gestion des RH contemporaine, les compétences numériques en gestion des RH, ou encore des cours sur le sens du travail. 

Enfin, les chercheurs de la TÉLUQ sont très présents dans l’avancement des connaissances en lien avec le monde du travail, en s’intéressant à des aspects divers comme le droit, la santé et la sécurité, le harcèlement, les politiques ou l’organisation. « On s’intéresse à la rétention de nos travailleurs, explique Mme Bernier. Ça passe, entre autres, par la prévention et le bien-être, l’organisation du travail, un environnement de travail inclusif. »

Enseigner les paradis fiscaux

 

L’Université TÉLUQ s’illustre également en économie, par son intérêt pour la finance offshore. Les paradis fiscaux sont souvent dans l’angle mort de la société, observe le professeur à l’École des sciences de l’administration Franck Jovanovic. « Les gens ne comprennent pas très bien ce qui se passe [à propos des paradis fiscaux] et ça pose un problème », croit Franck Jovanovic, sur l’importance d’éduquer le plus grand nombre sur la question, qui a un impact sur le système économique en entier. Les connaissances sur la finance offshore sont aussi utiles pour les chefs d’entreprise, qui viennent souvent le consulter pour s’assurer de ne pas franchir de « ligne rouge » légale par mégarde, révèle le spécialiste.

Pourtant, les paradis fiscaux sont pratiquement absents des cursus universitaires dans la province, observe M. Jovanovic, qui explique que l’enjeu peut être difficile à aborder en raison de ses nombreuses facettes et de ses terminologies qui changent d’un continent à l’autre. À l’Université TÉLUQ, Franck Jovanovic donne deux cours sur les aspects légaux et illégaux des paradis fiscaux. « Elle est un laboratoire génial qui apporte cette souplesse, je n’aurais pas pu entrer dans un cursus standard », exprime le spécialiste. Ce dernier apprécie la liberté dont il bénéficie dans l’établissement pour façonner le contenu de ses cours et y intégrer des méthodes d’apprentissage, comme le jeu ou des animations audiovisuelles.

« On peut avancer à son rythme. Ça veut dire qu’un étudiant intéressé à ces questions précises peut avancer tout ça en deux semaines. C’est un accélérateur dans la façon d’aller chercher de l’information », soutient-il.


Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part. 

À voir en vidéo