Donner pour favoriser l’apprentissage des élèves 

Mélanie Gagné
Collaboration spéciale
Des systèmes Lü embellissent maintenant le quotidien des élèves de plus de 1200 écoles situées dans plus de 35 pays.
Mathieu Richard Des systèmes Lü embellissent maintenant le quotidien des élèves de plus de 1200 écoles situées dans plus de 35 pays.

Ce texte fait partie du cahier spécial École publique

Fidèle à son objectif de donner aux enfants l’envie d’aller à l’école et d’apprendre différemment, l’entreprise Lü Aire de jeu interactive souligne sa croissance en offrant un système Lü aux élèves de deux écoles primaires du Québec.

La rentrée scolaire s’est vécue dans la joie et avec fébrilité pour le personnel ainsi que les élèves des écoles Alphonse-Desjardins de Repentigny et Centrale de La Tuque. Les deux établissements scolaires ont eu la chance de recevoir gratuitement un système d’apprentissage immersif Lü ÜNO, d’une valeur de 30 000 $, de l’entreprise de Québec qui les conçoit. L’inauguration des systèmes dans ces écoles a eu lieu à la mi-septembre, devant plusieurs paires d’yeux remplis d’étoiles. « C’est le début d’une aventure philanthropique », affirme Vincent Routhier, président-directeur général et fondateur de cette entreprise de technologie pédagogique qui a vu le jour en 2017.

Un système Lü, c’est quoi ?

Votre enfant le sait peut-être mieux que vous… Il s’agit d’une infrastructure audiovisuelle complète qui peut s’adapter à différents espaces. Souvent, elle est installée dans les gymnases. Elle comprend un projecteur, une caméra de détection de mouvement ainsi qu’un module d’éclairage et de son pour créer des espaces immersifs enchanteurs où les enfants apprennent en bougeant et en s’amusant. Lü Aire de jeu interactive conçoit la console de même que les applications pédagogiques.

« Les expériences immersives que nous proposons sont basées sur le développement global des enfants. On tient compte du développement physique, moteur, affectif, social et cognitif. Nous avons conçu jusqu’à maintenant 45 applications. Ça permet aux enseignants de diversifier les modes d’apprentissage », explique M. Routhier. Le p.-d.g. ajoute que si les outils technologiques isolent parfois leurs utilisateurs, ce n’est pas le cas du système Lü : il a été imaginé de sorte à favoriser le « jouer ensemble », la collaboration.

Des systèmes Lü embellissent maintenant le quotidien des élèves de plus de 1 200 écoles situées dans plus de 35 pays. L’entreprise, en constante expansion, compte actuellement une cinquantaine d’employés.

Un effet positif dans la vie des gens

 

« Le profit avant tout, ce n’est pas notre philosophie. C’est important de s’engager, de redonner. On veut avoir un impact positif dans la société », confie M. Routhier. Ainsi, lorsque Lü Aire de jeu interactive a conçu son 1000e système, l’entreprise a lancé un appel de projets afin de trouver une école québécoise qui pourrait profiter du don d’une infrastructure Lü. De nombreuses écoles ont participé, exposant chacune les raisons pour lesquelles elles souhaitaient recevoir ce cadeau. Les écoles Alphonse-Desjardins et Centrale ont séduit le jury. « Ces personnes nous ont beaucoup touchés », fait valoir Vincent Routhier.

« Nous étions emballés ! » lance Marie-Hélène Pedneault, directrice adjointe de l’école Centrale de La Tuque, lorsqu’elle parle de la réaction de l’équipe-école et des élèves à la suite de l’annonce du don pour leur établissement. « Notre école est cotée défavorisée 10. Les plus grandes villes sont à deux ou trois heures de route de notre école. On ne peut presque pas faire de sorties avec les élèves parce que ça coûte trop cher en transport. Le système Lü va nous permettre de faire beaucoup de belles choses à l’école. » L’école Centrale a en tête un projet entrepreneurial pour les jeunes de sixième année : ils animeront des activités Lü avec des personnes âgées de la communauté. Des applications seront également créées pour les élèves autochtones qui fréquentent l’école. Des partenariats avec la ville, des écoles voisines et des organismes sont aussi en cours de création. « Il n’y a pas de limites ! » soutient Mme Pedneault.

Marie-Eve Laurier, enseignante à l’école Alphonse-Desjardins de Repentigny, a aussi vu passer l’appel de projets : « C’est pour nous autres ! s’est-elle dit. Notre école est petite, on a peu d’élèves, on n’a pas de service de garde, alors on récolte souvent des miettes. On a peu de moyens. » L’école Alphonse-Desjardins, spécialisée dans les troubles neurodéveloppementaux, soutient les jeunes qui sont en rupture de fonctionnement. « Notre école n’est pas toujours bien vue… Mais là, pour une fois, nous sommes vus positivement pour quelque chose. Nous sommes la seule école de notre centre de services à avoir un système Lü. Nos élèves sont fiers ! » M. Mallette, enseignant en éducation physique dans cette école, observe déjà que le système Lü motive les élèves et favorise leur estime de soi.

L’entreprise de Québec rêve que 10 % des enfants du monde aient accès à un système Lü, un jour ou l’autre, dans son parcours scolaire. Elle travaille à rendre ses produits plus accessibles.

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part. 

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